Gastronomie – Chez Joséphina

2015 January 26
Comments Off
by Corée Affaires

En plein coeur du quartier d’affaires de Yeoksam, Chez Josephina, restaurant français fondé par une Coréenne, Josephina Moon, régale chaque semaine hommes et femmes d’affaires, dans une atmosphère de bistro français convivial.

Qu’est-ce qui a motivé votre projet de restaurant français ?

 L’idée de Chez Joséphina est de proposer un restaurant français décontracté, afin de briser son image de cuisine difficile, coûteuse et parfois obscure pour les Coréens, qui ont souvent du mal à saisir le concept du repas divisé en trois étapes entrée-plat-dessert.

Nous mettons ainsi en avant des plats comme l’entrecôte, les frites et la soupe à l’oignon dans nos menus, en les proposant comme plats principaux. Géré par cinq chefs cuisiniers, Chez Joséphina est un restaurant à l’ambiance dynamique la journée et romantique le soir, sous les mélodies de guitare classique et d’accordéon en live.

IMG_183064581_261115400720489_49203623_n

Comment participez-vous à la promotion de la gastronomie française auprès des coréens ?

 Nous nous efforçons de présenter des plats accessibles aux coréens, tout en gardant notre identité de restaurant français. Nous refusons par exemple de proposer des plats tels que les pates à l’italienne, souvent source de confusion dans les esprits coréens. Les plats principaux, typiquement français, sont au coeur de nos priorités et nous veillons particulièrement à leur qualité.

Qui plus est, nous essayons de proposer de nouvelles recettes, afin de familiariser davantage nos clients coréens à la cuisine française, tout en s’adaptant aux goûts locaux : la bouillabaisse et la poitrine de porc, par exemple, peuvent être assaisonnées à la demande du client.

Quelles sont des difficultés que vous rencontrez en tant que gérante d’un restaurant français en Corée ?

Nous tentons de suivre le rythme des saisons et de proposer de nouvelles recettes en fonction, mais les clients coréens sont très demandeurs des grands classiques, bien connus et moins « risqués », comme la soupe à l’oignon. Plus qu’une difficulté, c’est un regret de ne pouvoir davantage varier et innover.

Du fait que Yeoksam est un quartier d’affaires, notre clientèle se concentre beaucoup sur la semaine, nous avons dû proposer des menus spéciaux, tels que le buffet Brunch, afin d’attirer davantage de clients le weekend. Ce menu se compose de croissants, de plats de saison et de desserts. Il est particulièrement apprécié des clients en familles et féminins et nous permet une certaine créativité dans les plats proposés. Il faut savoir innover tout en gardant les valeurs sûres pour les coréens.

Quels sont les projets à venir ?

Nous allons enrichir notre offre de plats principaux et développerons divers plats de saison, ainsi qu’une recette végétarienne, très demandée par la clientèle française. D’autre part, afin de présenter la culture culinaire française et d’en assurer une meilleure compréhension, nous allons proposer divers ateliers, tels qu’une classe d’oenologie pour les débutants en juin, ou des cours sur l’histoire du fromage ou du vin, par exemple.

Adresse

A-ju Bldg. 679-5 Yoeksamdong, Gangnam-gu., Seoul, Korea, 135-070

Metro

Ligne 2 Yeok-sam, Exit 8

Hours

Mon – Fri: 11:30 am – 10:00 pm

Sat – Sun: 11:00 am – 10:00 pm

Contacts:

www.chezjosephina.com

Facebook: www.facebook.com/chezjosephina

Tel: 02-3288-3700

FacebookTwitterLinkedInEmail

La Corée du Sud, quelles perspectives pour la charcuterie française ?

