HCN diffuse TV5Monde et France24 à Seocho

2016 August 22
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by Corée Affaires

L’équipe de Panda Media est heureuse d’annoncer la diffusion de deux chaines françaises, TV5Monde Pacifique et France24 en Corée du Sud, sur le bouquet numérique HCN (Hyundai Cable Network), qui a plus de 1,3 millions d’abonnés.

Les deux chaines seront disponibles depuis le 19 juillet, dans tout le district de Seocho, et donc dans le quartier français de Sorae, où se trouve notamment le lycée français.

TV5Monde est la chaîne francophone culturelle mondiale. Sa branche Pacifique diffuse les programmes en français, avec du sous-titrage en coréen pour la plupart des fictions et des documentaires. Elle sera disponible sur la chaine 450.

France24, chaine d’informations du groupe France Médias Monde, couvre l’actualité internationale 24h/24 et proposera ses programmes sur la chaine 446, en anglais.

Renseignements et abonnements :

– Appeler le 1877-8000 ou email lds1536@hyundaihmall.com (en anglais et coréen), et laisser son nom et son téléphone.

– Sur le site www.hcn.co.kr (en coréen). Détails en fichier joint avec photos (en français).

TV5 Monde : http://pandamedia.eu/fr/2010/10/12/tv5monde-2/
France 24 : http://pandamedia.eu/fr/2011/10/14/france24/

Dans tous les cas, un employé qui parle anglais rappellera pour s’occuper de l’abonnement.

Ce partenariat avec HCN est une nouvelle étape dans les relations audiovisuelles entre Corée et France, dans le cadre de la dynamique positive des échanges culturels de ces deux pays. Ce lancement, au cœur de cette “Année France-Corée” célébrant 130 ans de relations diplomatiques, est très prometteur pour les années à venir.

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La FKCCI célèbre ses 30 ans !

2016 August 19
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by Corée Affaires

FKCCI 30 ans

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Gastronomie française à Séoul : Le Comptoir

2016 August 16
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by Corée Affaires

Par Oriane Lemaire

*Article publié en mars 2016

« Le goût authentique avant tout ! », c’est le mot d’ordre du Chef du Comptoir, Seomoon Young Uk, qui a pour ambition de transformer son restaurant en véritable plateforme d’échanges entre la France et la Corée ! Au cœur de Cheongdam à Gangnam, il explique à Corée Affaires son métier de chef et sa passion de transmettre l’art de vivre à la française.

Le Comptoir cuisine Seoul

Q. Expliquez-moi votre parcours et l’histoire du Comptoir. Quelles sont les qualités requises pour réussir dans le métier ?

R. L’histoire du Comptoir remonte à 2002, lorsque je suis parti en France pour y apprendre la cuisine. J’y ai travaillé pendant 11 ans, parcourant tous types de restaurants, du petit bistrot au restaurant trois étoiles et de l’établissement traditionnel au restaurant fusion ! C’est grâce à toutes ces expériences que je me suis forgé mon style et ai décidé d’ouvrir mon propre restaurant en Corée. S’il y avait deux mots pour présenter le Comptoir, je dirais : « tradition et qualité ». Mon mot d’ordre est « le goût authentique avant tout ! » C’est pour cela qu’une des qualités que je chérie le plus en tant que Chef est le respect du produit. Peu d’artifices : je le mets au centre.

Chef du Comptoir, Seomoon Young Uk

Chef du Comptoir, Seomoon Young Uk

Q. Face à la concurrence d’autres restaurants de cuisine internationale, comment séduire les clients coréens peu familiers de la cuisine française ?

R. En Corée, peu de chefs ont étudié la langue et la culture françaises en profondeur et beaucoup proposent une cuisine fusion, en servant par exemple de la brioche en accompagnement au lieu de la baguette ! Jouer la carte de l’authenticité peut néanmoins décourager les néophytes. Ainsi, au Comptoir, la majorité des plats sont confectionnés avec des ingrédients familiers des Coréens et le reste avec des produits plus rares et surprenants. Je varie aussi mes suggestions auprès des clients selon leur degré de curiosité. C’est une véritable démarche pédagogique !
Les Coréens ont également été trop habitués aux cuisines américaine et italienne, désormais omniprésentes. Avec la mode de la cuisine faite maison lancée sur les médias télévisés, ils essayent d’intégrer cette culture culinaire chez soi, en préparant des plats faciles. La cuisine française, en revanche, demande plus d’efforts ; elle est le fruit d’un long apprentissage. Je pense que j’ai ouvert mon restaurant au bon moment car les Coréens ont désormais un réel attrait pour la cuisine française.

