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ar David Richardson
CEO Ipsos Northeast Asia
Les Coréens et les tendances
Les Coréens sont sensibles à l’opinion des autres. Lorsqu’ils boivent ensembles, les Coréens font très attention au verre de leur invité. Si le verre est vide, ils se doivent de le remplir. Ils prêtent toujours attention à ce que les autres pensent d’eux et à la situation dans laquelle ils se trouvent. Cette culture a un impact important sur les tendances. Le désir de paraître bien, qui est devenu une norme pour la génération actuelle, entre également dans cette forte prise de conscience de l’autre. Les tendances composent cette dynamique qu’ont les Coréens, qui est un désir d’appartenance. La génération des 30-60 ans, segment de population le plus important, le plus influent et le plus riche en Corée, a tendance à acheter les mêmes choses à la même période créant ainsi une « tendance de masse ».
Par Professeur Dae-Ryun Chang, College of Business & Economics, Université de Yonsei
Extrait de « The “We-Me” Culture: Marketing to Korean Consumer »
Comment adapter son marketing au phénomène « Nous-Moi » ?
Trois solutions peuvent être distinguées :
1. Redéfinir le consommateur
La première étape consiste à redéfinir l’unité « consommateur », passant de « l’individu » à « l’individu en tant que membre d’un groupe ». Il ne faut plus penser au consommateur, mais aux groupes de consommateurs. Une analogie qui peut être utile est la comparaison avec les « centrales d’achats » que l’on utilise en marketing industriel.
2. S’adapter à l’un des trois marchés
La seconde étape est la catégorisation des produits en trois segments :
Par Professeur Dae-Ryun Chang, College of Business & Economics, Université de Yonsei
Extrait de « The “We-Me” Culture: Marketing to Korean Consumer »
Définition du syndrome « Nous-Moi »
Le « nous » réfère à la tendance d’une culture menée par le collectivisme. Le « moi » symbolise la tendance de l’individualisme. Récemment, le mot « individualisme » (appelé « Kaesung » en coréen) est devenu un véritable buzz en Corée. Si auparavant ce mot avait une connotation péjorative, il est désormais devenu un compliment, s’adressant à une personne créative, capable de prendre des initiatives. Le besoin du « moi » prend sa signification à travers les personnes qui manifestent leur individualisme en approchant, et non pas en dépassant, les confins des différences culturelles.
Le phénomène du « Nous-Moi » peut être parfaitement illustré par la manière dont un groupe d’individus procédera pour commander au restaurant. Jeune et vieux, riche et pauvre, homme et femme, il n’y a aucune différence.
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Qui ne connaît pas l’iPhone ? Ce produit, sorti tout droit de l’esprit de Steve Jobs, président d’Apple, révolutionne les sociétés. Un nouveau concept est intégré à l’ère de la téléphonie mobile : le « smart », autrement dit l’intelligence. Mais cette révolution a une connotation bien particulière pour la Corée du Sud, pourtant considérée comme l’un des pays le plus à la pointe dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication avec ses deux géants Samsung et LG. Elle a en effet pris de court les plus grands experts sud-coréens de l’industrie des télécommunications mobiles. Personne ne croyait au succès de l’iPhone dans la péninsule. Même Samsung, premier groupe mondial dans le domaine des technologies. Et pourtant. Il s’est imposé très rapidement sur un marché local du smart-phone encore peu développé. Depuis son lancement fin novembre 2009, la Corée du Sud compte plus de 800 000 propriétaires d’iPhone. Et si la Corée du Sud avait pour une fois raté le coche du smart-phone?
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Oh Jae-Kyung
Vice-responsable de la stratégie média au Chosun Ilbo
M. Oh Jae-Kyung, vice-responsable de la stratégie média au Chosun Ilbo, premier quotidien en Corée, a reçu Corée Affaires et accepté de dévoiler sa vision du marché des médias et de l’adaptation de la presse papier sur les outils dits « smart ».
Comment se décompose l’industrie des médias en Corée ?
Le pouvoir des médias a changé. Si dans les années 80-90 l’information était contrôlée par les géants de la presse quotidienne que sont le Chosun, le Joongang et le Dong-a, le pouvoir est désormais entre les mains de la télévision. Cela ne nous empêche pas de continuer à proposer davantage de contenus, avec des articles qui plongent les lecteurs plus en profondeur dans les sujets choisis. Malgré ce « transfert de pouvoir », la presse papier peut rester rassurée face à la croissance des médias digitaux.