2015 January 19
Comments Off
by Corée Affaires

Par Frédéric OJARDIAS

 Importations autorisées, apparition d’artisans charcutiers locaux et multiplication des points de vente : le marché de la charcuterie française commence à se développer en Corée. Mais tout un travail d’éducation du consomma­teur reste à faire…

 Cocorico pour la filière charcutière française : en octobre 2013, pour la première fois, trois charcuteries industrielles hexagonales obtiennent de la Corée du Sud l’autorisation sanitaire nécessaire pour y exporter leurs produits. Car si l’importation de porc français au pays du Matin Calme n’est pas un phénomène nouveau (la France était en 2013 le 11ème fournisseur de viande porcine avec 7 000 tonnes), l’arrivée de produits de charcuterie est beaucoup plus récente.

Pionnière, la PME France Gourmet offre une gamme complète de produits artisanaux de pure tradition française, fabriqués dans son atelier de Bundang, dans la banlieue de Séoul. « Nous visons tout d’abord le marché des expatriés à Séoul et des Coréens qui ont voyagé et qui connaissent le goût de ces produits », explique M. Romuald PIETERS. « L’objectif suivant est la population coréenne, car nous observons un attrait grandissant pour la charcuterie. »

Les signes de cet intérêt croissant sont nombreux. Les magasins offrant ces produits autrefois rarissimes se sont multipliés. Comme par exemple Euro Gourmet, petite épicerie installée près du palais de Gyeongbokgung. « Nos produits de charcuterie viennent de France, d’Espagne et d’Angleterre. Ils deviennent de plus en plus populaires », se félicite Mme. Yu-jin KIM, sa gérante. « Cette popularité s’explique par le fait que les médias et les sites Internet parlent de ces produits exotiques, ce qui attire de nombreux nouveaux clients. Certains entrent dans notre magasin sans rien savoir des produits qu’ils veulent acheter. »

Chez High Street Market, épicerie américaine établie à Itaewon il y a trois ans, les produits français n’ont pas encore la cote : « nous vendons surtout des produits américains ou européens comme le pastrami, le jambon fumé, le roast beef, le salami, le chorizo », indique Mme. Anne-Cécile DALLARD, sa représentante. Celle-ci note une curiosité grandissante : « au début venaient surtout des clients américains, mais nous avons de plus en plus de clients coréens. Ils essaient des de produits européens, posent des questions et prennent des photos. »

chacuterie

Tous les acteurs interrogés sont unanimes : pour faire connaître la charcuterie française, une éducation des consommateurs est nécessaire. « Ce n’est pas tout d’importer, il faut du travail en amont. Comme toujours avec les produits français, il faut beaucoup de pédagogie », insiste M. Benjamin JOINAU. « Comment présenter la charcuterie française sur une carte ? Quels noms coréens donner aux produits ? Ce n’est pas facile. »

« Sur notre carte, les rillettes ont été baptisées en coréen « poitrine de porc ». C’est un mot magique, quelque chose de noble, que les clients apprécient », explique par exemple Patrice Guibert, chef pour les trois hôtels Novotel de Séoul. La charcuterie française désarçonne les consommateurs non-avertis : elle peut se manger à la fois en apéritif ou en entrée, et sa consommation est intimement liée à une culture gastronomique qui doit s’apprendre. « Les clients coréens ne savent pas comment manger des produits tels que l’andouillette ou le saucisson », renchérit Mme. Anne-Cécile DALLARD. « Il faut donc de la publicité. Si cela devient populaire, ils achèteront, comme le montre l’exemple du fromage qui s’est démocratisé. Cela peut marcher : nos clients sont désireux d’essayer les produits. »

Le positionnement de la charcuterie française reste encore à affiner. Celle-ci est arrivée avec beaucoup de retard sur un marché coréen déjà dominé par les saucisses de production américaine ou locale. « Historiquement influencés par le modèle américain, les Coréens consomment essentiellement des saucisses de type industriel « bon marché ». La production locale de charcuterie s’apparente plus à de la saucisserie qu’à de la salaison », souligne-t-on du côté d’Ubifrance à Séoul. « Côté européen, les Italiens et Espagnols ont pris de l’avance. On trouve déjà sur le marché du jambon de Parme et Serrano. » Une avance qui s’explique simplement par le fait que les filières espagnole et italienne de charcuterie ont obtenu leur agrément pour exporter en Corée du Sud plus tôt que la filière française.

