Hausse du salaire minimum en Corée : quelles conséquences pour la vie économique du pays?

2019 April 10
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by Corée Affaires

Par Delphine de Castelbajac

Le miracle du Fleuve Han…

1953 marque la fin de la Guerre de Corée mais également l’effondrement de tout un pays. Le bilan humain est extrêmement lourd, Séoul est détruite à plus de 70%, et plus de 50% du potentiel industriel est ravagé ; l’économie peine à se redresser.
On peut alors parler de « miracle du Fleuve Han » lorsque l’on constate les performances économiques spectaculaires de la Corée du Sud ces cinquante dernières années. Avec 51 millions d’habitants, le pays figure aujourd’hui comme 11ème puissance économique mondiale, un véritable record de croissance et de développement économique. Ses habitants bénéficient d’un pouvoir d’achat comparable à celui des pays européens.

… Rattrapé par les réalités sociales

L’essor économique de la Corée est aujourd’hui au cœur des débats depuis la mise en place de la hausse du salaire minimum le 1er janvier 2019. En effet, c’est une première dans l’histoire du pays du matin calme : le salaire minimum sud-coréen est passé de 7 530 KRW par heure en 2018 à 8 350 KRW en 2019, soit pas moins de 10.9% de hausse en un an. Un changement important dans l’économie du pays acté seulement un an après une première hausse considérable de 16.4% en 2018.
Le gouvernement avait établi le système du salaire minimum en 1988 dont le taux de rémunération par heure a progressivement augmenté au fil des années. Aujourd’hui, le pouvoir d’achat des citoyens et l’inclusion sociale sont au cœur des préoccupations du président socialiste Moon Jae-in ; il promet d’augmenter le salaire minimum à 10 000 KRW d’ici 2020 afin de parvenir à une politique de croissance tirée par les revenus.  Une augmentation conséquente qui suscite l’inquiétude de certains quant à l’avenir de leurs affaires.

Des réactions partagées

Les avis sont mitigés, les esprits sont, dans l’ensemble, insatisfaits. Les représentants des salariés réclamaient une augmentation du salaire minimum de 43% soit 10 790 KRW par heure ; selon eux, la réforme laisse très peu d’espoir pour les travailleurs à faible revenu.  Dans le camp adverse, les dirigeants d’entreprises perçoivent cette hausse au taux à deux chiffres depuis deux ans, comme une menace pour les PME, exerçant une pression supplémentaire pour les petits commerçants incapables de payer leurs employés à ce rythme.
Les analystes redoutent également une hausse du chômage : actuellement à 4,4%, il était de 3,8% en 2018.  Nous restons bien loin des standards du Vieux  Continent où, par exemple, la France affiche un taux à 8,8%.

En Corée, les entreprises étrangères sont également soucieuses quant aux conséquences de cette décision gouvernementale sur l’avenir de leur entreprise. En effet, les résultats du Business Confidence Survey, mené en 2018 par les Chambre de Commerces et les Conseils d’Entreprises européens en Corée, montrent que cette hausse du salaire minimum est à l’origine de sérieuses préoccupations pour 70% des 129 entreprises sondées.

Une évolution nécessaire

Toutefois, la décision du gouvernement présage quelques belles retombées pour les salariés. Selon le FMI (Fonds Monétaire International), la hausse du salaire minimum permettrait d’augmenter la productivité des employés -un domaine ou la Corée n’excelle pas- ainsi que d’améliorer leur niveau de vie. D’autres espèrent de cette réforme une réduction du temps de travail effectif pour ainsi profiter de leur vie de famille. Le Ministre des Finances, M. Hong Nam-Ki a ajouté que la Corée du Sud allait renforcer sa « flexisécurité » (plus grande facilité de licenciement pour les entreprises associées à des indemnités longues et importantes pour les salariés licenciés, mais plus de facilité à trouver un emploi) et promouvoir la participation des femmes au marché du travail. Enfin, le Président Moon a annoncé le Jeudi 4 Avril 2019 l’élaboration d’un plan par le  gouvernement coréen qui espère injecter la somme de  1,9 milliard de wons dans les start-ups d’ici 2022. “Notre économie est en danger et nous faisons un choix par nécessité pour aider les gens à survivre” a-t-il déclaré.

Forte de sa main d’oeuvre abondante, bon marché et qualifiée, la Corée du Sud se situe aux premiers rangs mondiaux pour l’électronique, la construction automobile et la sidérurgie. Cependant, cette reforme va-t-elle lui permettre de maintenir cet avantage compétitif pour les exportations sur le marché asiatique?

 

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Premier Dialogue entre les CCI étrangères et le Président Moon à la Maison Bleue

2019 April 2
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Dérégulation, manque de transparence, quotas d’immigration, procédures d’appel d’offre… Autant d’enjeux auxquels font face les entreprises étrangères en Corée, qui n’ont souvent pas les moyens de les soulever auprès des décideurs. Ce dialogue de haut-niveau permet ainsi à la FKCCI de faire entendre leur voix. Des représentants de 56 entreprises étrangères et de neuf organisations professionnelles ont assisté à cette réunion tenue au Cheong Wa Dae le 28 mars 2019. Parmi les invités, le Président de la FKCCI, David-Pierre Jalicon, a représenté les intérêts économiques de la France.

C’est la première fois au cours du mandat de Moon Jae In que le Président Coréen invite les représentants des entreprises étrangères. Le médiateur des investissements étrangers, Kim Sung Jin a promis que ce dialogue deviendrait un rendez-vous annuel. Les Chambres de Commerce et d’Industrie étrangères en Corée accueillent chaleureusement ce canal de communication de haut-niveau qui leur permet de prendre connaissance des politiques du gouvernement, d’exprimer leurs préoccupations et de suggérer de nouvelles idées pour améliorer la confiance des entreprises. Malgré l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et la Corée en 2011, les problématiques d’accès au marché local restent au cœur des préoccupations des entreprises étrangères. Au cœur des thématiques abordées : la dérèglementation et les « sandboxes », la question des quotas d’immigration et la prévisibilité de l’environnement économique.