Q. Quels terroirs français vous inspirent le plus ?

R. Je mets toujours l’accent sur le caractère régional des plats de mon menu. J’ai deux régions de prédilection : la région lyonnaise et le Pays basque. J’ai habité 3 ans et demi à Lyon pour étudier à l’institut Paul Bocuse, où j’ai appris toutes les bases. J’y ai particulièrement apprécié ses spécialités, comme les bouchons lyonnais ou les quenelles. Quant au Pays basque, je dois cette passion à mon mentor, Franck Petagna, qui avait l’art de rendre tout ce qu’il touchait délicieux ! Il m’a appris à développer ma touche personnelle et à trouver le goût dans les détails. Ainsi, la terrine et les rillettes basques font partie des spécialités du Comptoir.

Le Comptoir cuisine Seoul restaurant francaisQ. Vous avez changé récemment de locaux d’Itaewon à Gangnam ; les deux quartiers sont très différents. Quel impact sur le restaurant ?

R. Notre ouverture à Gangnam a fortement influencé le style du Comptoir. A Itaewon, Le Comptoir constituait un espace où les clients et moi formions comme une famille. A Gangnam, comme nous nous trouvons au cœur d’un quartier qui est le moteur de la société coréenne, les clients font preuve de plus de distance et ont plus d’attentes car les meilleurs restaurants et les meilleurs services sont concentrés ici. Et ils sont prêts à mettre le prix pour cela. Ainsi, nous portons beaucoup plus d’attention aux petits détails qui font la qualité du service, et il m’arrive plus souvent de recevoir des VIP en leur préparant des plats spéciaux à la demande. J’essaye en revanche de conserver notre esprit familial et convivial. Mon objectif est de casser le stress de la vie de Gangnam, en allant souvent à la rencontre des clients pour discuter et blaguer avec eux. Le melting-pot des nationalités aide aussi à créer une atmosphère chaleureuse.

Q. L’Année de la France en Corée démarre en mars, quelles perspectives à cet égard ?

R. J’ai beaucoup de projets pour l’Année croisée. Mon ambition est de rythmer la vie de mon restaurant selon le calendrier tricolore, pour montrer ce que font les Français tout au long de l’année. Par exemple, pour la fête de la musique le 21 juin prochain, j’inviterai un groupe de musique, et pour le festival de Cannes en mai, j’organiserai un ciné-club pendant deux jours. La cuisine ne représente qu’une partie de tout ce qui fait l’identité d’un pays, ainsi je souhaite fusionner tous les pans de la culture française ! Je travaillerai aussi en collaboration avec l’ambassade en relayant ses communiqués dans mon restaurant, qui deviendra ainsi un vrai carrefour d’échange entre la Corée et la France ! Je ne suis pas ambassadeur, mais, comme je le dis toujours, je ne suis pas cuisinier, je suis chef, ce qui implique beaucoup plus que de simplement faire la cuisine !

Infos pratiques :

Le Comptoir
1F 650-13, Sinsadong, Gangnam-gu, Seoul
서울시 강남구 신사동
650-13 LS bd 1F
Tel: (02) 512-8506

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Une ville traditionnelle coréenne, de nuit