Les terrines et autres jambons blancs français sauront ils se faire leur place au soleil ? M. Romuald PIETERS en est persuadé. Son entreprise a mis à l’essai une deuxième gamme de produits plus adaptés aux palais coréens, tels que saucisses au ginseng, aux feuilles de sésame, au kimchi, ou encore au piment rouge. Et elle veille jalousement sur le secret de ses recettes : « En Corée, dès qu’une activité a du succès, tout le monde veut faire pareil… »

FacebookTwitterLinkedInEmail

Quand les Coréens s’approprient la cuisine française

2015 January 12
Comments Off
by Corée Affaires

Par Eva JOHN

Des diplômes de chefs renommés aux ateliers amateurs, l’offre de cours de cuisine française à Séoul s’est diversifiée, portée par une génération de Coréens qui s’amusent à en réinventer les codes. Quand l’association Inside Corea a lancé l’idée d’un cours de cuisine francocoréen tout public à l’automne dernier, les organisateurs ne pensaient pas rencontrer un tel succès. « Nous avons fixé la limite à 56 places, et nous avons été obligés de refuser du monde. Il y a un réel enthousiasme », commente M. Christophe NIVAGGIOLI. Si ce genre d’événement rencontre un tel succès, c’est aussi parce qu’il contribue à désacraliser la gastronomie hexagonale, souvent vue comme raffinée mais compliquée et hors de portée.

Cuisine plaisirCours de Cuisine Demo Class

« Les Coréens sont curieux, mais ont souvent peur de ne pas y arriver. J’essaie de leur prouver que la cuisine française, c’est avant tout une cuisine familiale », commente M. Laurent DALLET, qui gère l’espace de cuisine « le Chef bleu » dans le quartier français de Séoul. Depuis deux mois, cet ancien ingénieur formé à l’International Culinary Center de Manhattan propose chaque semaine des cours pour apprendre à préparer « un dîner à la française ». Dans la même optique de convivialité, le duo francocoréen de la villa Oliva, « un show-room culinaire » dédié à la vie méditerranéenne dans le quartier de Cheongdam, promeut une cuisine « rapide, simple, avec ce qu’on a dans le frigo ». Mme. Seonhye YI, Chef et cofondatrice de la Villa, explique avoir appris tout ce qu’elle sait de la cuisine française en observant sa belle-mère. « La plupart de nos élèves sont des célibataires ou des jeunes mamans qui veulent diversifier ce qu’elles servent à leurs enfants ».

Perfectionnement et vocations

Dans un pays où l’éducation est une valeur capitale, pas étonnant que ce genre d’initiatives affiche complet. Et quand la cuisine bleu-blanc-rouge devient une véritable vocation, les cuistots en herbe sont prêts à y mettre le prix. Ouvert en 2002, le Cordon Bleu-Sookmyung Academy figure parmi les formations les plus prestigieuses du pays. Pour le diplôme de cuisine, qui s’obtient sur un an, il faut compter pas moins de 19 000 euros (27 millions de wons), et 13 000 euros (19 millions de wons) pour la formation pâtisserie, qui dure 9 mois. « Beaucoup de nos élèves viennent de filières hôtellerie et restauration à l’université. Làbas, ils ont suivi un enseignement généraliste et théorique. La formation dans notre institut leur apporte la pratique et une spécialisation dans la cuisine française », explique M. Il-Young HONG, directeur général. Depuis l’an dernier, le groupe SPC (qui possèdenotamment « Paris Croissant ») assure une formation de 4 mois en partenariat avec la célèbre maison Lenôtre. « A cause du prix élevé (12 millions de wons, soit 8500 euros), nous avons du mal à remplir les effectifs », confie M. Lim SUK, l’un des professeurs. Parmi les élèves, Mme. Hanna CHEONG, 38 ans. Ancienne salariée dans le domaine de la mode, elle s’est arrêtée après la naissance de son enfant. Aujourd’hui, elle a décidé de se reconvertir dans ce qui était jusque-là une passion. « C’est très difficile financièrement, mais je vois ça comme un investissement ». « Le problème, c’est que certains étudiants, très ambitieux, font preuve d’impatience. Ils rêvent d’ouvrir leur propre restaurant, ce qui est très difficile. Il faut accepter de commencer comme commis de cuisine, et être ouvert quant aux débouchés », commente M. Il-Young HONG.