Le Président Moon a présenté sa vision concernant les ambitions de croissance de la Corée, alimentées notamment par l’innovation mais également l’inclusion sociale. Pour relancer cette croissance, il est nécessaire de revoir certaines règles, processus et règlementations qui peuvent être contraignants en Corée du Sud. A ce sujet, le Président Moon a insisté sur le concept de « flexisecurité », originaire du Danemark, qui combine la flexibilité du marché du travail dans une économie dynamique et la sécurité des employés. Il a également suggéré des solutions qui permettraient de simplifier le cadre règlementaire et d’améliorer la prévisibilité des règlementations.

Pour conclure, le Président Moon a promis un soutien accru aux entreprises étrangères. « L’économie sud-coréenne s’est développée à l’aide des entreprises étrangères et continuera ainsi à l’avenir. Notre succès constituera un soutien précieux pour le développement économique de la Corée du Sud et ce dernier offrira de nombreuses opportunités professionnelles à vous tous ! » a-t-il déclaré.

Sur ces paroles encourageantes, les Présidents des Chambres de Commerces et d’Industries, dont David-Pierre Jalicon, ont indiqué qu’ils joueraient un rôle majeur dans l’expansion des investissements étrangers en Corée et dans l’amélioration de l’environnement économique au bénéfice mutuel des entreprises européennes et coréennes. Le contexte est favorable entre le France et la Corée, suite à la visite du Président Moon en Octobre 2018 en France et d’une éventuelle visite retour à venir du Président Macron en Corée du Sud. La balance commerciale des deux pays continue de croître pour la 4eme année consécutive. La présence de la France en Corée est significative et diversifiée avec 200 entreprises représentant 24 700 emplois pour un total de 4,2 milliards d’euros d’investissements directs dans le pays.

 

 

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Des vins alsaciens au Pays du Matin calme : entretien avec le fondateur du domaine Klingenfus

2019 March 27
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Une internationalisation commencée en Europe… qui a rapidement dépassé le Vieux Continent

Dirigeant cette jeune entreprise familiale depuis les années 80, c’est par le jeu des relations amicales que Robert Klingenfus s’est lancé à l’export. « On a démarré en Allemagne, vers Hanovre et Hambourg. Ensuite, ce fut le Danemark, la Belgique et les Pays-Bas. On est partis avec ma sœur, un ami et une stagiaire (rires) » explique-t-il avec un brin de nostalgie. Le domaine a rapidement pris ses marques avec plus de 50 000 bouteilles vendues au Danemark soit 40% de la production aux années les plus prolifiques. « On avait essuyé quelques crises en France avec le choc pétrolier qui m’ont marqué et poussé à développer mes ventes ailleurs. Cerise sur le gâteau : j’adorais voyager ! »

C’est donc avec entrain et fort de son expérience européenne que Robert Klingenfus s’attaque au Nouveau Continent. « J’ai atterri à Cleaveland parce que j’avais un ami là-bas, Franck Kakou, le frère d’Elie Kakou, l’humoriste connu. […] Il y avait peu de vins européens là-bas, et encore moins alsaciens » décrit-il. La première année, le domaine a vendu pas moins de 10 000 bouteilles et en exporte désormais plus de 60 000 outre-Atlantique. Après les Etats-Unis, place à l’Asie qui a mis au défis notre viticulteur. « C’était difficile ; les marchés japonais et coréens sont très particuliers » explique-t-il. A force de persévérance et avec l’aide des chambres de commerce, Robert Klingenfus a fini par percer sur ces marchés.

M. Klingenfus accompagné de l'équipe appui aux entreprises de la FKCCI

M. Klingenfus accompagné de l’équipe appui aux entreprises de la FKCCI

 

« Si tu veux vendre un produit, il faut qu’il soit exceptionnel »

Cette phrase prononcée par un de ses importateurs ne l’a plus quitté. « Il m’a fallu du temps pour traduire cela dans une production » explique-t-il. Le domaine s’est ainsi tourné vers la valorisation des noms de marque. « La marque, c’est important, c’est un repère pour le consommateur. A l’époque, on avait mis en avant une cuvée Bugatti, la cuvée du grand-père, pour se forger une réputation ». La réputation : mot-clef pour les consommateurs japonais et coréen sur ces marchés du vin relativement jeunes marqués par quelques grands noms et un effet « imitation » du comportement des consommateurs. « Ce qui m’a le plus surpris en Corée comme au Japon, c’est le style de vie marqué par l’importance des groupes sociaux : les gens ne s’autorisent pas à acheter certains produits s’ils ne correspondent pas plusieurs critères sociaux comme leur statut hiérarchique, leur genre ou encore leur âge ». Robert Klingenfus regrette notamment une consommation de vin blanc dominée par la gente féminine jouissant d’un niveau de vie plutôt élevé. « Nous sommes encore sur un marché de niche surtout pour les vins alsaciens, mais les choses évoluent rapidement : les consommateurs sont de plus en plus jeunes. Ils s’orientent vers des vins moins connus et commencent à changer leurs habitudes de vie. S’ils accompagnent leurs diners de bières ou d’alcools coréens, dans quelques années ils adopteront le vin. C’est un produit plaisant aromatique et fin qui s’allie bien avec la cuisine coréenne ». En effet, le vin se démocratise en Corée. Réputé pour ses bienfaits dans un pays particulièrement soucieux d’associer bonne chère et bonne santé, la consommation de vin a augmenté sur ce marché encore peu matûre.  Les consommateurs coréens de vins importés représentent aujourd’hui 40 % de la population adulte, avec 2L consommés par an (contre 3L au Japon et 5L en Chine).