2016 August 10
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by Corée Affaires

Gyeongju night walkLes charmes des soirées d’été et automne en Corée feront partie de vos plus beaux souvenirs au Pays du matin calme. Elles vous offrent des paysages et jeux de lumières uniques, dont la ville de Jeonju compte vous faire profiter au maximum cette année. Jeonju, la plus traditionnelle des villes coréennes, est réputée pour son superbe patrimoine culturel et son village de hanok, composé d’une centaine de maisons traditionnelles. Plus de 10 millions de touristes s’y sont déjà rendus.
Les soirées du 12 aout et du 30 septembre, Jeonju a concocté un programme unique pour vous faire découvrir le village de hanok de nuit, parcourir son patrimoine historique et vous immerger dans la culture coréenne.
Des visites du village sont prévues, en parcourant les principaux sites historiques comme Gyunggijeon, Omokdae et Hyanggyo, qui symbolisent plus de 500 ans d’histoire et représentent les grandeurs de la dynastie Joseon, ainsi que l’église Jeondong, l’une des plus belles églises catholiques en Corée, construite 100 ans auparavant. Plus qu’une simple visite, le programme Jeonju Night Walk vous introduira à l’héritage culturel coréen. Performances de rue, films, attractions de nuit seront autant d’activités que vous pourrez découvrir au long de votre ballade.

Cet événement, gratuit, est issu d’un concours proposé par la Korean Cultural Heritage Administration, où chaque ville devait proposer des programmes mêlant découverte de la culture coréenne tant tangible qu’intangible, et de son patrimoine historique.

Pour en savoir plus, rendez-vous ici !

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Corée Affaires 102

2016 August 9
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by Corée Affaires

Corée Affaires 102Alors qu’elle fête ses trente ans en 2016, la Chambre ne pouvait pas manquer de dédier un numéro de Corée Affaires à cet anniversaire symbolique. Cette édition 102 sera donc l’occasion de faire le bilan de l’histoire de la FKCCI, de ses activités mais aussi, si ce n’est surtout, de revenir sur les accomplissements de sa communauté. Depuis les années 60, la Chambre et la communauté franco-coréenne n’ont cessé de grandir et de diversifier leur offre. Cette croissance et la créativité qu’elle représente témoignent de l’amitié qui lie les deux pays.

Présentation du rôle de la Chambre, de ses services d’appui aux entreprises, de ses événements et de sa communication, mais aussi retour sur les grandes aventures françaises en Corée depuis les années 60 et pronostic sur les relations franco-coréennes dans les 30 années à venir… : cette édition de Corée Affaires vous réserve encore une fois un dossier riche en interviews et en analyse et de nouvelles clés pour mieux comprendre la Corée et les relations bilatérales entre nos deux pays.

Retrouvez dès maintenant la version e-book ici !

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Recrutement : vérifier les références de ses candidats

2016 August 9
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Emploi Coree recrutement DHR Intenational Korea

Par Philippe Tirault, directeur général de DHR International Korea Limited

Par Philippe Tirault*, directeur général de DHR International Korea Limited

Dans tout processus de recrutement, la vérification des références est une étape importante dans la validation du candidat. En Corée, cela est particulièrement vrai du fait de pratiques souvent très différentes de l’Europe. La prise de références y est complexe à cause de l’existence de lois sur les informations personnelles (privacy law) et sur la diffamation (defamation law).

Voici quelques conseils pour mener à bien une prise de références en Corée :

- Ne pas se contenter des noms donnés par le candidat comme références. Il est évident que le retour que vous au¬rez sera positif et ne vous sera pas d’une grande valeur ajoutée. Le candidat ne vous donnera que des références qu’il sait être positives.

- Ne pas contacter directement l’entourage du candidat sans obtenir au préalable l’accord si possible écrit du candidat pour éviter des problèmes légaux.

- Bien être conscient que comme il n’y a pas de confidentialité en Corée, la prise de référence risque d’avoir un impact sur le candidat. Si l’information remonte à son management, cela peut avoir des conséquences sur la carrière de ce dernier en termes de promotion ou de bonus, voire même son licenciement car la loyauté vis-à-vis de l’entreprise est un concept important en Corée.

- Ne pas partager avec le candidat la liste des personnes que vous avez contactées pour la prise de références. En cas de commentaires négatifs ou de décision de ne pas recruter le candidat après la prise de référence, ce dernier peut se retourner vers la source de l’information en utilisant la loi sur la diffamation.

Le but de la prise de référence n’est pas seulement de valider l’information que vous avez collectée lors des interviews ou de vérifier l’historique de la carrière du candidat. La prise de référence vous permet aussi de mieux connaitre le candidat et en particulier son style de management et sa personnalité. La façon d’aborder une source est donc primordiale pour obtenir les informations dont vous avez besoin.

- Préparez vos questions à l’avance et prévenir la source de votre appel et de votre but.