Une appropriation coréenne de la gastronomie 

Si l’intérêt pour la cuisine d’ailleurs n’est pas nouveau, la Corée a vu ces dernières années une nouvelle génération de jeunes chefs tout juste revenus d’Europe ou des Etats-Unis, avec un savoir-faire et des connaissances acquis sur le terrain, et l’envie de les partager. Les « bistrots à la française » ont poussé comme des champignons. « Ce ne sont certes pas d’authentiques enseignes françaises mais plutôt de la fusion food, avec des plats revisités à l’italienne ou à la coréenne », précise M. Il-Young HONG. « Mais cela contribue à entretenir et transmettre l’intérêt et la curiosité ». Le phénomène se matérialise aussi à la télévision, avec l’apparition de « star chefs » médiatiques et populaires tels qu’Edward KWON et Leo KANG, sorte de Jamie OLIVER à la coréenne. « Leur cuisine s’inspire souvent d’influences françaises. Ils ont re-coréanisé la scène gastronomique », commente M.Benjamin JOINAU. Une nouvelle mode qui s’accompagne selon lui d’un changement de regard sur les établissements: « Il y a quelques années, le public s’intéressait avant tout aux restaurants tenus par des étrangers. Aujourd’hui, la plus value c’est d’être un Coréen qui revient de l’étranger ».

Quelles opportunités pour les entreprises françaises ?cours de cuisine

Lim SUK (SPC Lenotre)

« Il y a beaucoup de produits dont nous manquons et que nous aimerions importer depuis la France: langoustines, charcuterie, moutarde, légumes… »

Laurent Dallet (Le Chef Bleu)

« Nous recherchons des produits alimentaires à forte identité française, de produits liés à l’art de la table et à l’outillage de cuisine. Notre espace peut aussi être loué par des entreprises françaises pour promouvoir leur offre. Nous disposons aussi d’un important carnet de clients coréens que nous pouvons cibler pour ce type d’opérations. »

Christian Barde (Villa Oliva, Parafe)

« Nous travaillons actuellement avec des importateurs pour le vin – Seoul Wines Spirit, Pernod Ricard, Tigers – ainsi que pour les moutardes, les vinaigres etc. Importer des produits français est l’un de nos objectifs, mais les procédures d’importation sont contraignantes »

                          

FacebookTwitterLinkedInEmail

La FKCCI vous souhaite une bonne année 2015 !

2015 January 7
Comments Off
by Corée Affaires

NewYear-FacebookTweeter_851x315px
La FKCCI vous souhaite une très bonne et heureuse année du Mouton !

2015 s’annonce des plus brillantes pour la FKCCI et la communauté franco-coréenne ! En effet, elle inaugure les années croisées France-Corée, en 2015 et 2016, qui verront un rapprochement politique, économique et culturel de nos deux pays.

En 2015, la FKCCI sera toujours et d’autant plus à vos côtés, Membres et entrepreneurs, pour vous accompagner dans vos projets et envies d’entreprendre.

Nous nous préparons à franchir une nouvelle étape dans l’évolution de l’image de la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-coréenne en adoptant un nouveau logo, et bientôt une nouvelle charte graphique et un nouveau site internet.

L’adoption de cette nouvelle identité graphique s’inscrit dans une logique d’intégration de la FKCCI au réseau des chambres des CCI françaises à l’étranger, effective dans les faits, mais peu visible en externe par nos interlocuteurs.

En 2012, une première harmonisation s’est déployée en France avec succès : l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI) devient CCI France, et les Chambres locales adoptent chacune une version déclinée du logo de CCI France.