« Aujourd’hui, avoir une berline Hyundai de luxe n’est plus le principal marqueur social : il faut montrer que l’on sait manger en associant un plat avec un vin, que l’on puisse discuter du vin autour de la table, de son goût, son histoire, … Les coréens sont sensibles à cet art-de-vivre » affirme M. Klingenfus

Autre argument qui pourra jouer en faveur du producteur alsacien : son domaine a adopté une philosophie proche de la permaculture, signifiant que l’équilibre de l’écosystème est à la base de la production et que la vigne n’en est qu’une partie. « Notre travail est empirique : on est passés de conventionnels à raisonnés, à biodynamiques à la quasi permaculture. A l’heure actuelle, les coréens ne semblent pas particulièrement sensibles à la permaculture, mais ils sont interpellés ! ». Bénéficiant de la certification HVE (Haute Valeur Environnementale) mise en place par le Grenelle de l’Environnement, le domaine peut faire valoir ce certificat en Corée depuis la libéralisation des échanges commerciaux entre l’Europe et la Corée, notamment avec l’accord de libre-échange de 2008.

Vignes

« La FKCCI est un informateur stratégique »

« Dans ce pays qui s’ouvre et qui fonce, la chambre de commerce franco-coréenne m’a été d’une aide précieuse pour comprendre les évolutions rapides du marché et en saisir les opportunités » décrit M. Klingenfus. Présente dès les débuts de son aventure coréenne, la FKCCI lui a servi de base d’appui depuis presque 10 ans en lui proposant des services d’accompagnement, depuis l’étude de marché jusqu’à la rencontre d’importateurs. « La chambre nous a aidés à comprendre comment la consommation et la distribution de vin fonctionnent localement. Si l’on a raté quelques affaires par le passé, aujourd’hui, depuis 2 ans, il y a un frémissement et nos statistiques sont bonnes avec plus 20% de ventes l’année dernière »

Sa stratégie ? « Les vins blancs, ce sont des vins que l’on achète par coup de cœur. Mon but est de déclencher ce coup de cœur ». Ainsi avec l’aide de son importateur et de la FKCCI, le viticulteur se tourne de plus en plus vers les dégustations. Ces dégustations étaient au centre de sa dernière mission en Corée en février et il compte développer la formule à l’avenir autour d’un repas coréen. « On peut trouver des ressemblances entre cuisine alsacienne et cuisine coréenne : les viandes marinées, le choux fermenté, les herbes aromatiques,…. Et le poisson cru, c’est le Riesling ! (rires) »

Enfin le domaine Klingenfus s’appuie sur le réseau de la chambre pour faire connaître ses vins : en 2016 il a sponsorisé le grand gala annuel avec plus de 400 bouteilles. « C’était un excellent moyen de faire découvrir mes produits. Le vin fera toujours partie d’une discussion, ne serait-ce que pour meubler les blancs, on parle de ce qu’on a mangé et ce qu’on a bu ! (rires) Suite au gala, nous avons eu plusieurs commandes »

Entre kimchi et choucroute, il n’y a qu’un pas, alors trinquons aux futurs succès des vins alsaciens au Pays du Matin calme !

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Un festival gourmand pour célébrer la cuisine française aux quatre coins du monde !

2019 March 20
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Goût de / Good France revient le 21 mars 2019 ! Ce ne sont pas moins de 5000 chefs depuis 5 ans sur 5 continents qui s’activent au fourneau pour cette manifestation unique en son genre. Cette année, ce plus grand dîner du monde célèbre une gastronomie française respectueuse de l’environnement et mettra à l’honneur la cuisine provençale.

Good France / Goût de France Corée

Tout le monde peut participer, que ce soit au fourneau ou devant son assiette. Les restaurateurs avaient jusqu’au 18 mars 2019 pour inscrire leur événement et envoyer leurs idées de menus au comité de sélection pour faire partie de l’aventure.

Suite au succès des éditions précédentes, en 2019, le programme s’enrichit et s’allonge durant 4 jours. Au menu : un dîner le même jour dans le monde entier, un Grand Banquet provençal et des Expériences Gourmandes à Paris pour découvrir les lieux incontournables de la capitale, les Dîners Complices du Collège Culinaire de France, ateliers, colloque à l’UNESCO sur l’alimentation responsable, … De quoi faire saliver même les moins gourmands d’entre nous !

En Corée, deux Chefs, Mme Fanny Rey et M. Guillaume Sourrieu, viendront spécialement de Provence pour préparer avec M.Laurent Dallet, Chef de la Résidence, un dîner provençal à l’Ambassade de France. Outre le dîner à la Résidence de France, 31 restaurants participeront à ce festival gourmand. La FKCCI s’implique également dans la promotion de cette manifestation notamment grâce aux actions de son Comité Agroalimentaire et son Club Gourmet. Retrouvez la liste des restaurants ici !

Le repas gastronomique à la française inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO

Goût de/Good France, c’est la réédition lumineuse des fameux Dîners d’Epicure du chef Auguste Escoffier datant de 1912. Ces dîners proposaient le même menu, le même jour dans plusieurs villes du monde, un véritable trait d’union entre chefs partageant la même passion. Ce repas se met donc au goût du jour au XXI siècle avec un jeu de mots astucieux et accrocheur.
Reconnu au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par les Nations Unies en 2010, c’est une opération judicieuse pour faire valoir le ‘repas gastronomique des français’.

Un événement placé sous le signe du développement durable

Dans le prolongement de la COP 21 et des Etats Généraux de l’Alimentation, les organisateurs ont mis un point d’honneur à agir en faveur de l’environnement. Ainsi, Goût de / Good France soutient la fondation « No More Plastic », qui œuvre pour la protection des océans et la réduction du plastique.
Un colloque autour de l’alimentation responsable sera également organisé par 6 ministères à Paris le 23 mars. Dans un monde où la consommation de viande n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui (En 2017, 323 millions de tonnes ont été produites selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture selon la FAO ) et représente 14,5% des émissions totales de gaz à effet de serre, il est devenu indispensable de repenser nos modes de consommation. En Corée, la viande est consommée à raison 78 kg/personne en 2017…. Mais la tendance du repas végétarien et du produit localement se répand de plus en plus et les sites d’e-commerce « responsables » et soucieux de la santé tels que iherb se développent. La gastronomie française en Corée a ainsi tout intérêt à enfiler son manteau vert.