- Ne pas inquiéter la source en particulier sur les problèmes d’éthique que vous cherchez à élucider.

- Restez nuancé vis-à-vis des avis trop positifs ou négatifs et essayez de trouver les points communs aux différentes sources que vous contactez.

- Toujours remettre les commentaires dans leur contexte. L’information, si elle est négative, va-t-elle avoir un impact sur la façon dont le candidat va opérer dans votre structure ? Si elle est trop ancienne, ne pas en tenir compte car le candidat a probablement évolué depuis. Par exemple, un candidat peut avoir eu un incident sur le plan éthique dans le passé, mais s’il est resté isolé, cela ne doit pas trop influencer votre jugement.

- Remettez bien les informations collectées dans le contexte local du management en Corée. Souvent on vous dira qu’un point faible du candidat est qu’il ne boit pas assez ou qu’il ne travaille pas assez car il quitte le bureau avant son manager…. Ces points ne seront pas nécessairement négatifs dans le contexte d’une entreprise étrangère.

En Corée les rumeurs sont nombreuses… et beaucoup d’entre elles sont sans fondement ! Toujours essayer de remonter à la source de la rumeur et rester factuel. Vous pouvez avoir des commentaires du style « Mr. X n’est pas un bon manager » ou « on ne peut pas faire confiance à Mr. X ». Posez des questions précises sur les raisons de ces commentaires : Mr. X a-t-il eu une équipe stable, est-ce que le turnover de son équipe est supérieur à celui de l’entreprise? Mr. X s’est-t-il comporté de manière déloyale avec son équipe, son management ou vis-à-vis de l’entreprise ?, etc.

Connaitre les points faibles du candidat sera extrêmement utile lors de son intégration, pour l’aider à les surmonter. Par exemple si des problèmes de management sont détectés lors de la prise de référence, il peut être utile de prévoir un coaching.

Très souvent, pour des raisons de confidentialité ou si le candidat refuse de donner son accord, la prise de référence ne peut être faite qu’après que le candidat ait accepté votre offre et qu’il ait démissionné. Vous êtes protégé par la période probatoire mais vous pouvez aussi inclure dans le contrat de travail une clause disant que celui-ci ne sera exécuté que lorsque la prise de référence aura été faite et que les résultats sont jugés satisfaisants.

* Philippe Tirault, avec plus de 25 ans d’expérience dans le secteur du recrutement de cadres, est directeur associé pour la Corée au sein de DHR International. Il a commencé sa carrière dans ce domaine en fondant sa propre entreprise de recrutement en Corée en 1987, qui s’est développée ensuite dans 7 pays du continent asiatique. Avant de faire carrière dans le recrutement, M. Tirault a travaillé en stratégie au sein du siège d’une grande banque française puis dans sa filiale coréenne. Il est diplômé de l’ESSEC, grande école en sciences économiques et commerciales et de l’ESTP, avec un diplôme en ingénierie civile.

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L’Accord de libre-échange (ALE) entre la Corée et la Chine : au service de la dynamisation des investissements dans les zones économiques franches

2016 August 5
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by Corée Affaires

*Article publié en mars 2016

La ratification par l’Assemblée Nationale coréenne de l’ALE Chine-Corée

Le 30 novembre 2015, six mois après la signature officielle du traité par la Présidente coréenne Park Geun-Hye et son homologue chinois, Xi Jinping, l’Assemblée Nationale coréenne ratifiait l’ALE Chine-Corée, entré en vigueur le 20 décembre suivant. La mise en oeuvre de l’accord permet aux deux pays de bénéficier de la réduction des droits de douane sur certains articles échangés. D’après le Ministère coréen du commerce, de l’industrie et de l’énergie (MOTIE), l’ALE abaissera les droits de douane sur les biens exportés par la Corée en Chine, dont la valeur annuelle avoisine les 8,7 milliards de dollars.

Songdo Smart City FEZ

Songdo IFEZ

L’importance de l’ALE Chine-Corée

• La Corée devenue un carrefour de libre-échange
Après la signature officielle de l’ALE avec la Chine, la Corée est devenue le seul pays parmi les 10 premiers pays en termes de commerce extérieur, à avoir conclu de tels accords avec les trois principaux pôles économiques mondiaux que sont la Chine, l’Union européenne et les Etats-Unis. A l’échelle mondiale, seul deux autres pays ont procédé de même, à savoir le Chili et le Pérou.