FKCCI-LOGO2014-twitterEn avril 2014, l’Union des CCI françaises à l’étranger devient CCI France International, en déclinant à son tour le logo de CCI France.

A partir de janvier 2015, la plupart des 112 CCI Françaises à l’Etranger membres du réseau de CCI France International décline l’identité visuelle de CCI France et s’appelle désormais les CCI Françaises à l’International (CCIFI).

Cette évolution visuelle permet d’affirmer visuellement notre appartenance au réseau et en renforcer la cohérence. Elle constitue un atout commercial majeur vis-à-vis de nos membres, de nos clients, de nos partenaires et de nos prospects.

FacebookTwitterLinkedInEmail

La K Food part à l’assaut du monde

2014 December 29
Comments Off
by Corée Affaires

Par Sébastien FALLETTI

« La vague culturelle coréenne est en train de secouer la planète. Nous allons en tirer profit pour faire de la cuisine coréenne une nourriture appréciée à travers le monde » Kwan Hoon LEE, directeur de CJ Group

Abench k food et introprès le Samsung Galaxy, le Bibimbap. La Corée du Sud dévoile sa nouvelle arme pour inonder les marchés de la planète et soigner son image comme sa balance commerciale. Et une fois n’est pas coutume, elle trouve ses racines dans les cinq mille ans d’histoire de la péninsule. La K food part à la conquête du globe, pour défier les parts de marchés des poids lourds de la gastronomie, de la France à l’Italie en passant par la Thaïlande ou la Chine. Comme au bon vieux temps du Miracle du fleuve Han, les chaebols mènent l’offensive avec l’appui d’un Etat stratège. Barbecue coréen ou la voiture Hyundai Sonata, même combat ! Mais cette fois, les plats coréens ont un atout de charmein attendu pour se distinguer sur ce marché global ultraconcurrentiel : les stars de la hallyu, la vague coréenne. Sans surprise, le géant de l’entertainment CJ est aussi un poids lourd du « food business », et il mise sur la synergie de ses deux activités pour conquérir la planète. « La vague culturelle coréenne est en train de secouer la planète. Nous allons en tirer profit pour faire de la cuisine coréenne une nourriture appréciée à travers le monde » explique le patron de CJ Group, M. Kwan Hoon LEE. Le groupe a les dents longues : il compte générer 13,4 milliards de dollars de vente de sa branche agro-alimentaire à l’horizon 2020, dont la moitié proviendra de l’étranger.

La stratégie a déjà été testée grâce à l’expansion d’une des marques phares du groupe « Tous les jours », sur le marché chinois. A Pékin ou Shanghai, les starlettes de la K-Pop se déhanchent aux sons de leur dernier tube qui passent en boucle sur les écrans dans les cafés TLJ. L’offensive s’accélère avec la marque de restaurant Bibigo, qui revisite le bibimbap à la mode contemporaine, en jouant la carte fraîcheur. L’enseigne est déjà ouverte aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, à Singapour, en Indonésie et bien sûr en Chine et elle ambitionne 1000 restaurants à l’horizon 2017 ! Les rivaux, comme le groupe SPC, qui possède les marques Paris Baguette, Paris Croissant ou Caffé Pascucci sont également en expansion à l’international, pour prendre le relais d’un marché local saturé. L’ouverture d’un Paris Baguette au coeur de la capitale française est déjà prévue pour l’été 2014.

Autre phénomène de fond, le succès des restaurants coréens à travers le monde, notamment à Paris où leur nombre a explosé depuis cinq ans. Si le barbecue ou le bibimbap sont les plats les plus populaires d’autres recettes comme les mandou (ravioli) ont désormais droit de cité même dans la capitale française. Surtout, une nouvelle vague se profile déjà : la gastronomie contemporaine et haut de gamme. « Nous travaillons à un nouveau concept contemporain de BBQ » explique Mme.  Vivian HAN, la patronne de Congdu, l’une des meilleures tables de Séoul qui va ouvrir de nouvelles adresses à Shanghai et aux Etats-Unis. C’est une révolution pour la Corée du sud, dont la cuisine est restée discrète sur le plan international jusqu’à la dernière décennie. « Les Coréens commencent à apprécier ce qu’ils sont. Lorsque je suis rentrée au pays au début des années 2000 j’ai dû ouvrir un restaurant français car la cuisine locale n’était pas jugée sophistiquée » explique Mme. HAN. aen20140723002600320_01_i