Célébrer les terroirs, un concept « bien français »

Goût de/Good France, c’est aussi l’occasion de célébrer les terroirs français. Cette année, la Provence est à l’honneur et fera découvrir ses saveurs chaudes et colorées au monde entier. Encore méconnue au Pays du Matin calme, la cuisine provençale bénificiera de ce précieux coup de projecteur pour dévoiler toute sa richesse
Pour la première fois, le Département des Bouches-du-Rhône et Provence Tourisme lancent MPG2019, année de la gastronomie en Provence sous le parrainage de Gérald Passedat. MPG2019 sera un voyage culinaire marquée par des rencontres de chefs, des marchés gourmands, des pique-niques, des potagers urbains.
Alors amis gastronomes, à vos fourchettes !

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De nouvelles perspectives pour la coopération entre la France et Jeju

2019 March 15
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by Corée Affaires

Par Delphine de Castelbajac et Oriane Lemaire

Le 14 Mars 2019, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Jeju, la FKCCI et l’Ambassade de France en Corée ont signé un Protocole d’Entente.

“Les cinq dernières années, l’île a accueilli plus de 11 000 nouveaux habitants en moyenne par an venus profiter de son dynamisme économique et sa douceur de vivre !” s’exclame David-Pierre Jalicon, Président de la FKCCI. Jeju, c’est aussi un pôle touristique accueillant 15 millions de visiteurs par an, la ligne aérienne reliée à Séoul la plus fréquentée au monde et le premier site classé au patrimoine naturel de l’UNESCO de Corée. L’île a vu  son économie se développer rapidement et se hisse à la pointe des efforts coréens en termes de croissance verte. Poussée par son jeune gouverneur Won Hee-ryong, l’île a accueilli le premier démonstrateur à grande échelle de réseau électrique intelligent de 2009 à 2013 et concentre le plus de véhicules électriques et d’installations d’énergies vertes de tout le pays.

Dans ce cadre, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Jeju, la FKCCI et l’Ambassade de France en Corée sont désireuses, sur la base d’une confiance mutuelle, de coopérer activement à attirer les investissements français dans la région de Jeju et à renforcer l’amitié et les échanges dans les domaines économique, culturel et touristique entre la Province de Jeju et les collectivités territoriales françaises.

Pour ce faire, la FKCCI coopérera activement avec la CCI de Jeju pour attirer des entreprises et des investissements français et pour aider les entreprises de la région de Jeju à s’implanter et à exporter en France. La CCI de Jeju fournira à la FKCCI tout le soutien matériel nécessaire dans le cadre de cette promotion.

En retour, l’Ambassade de France en Corée et la FKCCI fourniront à la CCI de Jeju les informations et le soutien administratif précieux à l’organisation de missions officielles en France.

A cette occasion, Monsieur David-Pierre Jalicon, Président de la FKCCI, a livré son affection pour l’ile de Jeju et félicité son essor fulgurant : « J’ai vu l’ile se transformer et devenir un véritable pôle d’attractivité locale. Jeju concentrant le plus grand nombre de musées au kilomètre carré, je suis heureux que la France y participe activement par l’ouverture d’un bureau Bluebell pour accompagner le développement du Duty Free, du musée d’Art Digital de T Money en partenariat avec la Fondation Culture Espace, ainsi que du Musée Peugeot. Je voudrais citer le partenariat de RSM au cœur de la Smart Grid développée sur l’ile pour favoriser l’utilisation des véhicules électriques comme les taxis ou son véhicule compact Twitzy.». Il a communiqué à l’assemblée son enthousiasme pour cet accord entre les deux Chambres et l’Ambassade de France : « Je suis certain que nous pourrons initier de nombreux projets communs et renforcer l’attractivité et le développement de nos territoires respectifs, que ce soit dans le secteur du tourisme, des produits agricoles et de l’innovation.».

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Notre déjeuner spécial Economic Forecasts : une croissance économique en baisse en 2019 mais de belles perspectives d’échanges franco-coréens

2019 March 8
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Par Oriane Lemaire

C’est une institution : chaque année en mars nous laissons la parole à des experts des institutions publiques et des entreprises pour croiser leur vision de la situation macroéconomique coréenne, internationale et des opportunités pour les relations économiques franco-coréennes.

Economic Forecasts Blog Panel Discussion

Session Q&A avec l’auditoire

Cette année, nous avons accueilli plus de 60 personnes, essentiellement des décideurs de haut niveau de la communauté d’affaires franco-coréenne ainsi que des journalistes autour d’un buffet. L’ambiance est studieuse ; les visages concentrés se tournent vers les intervenants. Le chef du Service économique de l’Ambassade de France, Michel Drobniak, a introduit les perspectives économiques de la Corée en 2019. Reflétant la crainte d’une récession au niveau mondial, le bilan n’est pas particulièrement optimiste : « l’économie coréenne a progressé à un rythme plus lent que prévu en 2018 avec 2,7% de croissance contre 3,1% en 2017. Et 2019 ne sera pas plus prometteur : si la Banque de Corée est particulièrement optimiste avec 2,6% prévu en 2019, les agences internationales comme Moody’s le sont beaucoup moins en affichant 2,1% ». M. Suk Taek Oh, économiste en chef de la Société Générale remarquait que c’était la première fois que la Corée passait en dessous des Etats-Unis en termes de taux de croissance du PIB compte tenu des mesures fiscales exceptionnelles de relance prises par Donald Trump.

Pourquoi une telle tendance de baisse au dragon asiatique ?

Selon M. Drobniak, la plupart des grands secteurs porteurs de l’économie coréenne sont mis à mal. L’industrie des semiconducteurs qui représente presque un quart des exportations coréennes est sous pression d’une baisse conjoncturelle des prix des puces électroniques et de la concurrence chinoise. Le secteur de la construction souffre aussi de la baisse des transactions immobilières et de la politique de Moon de transférer des crédits de l’Etat des infrastructures vers ses politiques de sécurité sociale. Ou encore, l’industrie automobile a vu sa production baisser de 2% l’année dernière à cause d’une baisse des ventes au niveaux mondial et coréen.