• La Chine pourrait-elle devenir un deuxième marché domestique pour la Corée ?
Le PIB chinois est de 10 billions 400 milliards de dollars, soit dix fois plus que celui de la Corée (avec 1 billion 400 milliards de dollars). Le pays représente à la fois un marché à forte croissance et le plus gros débouché pour les exportations coréennes. Du point de vue de la Chine, la Corée est aussi un partenaire commercial important. En effet, elle occupe la plus grande part de marché en Chine avec 9,7 %, avant le Japon (8,8 %), les Etats-Unis (8,3 %) et la Thaïlande (7,7 %). Si la signature de l’ALE contribue réellement à rendre le contexte économique plus favorable au commerce, la Chine devrait bientôt devenir un quasi-deuxième marché domestique pour la Corée.

• Les deux pays : pionniers du marché mondial
En 2014, le commerce de produits manufacturés chinois occupait 25,2 % des importations totales en Corée, tandis que, inversement, la part des produits manufacturés coréens était de 51.8 % dans les importations en Chine. L’accord signé permettrait d’assouplir la réglementation relative à l’origine des produits et de faciliter le commerce de produits manufacturés ainsi que la spécialisation des économies sur le plan international. En effet, la spécialisation des deux pays pourrait accélérer leur croissance sur le marché global.

Busan-Jinhae

Busan-Jinhae

Les bénéfices économiques apportés par l’ALE

Les entreprises chinoises devraient investir de plus en plus en Corée, pays qui leurs offre un accès stratégique aux marchés des pays développés ayant déjà conclu leur ALE avec la Corée, comme les Etats-Unis et l’Union européenne. A l’inverse, les entreprises des pays riches accroîtraient leurs investissements en Corée, afin de renforcer leur présence en Chine. De même pour les entreprises coréennes, elles devraient également accélérer leur entrée en Chine.

• Les biens de consommation : les grands gagnants de l’accord
Dans le marché des biens de consommation, la concurrence entre entreprises devrait se durcir. Les produits de beauté coréens, déjà populaires grâce à la vague de la culture populaire (Hallyu), pourraient néanmoins bénéficier le plus de l’accord : portées par la tendance des séries télévisées, films et musiques pop, les entreprises coréennes espèrent exporter de plus en plus de cosmétiques en Chine. Les droits de douane sur les produits cosmétiques de base, qui sont de 6.5 % actuellement, serait en effet supprimés dans les cinq prochaines années suivant l’entrée en vigueur de l’ALE. Dans ce contexte, les entreprises coréennes prévoient de renforcer leurs stratégies marketing vis-à vis des acheteurs chinois.

• Suppression des barrières douanières non-tarifaires
Les barrières douanières non-tarifaires, telles que la mise en quarantaine, les processus d’authentification et la réglementation sur les droits de propriété intellectuelle, seront abaissées. Avant l’entrée en vigueur de l’accord, certains producteurs coréens d’alcool rencontraient par exemple des difficultés à l’exportation en raison de la sévérité du cadre des politiques chinoises autour des boissons alcoolisées. Mais grâce à la disparition progressive des droits de douane sur l’alcool d’ici les vingt prochaines années, ils pourront à l’avenir pénétrer plus facilement le marché chinois.

Gwangyang FEZ

Gwangyang

• L’accroissement des investissements étrangers en Corée et la croissance potentielle des entreprises chinoises
A travers la technologie et les marques coréennes, les opportunités se multiplient pour les multinationales, désireuses de se développer en Chine. Par exemple, un importateur de bière bénéficierait de la proximité géographique avec la Chine s’il prévoit d’implanter ses caves dans le pôle coréen de l’agroalimentaire, se trouvant dans la ville d’Iksan, au Nord de la région Jeolla. Cette proximité facilite ainsi l’entrée de capitaux étrangers en Corée et en Chine. Par exemple, un producteur agroalimentaire chinois a récemment décidé d’investir dans les technologies coréennes dans ce secteur, afin d’augmenter sa part dans le marché domes-tique. Cette entreprise utilise de l’abricot et de la framboise venus de Corée pour la production de ses puddings et de ses gelées, ce qui engendre des flux de capitaux entre les deux pays : de la Chine vers la Corée, puis de la Corée vers la Chine.