Cette offensive tous azimuts n’est pas sans ratés. La stratégie d’expansion orchestrée par l’épouse de l’ancien président Myung Bak LEE a tourné à l’échec, car trop centralisée. « On ne doit pas confier la cuisine à des fonctionnaires. Il faut éviter une stratégie pyramidale et laisser les initiatives de chacun s’exprimer » explique Mme. Fiona BAE, représentante de Séoul Gourmet, qui promeut la cuisine coréenne à l’international. Ce nouvel élan pose un défi au secteur agroalimentaire français, mais peut être source de partenariat. Défi pour la boulangerie Brioche Dorée, qui vient d’ouvrir ses premières boutiques à Séoul et compte miser sur le haut de gamme pour se distinguer de la concurrence locale. Avant lui, la marque française Paul s’était cassé les dents. La démocratisation de la demande coréenne dans un contexte de plus en plus concurrentiel est un élément à ne pas négliger pour les exportateurs français. Si le très haut de gamme reste un marché de niche relativement bien protégé, désormais, la qualité est demandée par la masse des consommateurs et doit donc s’accompagner d’un prix attractif. Sous peine d’aller acheter sa baguette, chez Paris Baguette…

FacebookTwitterLinkedInEmail

Comment communiquer en Corée du Sud ?

2014 December 22
Comments Off
by Corée Affaires

Capture caPar Laetitia VALLEE

La principale difficulté des produits français vient souvent d’un manque de compréhension des exportateurs français, réputés pour être des collaborateurs difficiles. En effet, communiquer en Corée du Sud implique bien souvent souplesse et redéfinition complète de sa stratégie, tant dans le message que dans les canaux utilisés. Comme l’explique M. Olivier MOUROUX, co-fondateur d’Asiance, « certaines sociétés font le choix de garder l’ensemble de leurs « guidelines » afin de rester en homogénéité parfaite au niveau global, au risque d’être incompris des coréens, alors que d’autres tentent de s’adapter complétement aux spécificités locales du pays. Le « star marketing », par exemple, fonctionne très bien en Corée : s’appuyer sur la notoriété de personnalités dans le monde de la Kpop ou des séries télévisées pour délivrer un message et promouvoir sa marque peut être d’une redoutable efficacité, mais cela implique de transformer sa stratégie pour trouver le bon messager. » L’anecdote du rouge à lèvre Yves-Saint-Laurent, dont les ventes ont explosé suite à sa prétendue parution dans le drama « My Love from the Stars » (l’actrice usait en fait Amore Pacific), en est un exemple parfait.

Le succès d’une telle stratégie découle d’une dimension incontournable de la Corée du Sud : le collectivisme, source de phénomènes de masse, d’effets de mode soudain qui peuvent s’observer jusque dans la rue, où des files de plusieurs dizaines de mètres s’allongent devant les restaurants en vue, souvent recommandés par un « power blogger ». « C’est le côté irrationnel du collectif : on veut faire l’expérience du voisin, pour ne pas être exclu. » constate M. Benjamin JOINAU. Dans ce contexte, et dans un pays aussi connecté et porté sur le numérique que la Corée, on imagine aisément l’influence des blogs et des réseaux sociaux. Ces supports sont cependant aussi puissants qu’ils sont risqués : « Sur le compte Facebook du Saint-Ex, j’avais communiqué sur une nouvelle formule de menu que nous proposions, dont nous étions satisfaits du rapport qualité-prix étant donné les coûts des ingrédients en Corée pour réaliser un repas français. La réaction de certains “fans” qui s’indignaient du prix trop élevé pour une quantité qu’ils pourraient soi-disant trouver moins cher dans un restaurant coréen, m’a surpris. A l’évidence, nous n’avions pas les mêmes référentiels : face à un consommateur sensible au prix et à l’abondance, ce n’était pas l’angle à aborder », se souvient M. Benjamin JOINAU.