Economic Forecasts Networking Event

Les fondamentaux économiques restent solides

En revanche les secteurs du tourisme et de la banque s’en sortent bien ; le tourisme connait un rebond grâce au retour des touristes chinois et aux retombées des JO de PyeongChang. Plusieurs facteurs devraient également rassurer les investisseurs en Corée : les fondamentaux de l’économie restent très stables avec une dette souveraine de seulement 40% du PIB, une bonne réserve de devises étrangères qui surpasse 400 Mds USD, une inflation sous contrôle (1,4%) et une note souveraine inchangée des grands cabinets de notation. « Au moyen et long-terme, une coopération avec la Corée du Nord pourrait aussi rapporter de la croissance grâce à l’extension du marché » affirme M. Drobniak. Enfin, la baisse de la croissance est un phénomène normal dans une économie développée qui voit son taux de natalité baisser en-dessous de 1 enfant par ménage, un record. « La Corée reste au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (2,3%) en termes de croissance » rassure M. Drobniak.

Des perspectives optimistes pour les relations économiques franco-coréennes et les opportunités d’investissements étrangers en Corée

Le directeur du Commerce Européen au sein du Ministère coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie (MOTIE), Song Ju-Ho a salué le dynamisme des échanges franco-coréens : « la France est un de nos principaux partenaires. Nos deux économies font partie du top 10 mondial et nous avons atteint plus de 9,4 mds USD de commerce bilatéral, en hausse depuis 4 ans consécutifs ! ». « Notre Ministère prévoit de nombreux bancs d’essai dans le cadre de la 4ème révolution industrielle pour les TIC et des mesures pour alléger les fardeaux des investisseurs étrangers » ajoute-t-il.

Côté investissements, ces derniers sont également en hausse : « Naver a investit de manière significative en France dans le domaine de l’intelligence artificielle » affirme M. Song. Le géant internet coréen avait notamment fait sensation avec l’annonce en 2017 du doublement du fonds d’investissement géré par Fleur Pellerin. Depuis, sa branche Naver Labs Europe a fait entre autres l’acquisition du laboratoire de recherche grenoblois Xerox. Côté français, Renault a beaucoup investi dans son usine à Busan pour y commencer la production en masse de son véhicule électrique compact Twizy. Le modèle s’est vendu à plus de 1400 exemplaires en 2018 contre seulement 250 l’année précédente. De belles perspectives à venir !

Economic Forecasts IFEZ Presentation

Présentation de la Zone Franche d’Incheon

Enfin, les investissements devraient bénéficier de la politique dynamique des zones franches. Le commissaire à la Zone Franche d’Incheon (IFEZ), M. Jinyong KIM, a présenté les avantages pour les entreprises étrangères : abattements fiscaux, infrastructures, ou encore incubateurs de start-ups, … Ils sont nombreux dans cette zone qui a vocation à devenir un « hub » des biotechnologies et autres industries high-tech. Avec presque 12 mds USD d’investissements depuis 15 ans dans cette nouvelle ville de Songdo, certains groupes français ont déjà franchi le pas, comme Veolia et plus récemment Décathlon. Affaire à suivre !

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La FKCCI annonce les lauréats des « French Business Awards 2019 »

2019 February 21
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Le secrétaire d’Etat aux affaires digitales Mounir Mahjoubi a remis en personne les trophées aux quatre entreprises membres lauréates : Thales Korea pour le produit/service de l’année, France Gourmet et Adriel.Ai pour les prix de l’entreprenariat et enfin Bolloré Logistics pour leurs actions en Responsabilité Sociale des Entreprises. Bravo aux gagnants qui auront la chance de participer au concours international des CCIFI en compétition avec plus de 40 chambre de commerce française à l’international !

Les trophées des FKCCI Business Awards 2019

Une compétition qui met à l’honneur la « French Touch » faite d’innovation, de savoir-faire et d’apport sociétal à travers le monde.

Révéler les perles cachées de la communauté d’affaires franco-coréenne : tel est le but de la FKCCI pour cette première édition des « French Business Awards 2019 ». Créativité, innovation, performance, entrepreneuriat, engagement écologique et solidaire… Ces mots-clefs partagés par toute la communauté incarnaient les valeurs portées par ces trophées. Au-delà d’une simple reconnaissance des réalisations des entreprises, ces trophées célèbrent la valeur ajoutée aussi bien économique que solidaire et environnementale née des coopérations franco-coréennes. Le jury, composé de PDG d’entreprises franco-coréennes ainsi que de représentants de médias reconnus tels que Le Point ou Arirang, s’est décidé en fonction des actions et stratégies des candidats, leur capacité à s’adapter au contexte local et leur vision future.

La FKCCI a voulu valoriser la créativité et les performances de sa communauté d’affaires à travers 3 catégories :
Produit/Service de l’année, pour les innovateurs
Entrepreneuriat, pour les jeunes structures qui n’ont pas eu peur de s’attaquer au marché coréen avec succès
Responsabilité Sociale des Entreprises, pour les entreprises engagées dans les causes sociétales et environnementales

Thales Corée s’est vu attribuer le prix du Produit/Service de l’année ! Dirigée par M. Patrick Defranoux, cette multinationale établie en Corée depuis plus de 35 ans et spécialisée dans la défense, le transport, la sécurité et l’aérospatiale a su convaincre le jury grâce à ces solutions de paiement sécurisé sur mobile. Dans un pays leader du paiement mobile (33% des transactions totales sont effectuées sur smartphone), la solution de Thalès adaptée aux Samsung Galaxy est en phase avec les problématiques locales de digitalisation et sécurisation des données. La tendance n’est pas prête de s’essoufler : la banque centrale coréenne a annoncé en 2017 une « société sans espèces » d’ici 2020.