Les huit zones franches de la Corée – plateformes pour se tourner vers les marchés chinois et mondial

La Corée a désigné les zones économiques franches comme outils d’amélioration de l’environnement d’affaires pour les investisseurs étrangers. A la différence des autres zones accueillant les investisseurs étrangers et des zones industrielles, ces aires d’implantation ont été conçues pour permettre un développement complexe couvrant plu¬sieurs secteurs incluant l’industrie, le commerce, le transport et le logement. Au nombre de huit, elles se situent à Incheon (IFEZ), Busan-Jinhae (BJFEZ), Gwangyang (GFEZ), Daegu-Nord de la région du Gyungsang (DGFEZ), Saemangeum-Gunsan, Hwanghae (YES¬FEZ), Mer de l’Est (EFEZ) et au Nord de la région du Chungcheong (CBFEZ). L’objectif fixé par le gouvernement coréen est d’attirer les investissements des entreprises étrangères désireuses de bénéficier des effets apportés par l’ALE Corée-Chine. C’est pourquoi l’équipe en charge des zones franches ne ménage pas ses efforts pour assouplir les réglementations freinant les investissements étrangers et pour faire de ces huit zones les nouvelles plateformes tournantes d’activités en Asie du Nord-Est.

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L’Année France-Corée, célébrer aujourd’hui et construire demain ensemble

2016 August 2
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by Corée Affaires

Par Laetitia Vallée

Amitie franco-coreenne Annee France Coree

*Article publié en mars 2016

Pour fêter leurs 130 ans de relations diplomatiques, la France et la Corée ont décidé de marquer le coup avec des célébrations inédites et de grande ampleur au travers de l’Année. La France devient coutumière de ce genre de programmation croisée ; elle célébrait notamment les 40 ans de relations diplomatiques avec le Vietnam en 2013-2014 et les 50 ans avec la Chine en 2014. En revanche, c’est la première fois que la Corée met en place un tel projet dans lequel elle s’est engagée avec enthousiasme, avec une programmation particulièrement riche et inédite.

Ces années ne révolutionnent certes pas les relations bilatérales, mais elles sont assurément une source de rapprochement tant au niveau politique et institutionnel qu’humain, en favorisant les échanges entre personnes. Elles sont deux années de forte exposition dont les entreprises peuvent bénéficier, au travers des événements de grande envergure et des outils de promotion comme le French Cast sur Naver.* C’est donc l’occasion pour la communauté d’affaires franco-coréenne de participer activement et renforcer ses efforts pour promouvoir son dynamisme. Ainsi que l’exprime David-Pierre Jalicon, président de la FKCCI : « J’espère que l’Année France-Corée permettra de transmettre une vision renouvelée de la France et de rapprocher nos pays pour construire ensemble le monde de demain ! »

Et cette dernière n’en est en effet que plus réussie et son message efficace si tous les acteurs s’unissent et se coordonnent pour présenter d’une seule voix la force, la diversité et la créativité de la France de 2016.

Pour plus d’informations sur le programme :
anneefrancecoree.com / Facebook : Année France Corée / Twitter : @FranceCoree / Instagram : Francecoree

Pour les actualités économiques :
www.fkcci.com/evenements/annee-france-coree

* Pour faire partie des mécènes, vous trouverez plus d’informations sur le site de l’Institut Français.

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Création de mode et passions croisées

2016 July 29
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by Corée Affaires

Par Oriane Lemaire

Près de 90 000 visiteurs en quatre mois. C’est le pari réussi des organisateurs de l’exposition Korea Now ! qui célébrait la variété et la richesse de la production design, mode et graphisme coréenne en France. Cet événement phare de l’Année France-Corée est le premier du genre à prendre une telle ampleur (plus de 150 exposants) et adopte une approche inédite de l’effervescence créative sur la péninsule, en confrontant les points de vue de différentes générations de créateurs. La mode coréenne serait-elle ainsi en train de marcher sur les pas de l’industrie audiovisuelle et de la culture pop, à la conquête du monde ?