A l’image de France Gourmet et sa « confiture de cochon » pour expliquer les rillettes, il faut « créer des référentiels communs afin d’intégrer les produits français dans les habitudes coréennes », explique Mme. Sukyoung CHUNG (Sopexa Korea). A l’entrée du fromage sur le marché, Sopexa Korea, dans sa dimension d’agence publique dédiée à l’agroalimentaire, a ainsi sollicité des chefs cuisiniers pour créer des recettes coréennes avec du fromage, comme des mandou (raviolis) fourrés au fromage. Qui plus est, « il faut faire très attention à aller au-delà d’une simple traduction et adapter son langage » insiste M. Olivier MOUROUX. Au restaurant par exemple, la présentation poétique des plats dans le menu français suscite le désir du consommateur français quand elle laissera le coréen perplexe. Les réseaux sociaux sont particulièrement sensibles, une traduction littérale du français sera incomprise, parfois mal vue des coréens (comme l’usage de l’impératif, courant en français) : si le français sera direct, le coréen créera un contexte avant d’annoncer son message. De même, la phonétique des mots peut être une barrière à prendre en compte dans sa communication ; si risotto est facile à prononcer en coréen, tartiflette l’est beaucoup moins… Une dimension que les importateurs coréens ne négligent pas, qu’importe la qualité du produit.

« Pour que la compréhension devienne désir, il faut agir sur l’expérience. » explique M. Jang Hyuk LEE, professeur de marketing à l’université de Korea University, « on peut décomposer les bénéfices d’un produit perçus par les consommateurs en trois catégories : le fonctionnel, le symbolique et l’expérientiel » Le produit alimentaire n’étant pas aussi visible que le vêtement par exemple, il ne repose pas sur le symbolique mais sur l’expérientiel, qui va susciter l’envie d’acheter, de renouveler le plaisir éprouvé. « Cette stratégie est d’autant plus efficace si elle s’opère chez le jeune individu et l’enfant, qui développeront ensuite des habitudes de consommation. » préconise M. LEE. Ainsi France Gourmet participe-t-il à des foires et marchés dans les écoles ou organisés par les associations de femmes, qui ont un rôle prescripteur, en mettant en place des dégustations, indispensables à la création d’expérience. Celle-ci peut se réaliser tant directement qu’indirectement, par les leaders d’image ou les programmes télévisés tel que les « Grands-pères plutôt que les fleurs », une émission qui a fait décoller le tourisme coréen en Alsace (où les protagonistes se sont rendus).

Dans un pays en constante évolution, si le défi est de taille, il est loin d’être impossible, on l’aura vu au succès des pâtisseries, à l’origine absentes de la culture culinaire coréenne, et de marques telles que Paris Baguette… La gastronomie française a tout à gagner, à condition de savoir s’adapter et se recréer.

FacebookTwitterLinkedInEmail

Gala Interview – Le vin en Corée

2014 December 17
Comments Off
by Corée Affaires

A l’occasion du Gala 2014 sur l’Art du Vin, l’équipe de la FKCCI a rencontré le sommelier Soo Min CHO.

gala pg1Que représente le vin en Corée ? Comment est-il consommé ?

Dans les années 90, le vin était principalement consommé par les classes sociales élevées, distribué dans les hôtels haut-de-gamme. Au début des années 2000, avec le développement de la restauration et des « wine bar », la consommation du vin se vulgarise peu à peu, et on peut maintenant trouver du vin dans la distribution directe, des « Department Stores » aux grandes surfaces. Depuis 5 ou 6 ans, la variété de vins importés s’étend, notamment grâce à l’apparition d’associations et clubs de dégustation. L’image du vin, d’abord vu comme complexe et difficile à consommer, s’est beaucoup ouverte et les Coréens sont bien plus à l’aise avec la consommation de vin aujourd’hui : sa représentation dans les émissions et séries télévisées a largement contribué à sa popularité, et les réseaux sociaux ont joué un rôle de bouche à oreille très viral.