Dans la catégorie des entrepreneurs, France Gourmet et Adriel.AI sont les heureux élus ! France Gourmet, établi depuis 2013 au Pays du matin calme a su convaincre par sa résilience dans le marché difficile de l’agroalimentaire coréen, qui plus est le domaine de la charcuterie. Dirigée par Romuald Pieters, cette jeune structure spécialisée dans la confection de produits charcutiers traditionnels a localisé sa production dans un atelier près de Séoul et a lancé depuis 2015 un service de traiteur de qualité. « Le projet France Gourmet est né de la rencontre de trois français expatriés à Séoul – un charcutier, un chef et un agronome – désireux de faire découvrir les saveurs de la gastronomie française à leur pays d’adoption. » décrit le site de l’entreprise. Bravo à eux !

Adriel.AI est le second lauréat parmi les entrepreneurs. Cette start-up innovante représentée par Sophie Eom et Olivier Duchenne est partie à la conquête du marché coréen en 2017. Proposant des solutions de marketing digital basées sur l’IA , elle a séduit par son business model innovant en phase avec les problématiques actuelles des entreprises.

Enfin, Bolloré Logistique Corée a remporté haut-la-main le prix des actions RSE ! Ce leader du transport et de la logistique internationale présent depuis 1988 en Corée a impressionné le jury par le nombre et la diversité de ses actions en faveur de l’environnement et des problématiques sociales de la Corée. Sa contribution à la campagne contre le cancer du sein ou encore en faveur des fermes urbaines à travers ses ruches « Honey Factory » ont montré que la société s’engageait concrètement et efficacement pour des combats qui comptent. Son PDG Thibault Janssens a délivré un discours inspirant en soulignant qu’il n’avait pas peur de s’attaquer aux sujets « tabou » et réaffirmant son engagement en faveur d’actions RSE futures.

e Ambassador of France in Korea, DP Jaiicon président de la FKCCI aux côtés des lauréats

Mounir Mahjoubi, L’Ambassadeur de France en Corée Fabien Penone , DP Jailicon président de la FKCCI aux côtés des lauréats

En route vers le concours international des Chambres de Commerce françaises à l’étranger!

Ces trophées ne sont qu’une première étape vers le concours international des CCIFI qui rassemble des candidats de plus de 40 CCI chaque année dans 8 catégories. L’année dernière, près de 500 participants sont venus saluer les prouesses à l’international de dizaines d’entreprises tricolores. Elles créent, elles agissent, elles exportent et s’implantent à travers le monde, dans des domaines aussi variés que le digital, l’agroalimentaire, l’éducation… la concurrence sera rude cette année, concrétisée par une cérémonie le 24 juin 2019, sous le patronage du Président Emmanuel Macron. Le Président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux sera également le parrain et invité d’honneur de l’événement, qui sera sponsorisé par des institutions et des médias reconnus. L’année dernière l’équipe France Export (CCI de France, Business France, Bpifrance, Conseillers du Commerce Extérieur, MEDEF, CPME, METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire), Fédérations professionnelles, représentants de clusters) s’est réunie pour soutenir cette célébration des savoir-faire des entreprises.

Une occasion à ne pas manquer pour la visibilité de la communauté d’affaires franco-coréenne : rendez-vous en juin !

Retrouvez toutes les informations sur ces trophées sur notre site FKCCI et le site de CCIFI.

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Un invité exceptionnel pour notre soirée du Nouvel An lunaire coréen « Seollal »

2019 February 21
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Par Delphine De Castelbajac & Oriane Lemaire

« La Corée est un pays fort de ses travailleurs mais aussi de ses visionnaires. La relation entre nos deux pays ne concerne pas seulement le profit mais également des valeurs communes qui forment un avantage compétitif ». C’est le message qu’a porté le Secrétaire d’État chargé du numérique, Monsieur Mounir Mahjoubi à l’occasion de notre soirée du Nouvel An lunaire coréen le 19 Février dernier.

Discours de M. Mahjoubi aux FKCCI Business Awards 2019

Un « self-made man » entrepreneur devenu homme d’Etat

Issu d’une famille ouvrière marocaine, Mounir Mahjoubi est, pour notre société, un exemple de réussite par sa persévérance accompagnée d’un esprit créatif. Malgré un bagage de vie fragile, Mr Mahjoubi a su allier, dès son plus jeune âge, volonté, dynamisme et enthousiasme : des qualités qui ont permis l’essor d’une carrière prometteuse. En effet, à l’âge de 13 ans, il remporte un concours de jeunes inventeurs organisé par Science et Vie Junior. Sa réussite professionnelle se poursuit avec l’obtention d’une maîtrise de droit ainsi que d’un master d’économie et de finance de Sciences Po Paris. Avide d’innovation, il se lancera dans la cofondation de plusieurs start-ups en e-commerce et communication. Parmi ces dernières se distingue « La Ruche qui dit oui ! », une plateforme sociale et collaborative de mise en relation d’agriculteurs et de consommateurs.

Son ambition le pousse à s’engager politiquement au côté de Ségolène Royal puis de François Hollande, en 2012, pour le soutenir dans sa campagne présidentielle au travers de sa communication numérique. Ex-Président du Conseil National du Numérique, il rejoint en 2017 la campagne présidentielle du Président actuel, Emmanuel Macron et se voit nommé Secrétaire d’État chargé du numérique un mois plus tard. Mounir Mahjoubi est aujourd’hui une figure politique engagée qui met à profit ses talents en éloquence et en digital.

Visite exceptionnelle en Corée pour renforcer la coopération dans le numérique et l’IA

Monsieur Mahjoubi s’est rendu au pays du matin calme afin d’échanger avec ses partenaires coréens sur l’agenda international et les enjeux en matière de régulation du numérique. Le Secrétaire d’Etat a signé une déclaration conjointe visant à renforcer la coopération entre les deux pays en matière d’intelligence artificielle et de « gouvernance digitale ».

Le 19 février au matin, il a inauguré le 5ème Forum des Industries Innovantes aux côtés de Monsieur Cheong, vice-ministre du Ministère coréen de l’Industrie et du Commerce. « Ce Forum instaure un cadre au sein duquel sont présentés des projets de recherche entre entreprises françaises et coréennes, financé par des institutions parapubliques, Bpifrance d’un côté et son homologue coréen, le KIAT (Institut coréen pour l’avancement des technologies) » a-t-il déclaré.