Le 9 mai 1950, l’idée d’une communauté européenne du charbon et de l’acier, plus communément appelée CECA, voyait le jour. Le 9 mai 2010, l’Europe, zone de guerres effroyables durant des siècles, rassemble 27 Etats membres sous le nom d’Union européenne, derrière une même idéologie économique et sociale. Première zone de création de richesses du monde, premier investisseur à l’extérieur, plus grand marché de consommation… de quoi inspirer plus d’un pays. Jean-Dominique Giuliani, fondateur et président du Conseil d’administration de la fondation Robert Schuman, revient sur l’actualité européenne et les relations avec la Corée : instabilité économique et financière sur fond de crise grecque, accord de libre échange avec la Corée du Sud et sommet du G20.
Que nous vaut votre venue en Corée ?
En tant qu’observateur privilégié de l’Union européenne, la signature de l’accord de libre échange avec la Corée du Sud m’a interpelé. Je voulais en savoir plus sur ce pays en rencontrant un certain nombre d’interlocuteurs et comprendre la réalité de l’accord. Je crois que l’UE fait le bon choix en misant sur la Corée car nous partageons certaines valeurs. read more…
Premier trimestre 2010 : une performance supérieure aux prévisions
Le PIB coréen a augmenté de 0,2% en 2009, selon les premières estimations de la Banque de Corée. Cette performance est certes éloignée du niveau de croissance potentielle du pays, (4,5%), mais elle est bien meilleure que ce que les prévisions laissaient espérer au début de l’année, du fait de l’effondrement du commerce international (le FMI prévoyait un recul du PIB de 4%). read more…
Poom Seoul, le luxe sur Namsan
Coréens et français s’accordent pour qualifier ce restaurant de véritable perle gastronomique au cœur de Séoul. Pour une expérience inédite, proche de la fusion mais basée sur la cuisine traditionnelle, Poom Seoul est un immanquable de la capitale sud-coréenne. Pour un repas d’affaires ou un dîner entre amis, ce restaurant est idéal. Corée Affaires fait le tour du propriétaire…
Poom Seoul est un restaurant discret, caché sur le flanc Ouest de la montagne Namsan qui surplombe les 25 millions d’habitants de Séoul, à seulement quelques minutes de l’épicentre. Le parking qui domine le site vous donne accès à un petit jardin mêlant fleurs et sculptures coréennes anciennes. Le personnel du restaurant vous accueillera au bout de cet espace vert pour vous faire descendre quelques marches afin d’accéder au restaurant et vous faire vivre une expérience unique.
Invité exceptionnel du Gala de la Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne le 12 décembre 2009, le réalisateur du célèbre film “Un homme et une femme“, Claude Lelouch, revient pour Corée Affaires sur cet événement, sur sa visite à Séoul et sur son prochain film…
Que retenez-vous du Gala de la Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne qui a recréé Deauville au cœur de Séoul ?
Ce fut un gala très chaleureux. On sentait les invités curieux de la Normandie et de Deauville. J’ai été très impressionné de pouvoir me retrouver à « Deauville » après avoir quitté la France et volé douze heures jusqu’en Corée du Sud. Le décor était vraiment fantastique. J’ai également eu beaucoup de surprises. Je m’y attendais un peu mais cela m’a fait très plaisir. J’ai été particulièrement heureux de retrouver Christian Gaubert et Karine Michel.
Un mot sur la chanson qu’ils vous ont spécialement composé pour le Gala ?
C’était la surprise du Chef. C’était vraiment une très belle surprise, d’autant plus qu’elle demande beaucoup de travail. Une surprise qui venait de très loin, avec beaucoup d’amour dans la démarche. Cela m’a beaucoup touché. Les surprises, tout ce qui n’est pas annoncé, c’est ce que j’aime le plus. Ils ont composé une belle chanson en mon honneur.
Actuellement en réflexion active sur la mise en place d’un « second grand plan pour le challenge démographique coréen » au sein du ministère de la santé, du bien-être et des affaires familiales, Kang Min-Kyu, directeur de la politique sur le vieillissement de la société, Ministère de la Santé, du bien-être et des affaires familiales, a accepté de recevoir Corée Affaires au ministère pour partager la réflexion du gouvernement sur ce sujet.
Comment sera la société coréenne en 2020 ?
La société ne sera pas si différente d’aujourd’hui. Les questions sur l’état de la société portent davantage sur 2050. La Corée est l’un des plus mauvais élève dans le monde en termes de démographie. D’après nos estimations, la population active (15 à 64 ans) devrait commencer à diminuer à partir de 2015. Cette diminution s’accentuera en 2016 et 2018 sera le point de départ d’une diminution globale de la population coréenne. A cette date, la Corée du Sud devrait atteindre le pic de 49 340 000 millions de citoyens. Actuellement derrière les plus grandes nations de l’OCDE (France, Allemagne, Espagne, USA, Japon), la Corée du Sud passera devant en 2050 avec la plus importante proportion de séniors, soit pas moins de 38.2% de la population. Le gouvernement constate à quel point le problème est important et compte appliquer des mesures dès aujourd’hui.