Mode Coree © Suh Young Hee VOGUE KOREA

© Suh Young Hee VOGUE KOREA

Séoul s’affirme en effet comme le haut lieu émergent de la mode en Asie. Le marché du luxe, évalué à 11 milliards de won en 2015, se classe au 8e rang des économies analysées par Euromonitor International et enregistre la 4e croissance la plus rapide depuis 2010. « Séoul compte parmi les villes les plus mouvantes au monde, ce qui lui donne un charme unique et confère aux Coréens une grande sensibilité au changement », note Song Misun, directrice de People of Tastes, société de commerce, conseil et organisation d’événements dans la mode. Entre Milan, Paris et New York, la société observe que la mode coréenne est l’objet d’une attention mondiale grandissante : « nos diverses activités de représentation de la Corée, comme l’appui aux créateurs coréens dans les shows internationaux, se sont beaucoup développées », se félicite-t-elle.

Défilé de la collection Croisière Chanel 2015/2016 au Dongdaemun Design Plaza le 4 mai 2015 ©CHANEL

Défilé de la collection Croisière Chanel 2015/2016 au Dongdaemun Design Plaza le 4 mai 2015 © CHANEL

Et pour cause, quelques grands noms ont déjà réussi à obtenir une reconnaissance internationale depuis les années 80, dont le mythique André Kim, créateur connu pour son style opulent et explosif. Toute une nouvelle génération voit également le jour et aspire à suivre le mouvement. « L’ouverture sur les tendances mondiales, grandement facilitée par l’hyper connectivité des jeunes, constitue un facteur majeur du dynamisme de la création de mode actuelle », analyse Suh Young- Hee, styliste reconnue ayant travaillé pour le magazine Vogue Korea et directrice artistique de la section mode de Korea Now ! « La jeune génération démontre l’envie de percer dans ce monde restreint et les opportunités qui s’offrent à elle sont démultipliées par un environnement stimulant », ajoute-t-elle. En effet, la machine des conglomérats est en marche. En 2012 par exemple, Cheil Industries, le géant du textile de Samsung signait avec le créateur Juun.J, étoile montante de l’école de Séoul. Autre exemple, la Seoul Fashion Week, objet d’attention grandissante à l’international, présente des procédures de sélection plus souples pour les jeunes créateurs contrairement à la plupart de ses équivalents étrangers. Les nouveaux surdoués de la mode, ainsi fraîchement sortis des instituts de mode et design les plus prestigieux de Séoul, comme le SADI ou ESMOD Seoul, l’institution française de renommée mondiale implantée sur la péninsule depuis 1989, voient leurs opportunités se multiplier. Heill Yang, issu d’ESMOD Paris et familier de la Seoul Fashion Week est une belle illustration de ces réussites : s’étant révélé une passion pour la haute couture après sa découverte de la culture française, son style forme un véritable pont entre la France et la Corée.

Le chemin reste toutefois long à parcourir pour cette nouvelle génération : « il est très difficile pour les Coréens de percer sur la scène française saturée par ses grandes maisons de renommée mondiale, aux moyens financiers considérables. » décrit Suh Young-Hee. Et les barrières ne sont pas que structurelles ; en effet, selon la styliste, les deux pays sont marqués par des imaginaires bien distincts. « Il y a traditionnellement comme un mur émotionnel à franchir entre Paris et Séoul lié aux aléas de l’Histoire qui ont déformé l’image des Coréens à l’étranger. […] La conception de l’esthétique coréenne est difficile à appréhender pour les étrangers. Je me plais à la définir comme humble sans être pauvre, sophistiquée sans être extravagante ».

Défilé de la collection Croisière Chanel 2015/2016 au Dongdaemun Design Plaza le 4 mai 2015 © CHANEL

Défilé de la collection Croisière Chanel 2015/2016 au Dongdaemun Design Plaza le 4 mai 2015 © CHANEL

Côté français, les grands noms se bousculent sur le ring coréen. Preuve en est : la maison Chanel a fait beaucoup parler d’elle avec le défilé de sa collection « Cruise » 2015/16, où Karl Lagerfeld s’est penché sur le modèle esthétique du hanbok, tout en faisant référence à la culture pop actuelle. Hermès tenait également en décembre dernier son premier show en Corée pour présenter sa collection Printemps-Eté 2016. La planète mode de Jean Paul Gaultier, l’exposition de « l’Enfant terrible de la mode » clôturait sa tournée mondiale au Dongdaemun Design Plaza de mars à juin 2016. Quant à Dior, la marque se targue d’avoir ouvert en juin 2015 son plus grand magasin au monde dans le quartier d’Apgujeong. Le géant LVMH, qui possède Dior, Louis Vuitton et Fendi, investissait l’année précédente plus de 60 millions de dollars dans YG entertainment, le producteur coréen de PSY, Big Bang et 2NE1 !