Son programme prévoyait également une rencontre avec des entrepreneurs français en mission de la French Tech. Le ministre est venu à la rencontre des nombreuses start-ups innovantes de secteurs très variés dans une ambiance chaleureuse. « Un des grands sujets, c’est la French Tech, c’est-à-dire comment les entrepreneurs français ici peuvent tirer le meilleur de cette communauté et proposer à la Corée ce que la France a de meilleur à offrir. C’est ce que je suis venu soutenir ici, et nous sommes là pour vous » a-t-il déclamé à la communauté d’entrepreneurs. « Une communauté qui marche : c’est une communauté qui se réunit, qui a des projets, qui se projette dans l’avenir […] J’ai la preuve aujourd’hui que c’est votre cas » ajoute-t-il.

Mounir Mahjoubi rencontre des entrepreneurs de la French Tech Seoul

Sa visite en Corée s’est achevée à la soirée de Seollal de la FKCCI, au Shilla Hotel le 19 février. Au cours de cet événement qui mettait à l’honneur les « French Business Awards 2019 », Mounir Mahjoubi a remis en personne les trophées aux quatre entreprises membres lauréates : Thales Korea pour le produit/service de l’année, France Gourmet et Adriel.Ai pour les prix de entrepreneuriat et enfin Bolloré Logistics pour leurs actions en Responsabilité Sociale des Entreprises. Le Secrétaire d’Etat a livré à son auditoire un discours puissant doté d’une pointe d’humour dans lequel il rappelle l’importance de partager des valeurs communes afin de les mettre au service de la performance et de l’innovation. « La Corée est un pays fort de ses travailleurs mais aussi de ses visionnaires. La relation entre nos deux pays ne concerne pas seulement le profit mais également des valeurs communes qui forment un avantage compétitif »

S’adressant à la communauté d’affaires franco-coréenne, il a saisi l’opportunité de transmettre les valeurs entrepreneuriales essentielles pour prospérer : “Etre utile aux humains et à la planète, c’est ce qui fait un grand entrepreneur et des entreprises qui durent dans le temps. Il faut allier performance et humanité! […] Le seul moyen de traverser les siècles c’est l’innovation.”

Des mots inspirants qui donnent du cœur à l’ouvrage à notre belle communauté d’affaires…

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Blockchain: Un gros mot qui a de l’avenir?

2018 October 10
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by Corée Affaires

Par Sylvère SMOLIGA
CEO IT-CONCEPT

illustration blockchain

Du 16 au 19 septembre dernier à Gangnam se tenait la Blockchain Conference 2018[1], un « événement global sur la technologie, pour les investisseurs en cryptomonnaie et les innovateurs ».

En têtes d’affiche : Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, et Michael Hayden, ex-Directeur de la CIA et de la NSA. Quoi de plus révélateur sur l’amplitude du phénomène blockchain que la présence de deux personnalités qui n’ont a priori rien à voir avec la cryptomonnaie ?

Mot-clé en vogue de ces dernières années, la notion de blockchain reste pourtant mal maitrisée par le grand public. Facile de se noyer dans le flot des anglicismes disruptifs à la mode, et de confondre blockchain avec les avancées de l’Intelligence Artificielle, ou de faire l’amalgame avec la cryptomonnaie. Et pourtant, derrière ce mot savant se cache un véritable paradigme technologique d’avenir.

Définition « business »  de la blockchain

La blockchain, c’est un protocole numérique d’échanges d’informations entre différentes entités, qui dispense de centraliser toutes les informations sur un point fixe. Chaque entité, chaque « maillon de la chaine », possède une copie de l’intégralité des échanges entre les différents maillons. Ces maillons ressemblent donc plus à des « registres » (ledger en anglais) qui sont chiffrés (hashing function). L’authenticité d’un échange entre un maillon A et un maillon B est certifiée par l’ensemble des autres maillons, qui « travaillent à l’authentification » (mine) de ces échanges. Lorsqu’au moins 51% des maillons montrent qu’ils possèdent l’exact même copie de la transaction, alors celle-ci est reconnue comme valide.

Cette explication simplifie volontairement le mécanisme[2], mais pour toute personne non-technophile l’essentiel à comprendre est là. C’est sur ce principe que s’est développée la première application concrète de la blockchain en 2009 : la cryptomonnaie, avec le Bitcoin.

Tirons les conclusions de ce qu’apporte de neuf le mécanisme des blockchains.

Premier avantage net de la blockchain : la décentralisation des échanges. Puisque chaque individu possède lui-même le système d’archive et d’authentification des échanges, plus besoin d’une entité qui centralise et traite les informations, en qui les individus doivent porter leur confiance. Chacun est le témoin et le garant de tous les échanges effectués.

Deuxième intérêt : la sécurité du processus. Auparavant il suffisait de s’introduire dans l’entité centrale qui conservait les registres et les informations de transaction pour mettre à mal l’ensemble du système. Avec la blockchain, puisque chaque entité « est » le mécanisme, si l’on essaie d’altérer une transaction il faut s’introduire et corrompre au moins 51% des maillons de la chaine, soit des milliers de portefeuilles dispersés.

Et c’est pour cette raison que la blockchain s’attire les louanges de nombre d’entreprises hors du domaine des cryptomonnaies. Le procédé permet la suppression des intermédiaires (décentralisation) et donc une économie d’échelle, tout en conservant la confiance des individus (sécurité).

Quel avenir pour la blockchain au-delà des cryptomonnaies ?

Premier candidat évident de la blockchain : les institutions financières. Ironie du sort puisque la blockchain était à l’origine vouée à passer outre le système financier, perçu comme un intermédiaire inutile. Les banques ont cependant rapidement réagi. Wall Street est en train d’explorer son propre système de blockchain[3]. Le Crédit Suisse, HSBC, MUFG, ou Barclays ont toutes rejointes l’Unity Settlement Coin (USC) afin d’exploiter les bénéfices de ladite technologie.

Les contrats intelligents (smart contracts) sont aussi directement touchés par cette avancée, quel que soit le secteur d’application[4]. Par exemple, dans le secteur des assurances, certaines politiques de remboursement sont déclenchées de manière automatique : une assurance vol peut être directement activée lorsqu’un vol est annulé. Une fois l’annulation officialisée, le contrat intelligent effectue directement un paiement au bénéficiaire, supprimant l’étape des réclamations.

Les pouvoirs publics sont également susceptibles d’exploiter ce mécanisme pour gérer les services sociaux, pour la mise en place du vote numérique, ou pour la possession de titres.

Autre mine d’or pour la blockchain : le domaine des voitures connectées. Les principe des registres partagés (shared ledger) offre des solutions solides aux difficultés engendrées par la chaîne logistique de cette industrie, en permettant de suivre efficacement un large montant de données, de vérifier l’identité des revendeurs, et de faciliter les transactions conditionnelles.

Sans parler des canaux de communication à travers lesquels les voitures connectées échangent leur données avec d’autres véhicules, ou vers des objets connectés. La blockchain répond pour cela aux besoins de chiffrement, de transport, de distribution et de stockage des données que les voitures génèrent à chaque instant[5].

La blockchain s’insère aussi particulièrement bien dans l’évolution du domaine de la santé : conserver et sécuriser les données médicales des patients, l’historique des opérations, des admissions en hôpital, des précédentes maladies, etc.

En outre, les GAFAM[6] ont largement investi sur le décryptage des données génétiques dans le but d’offrir des diagnostics médicaux automatisés et sans erreur[7]. Dans un futur ou chaque individu sera considéré médicalement comme un gigantesque code, la blockchain jouera un rôle évident.

Enfin, le secteur foisonnant des objets connectés (IoT) est directement concerné par les avancées de la blockchain. Avec une prévision d’investissement de six trillions de dollars dans les cinq prochaines années[8], un nombre grandissant d’entreprises cherche à se démarquer dans ce marché concurrentiel. Faire transiter les données rapidement de manière sécurisée via les technologies de portefeuilles de distribution constitue une nette opportunité pour ces industries.

La méthode blockchain, dans ses applications actuelles, n’est pourtant pas exempt de défauts : extrêmement énergivore[9], techniquement complexe à intégrer, pas assez vulgarisée, sans aucun standard d’industrie, très peu régulée par les États et institutions[10], etc.

En tout cas une chose est sûre : au-delà de son incarnation pratique, c’est le concept de la blockchain qui est promis à un avenir radieux.

La Corée du Sud s’est lancée corps et âmes dans la cryptomonnaie pour devenir aujourd’hui un acteur mondial majeur : environ 30% des échanges mondiaux de cryptomonnaie en 2017[11], avec plus de 3 salariés sur 10 ayant déjà investi dans des cryptomonnaies[12]. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’elle se retrouve en tête de proue du mouvement blockchain à venir.

[1] Détails à: https://www.blockseoul.com/

[2] Pour creuser sur le sujet, voir l’article suivant: https://hackernoon.com/wtf-is-the-blockchain-1da89ba19348

[3] https://spectrum.ieee.org/telecom/internet/wall-street-firms-to-move-trillions-to-blockchains-in-2018

[4] https://www.americanbar.org/groups/business_law/publications/blt/2017/09/09_ng.html

[5] https://www.zdnet.com/article/how-blockchain-can-transform-the-manufacturing-industry/

[6] Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft

[7] Voir par exemple: https://www.selfdecode.com/

[8] https://www.businessinsider.com/iot-ecosystem-internet-of-things-forecasts-and-business-opportunities-2016-2

[9] https://digiconomist.net/bitcoin-energy-consumption

[10] https://medium.com/the-crypto-times/7-big-obstacles-to-mass-adoption-of-blockchain-technology-87740cdda9fe

[11] https://venturebeat.com/2018/07/14/why-south-korea-is-crypto-crazy-and-what-that-means-for-the-rest-of-the-world/

[12] D’après une étude menée par le premier site coréen de recherche d’emploi SaramIn (사람인) : http://www.saraminhr.co.kr/open_content/pr/press_release.php?sno=0&group=basic&code=B2&category=&&abmode=view&no=502139&bsort=&bfsort=wdate&listno=3074

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Bluebell Korea et Seoul Green Trust créent une forêt pour réduire la pollution aux micro particules

2018 October 2
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Bluebell Korea et Seoul Green Trust s’engagent à contribuer à la réduction de la pollution aux particules fines à Séoul grâce à la création de la forêt Bluebell dans le parc du fleuve Han à Ichon . Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un accord entre Bluebell Korea, l’organisme en charge de la gestion du fleuve Han et Seoul Green Trust. L’objectif de cette mission est double : restaurer la nature le long du fleuve Han et résoudre les problèmes de pollution à Séoul.

Dans le cadre du programme « Care Green », Bluebell Korea a adopté une zone de 5 000m² pour planter différentes variétés d’arbres et gérera cette forêt pendant 3 ans jusqu’en 2020. Pour tenir ces engagements, 90 employés de Bluebell Korea et leurs familles ainsi que son Président M. Daniel Mayran se sont réunis à Ichon au début du mois de septembre pour planter des zelkovas, des ormes et des fleurs. En novembre prochain, Bluebell Korea plantera des jacinthes (en anglais Bluebell flower) dont l’entreprise tire son nom pour commémorer la création de la forêt Bluebell. Ce sera le premier jardin de jacinthes près du fleuve Han et il sera un lieu proposant un paysage unique pour les citoyens.

Bluebell Korea n’en est pas à son premier engagement pour l’amélioration de la qualité de vie des Séoulites. En effet, à l’occasion du 120e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée en 2006, l’entreprise a créé le parc Montmartre dans le quartier de Seocho.

« La forêt Bluebell que nous construisons ensemble sera un lieu pour se relaxer et se reposer, où les personnes et la nature peuvent coexister. De plus, Bluebell Korea montrera la voie en créant un environnement propre, sain et durable pour nos enfants et les générations futures. » a déclaré M. Daniel Mayran.

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