Quant aux nouveaux venus, de jeunes créateurs français, tels que Sandra Meynier Kang, gagnent progressivement en notoriété. Arrivée en Corée en 2010 à tout juste 25 ans, la jeune créatrice a lancé en 2014 son propre label, S M K, dont les collections ne cessent de s’étendre. Comprenant la volonté des marques peu connues de s’insérer dans cette dynamique, la FKCCI et la Fédération du Prêt-à-porter féminin organisaient en mars le salon Mode in France pour proposer à 20 marques une première approche des distributeurs et professionnels du monde de la mode coréen.

Reconnaissant ainsi les atouts stratégiques que le pays offre, ces marques ont compris le rôle particulièrement essentiel que joue l’apparence, véritable marqueur d’identité, dans la société coréenne. Ces « passions esthétiques », selon la formule de Valérie Guelézeau, font de la péninsule un monde passionnant à aborder pour les acteurs de la mode.

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Coopération universitaire France-Corée : le point de vue étudiant

2016 July 26
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by Corée Affaires

Par Oriane LemaireEtudiants France Coree

Expérience de vie unique, les études à l’étranger réservent de nombreuses surprises ainsi que de réelles mises à l’épreuve favorables au développement personnel. Il n’est effectivement pas commun de trouver en France des campus tentaculaires comme en Corée, où ces véritables « villes dans la ville », accueillent plusieurs milliers d’étudiants : dortoirs, magasins, bibliothèques et salles de sport ouvertes 24/24h, le tout réuni en un seul lieu ! Le rapport aux études en Corée est ainsi très différent de celui constaté dans l’Hexagone : plus qu’un apprentissage, les études au Pays du Matin calme constituent un véritable style de vie, avec par exemple la culture du « team building »*. « La vie de campus m’a beaucoup manqué quand j’étais en France », affirme Hwang Yunjung, diplômée en sciences politiques à l’université d’Ewha et de l’école urbaine de Sciences Po. « Je ris au souvenir de la bibliothèque, où les étudiants se baladaient la nuit en claquettes en plastique et rangeaient leur nécessaire de toilette dans leur casier », s’esclaffe Hélène Tabuteau, titulaire du double diplôme entre l’ESSEC et la SNU, le programme « Glimpse ».

« Un défi personnel qui prouve ma capacité à sortir de ma zone de confort et mon envie d’aller au bout des choses » : c’est ainsi qu’Hélène perçoit son cursus. « Les recruteurs s’intéressaient particulièrement à mon expérience en Corée du Sud, justement grâce à cette aptitude à relever les défis de l’obtention d’un diplôme à l’étranger ». Devenue consultante dans le secteur de l’énergie, ce n’est toutefois pas chose facile que de mettre à profit son expérience à l’international, nuance-t-elle : « je pense que le diplôme ne fait pas tout, il faut connaître les codes et avoir les relations : c’est difficile de forger tout cela en quelques mois avec une éducation française. »

Pour Yunjung, « si, en Corée, l’éducation puise sa force dans l’apprentissage brut et la compréhension rapide et efficace, l’éducation à la française l’a aidée à développer son esprit critique et à savoir l’exprimer dans toutes les situations. » Cette complémentarité dans les approches pédagogiques se révèle être ainsi un atout valorisable professionnellement, à l’heure où la société d’information requiert d’importantes capacités de critique, de synthèse, et de prise d’initiatives rapide.

* Les Coréens ont coutume d’organiser des activités codifiées en groupes formés autour de leurs centres d’intérêt ou de leur spécialité d’études, comme les week-ends d’intégration, les compétitions sportives, les sorties culturelles ou les soirées bien arrosées !

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