Comment est considéré le vin français ? 

La diversité du vin français, mousseux, rouge ou blanc, est très appréciée : chaque vin reflète la région dont il est issu. La réputation des vins français n’est plus à faire, mais il est tout de même nécessaire de bien promouvoir les nouveaux venus sur le marché coréen : tout appréciée qu’elle soit, cette diversité peut aussi perdre le consommateur ; de nombreux vins demeurent peu connus des Coréens. Par exemple, si des régions comme Bordeaux sont très populaires, le vin jaune du Jura ou les vins de la Loire ou d’Alsace sont méconnus.

Quelle est l’histoire du vin coréen ?

Le raisin est d’abord arrivé de Chine à l’époque Goryeo (du Xe au IXe siècle). Sa culture a vraiment commencé au début du XXe siècle : en 1906, suite à la création d’un bureau gouvernemental pour l’horticulture, des cépages américains sont importés et cultivés à Ddukseom. Le marché se développe notamment sous l’impulsion de l’entreprise Haetae, avec son vin « Noble Wine ». La stratégie de communication à l’époque l’associait aux classiques bordelais ! En 1977 apparaît le vin Majuang.

Votre avis sur le vin coréen ?

La Corée fait beaucoup d’efforts pour améliorer son propre vin, notamment grâce aux investissements du gouvernement. Le pays fait appel à des spécialistes, comme Denis DUBOURDIEU, le directeur général de l’Institut des sciences de la vigne et du vin de Bordeaux (ISVV), qui est venu en Corée pour visiter les vignobles et conseiller les exploitants. L’université de Kunkuk a ouvert en 2006 un département d’oenologie, ce qui va favoriser la formation d’experts coréens et devrait amener de nombreux progrès.

FacebookTwitterLinkedInEmail

Gala Interview – INSOONI

2014 December 16
Comments Off
by Corée Affaires

A l’occasion du Gala 2014, l’équipe de la FKCCI a rencontré Insooni, invitée d’honneur de la soirée.

Insooni, née le 5 avril 1957, a commencé sa carrière en 1978 au sein du groupe Hee Sisters. Elle a depuis enregistré plus de 19 albums et est reconnue comme la diva du RnB coréen. Ses fans sont toujours aussi fidèles, après 36 ans de carrière. Elle est l’une des rares chanteuses à avoir donné concert au Carnegie hall à New York et a gagné de nombreux prix, comme celui de la chanteuse la plus populaire au Daegu International Musical Festival en 2012.

Vous avez commencé votrecarrière avec le groupe Hee Sisters et vous êtes maintenant une des chanteuses favorites des Coréens, en témoigne votre surnom de « Grande soeur nationale ». Qu’avez-vous appris au cours de votre carrière ?

Si au début de ma carrière, je me contentais surtout d’exécuter ce que l’on me demandait en répétition, j’ai peu à peu appris à chanter pour transmettre mes expériences, ce que j’ai vécu, ressenti et compris. Je ne chante pas pour moi, ou seule, je chante pour mes spectateurs. C’est ce rapport au spectateur, cette osmose que l’on ressent sur scène, qui m’a appris à chanter avec le coeur et non la tête ; c’est primordial pour un chanteur.

Qu’est-ce qui fait votre fierté de chanteuse ?

Chaque concert est spécial. Quelle que soit la taille de la salle, la réponse des spectateurs est magique : dans une grande salle, l’énergie du public est très puissante et je me laisse porter avec eux ; dans une petite salle, je peux créer une relation spéciale avec les spectateurs. C’est dans ces moments que ma fierté de chanteuse est la plus grande. Chaque concert est l’occasion de transmettre un message de passion, d’amour de la famille, d’espoir : mon rôle de chanteuse est de transmettre de l’émotion aux spectateurs.

Quels artistes vous ont particulièrement influencée ? Y aurait-il un Français parmi eux ?

Shirley BASSEY, qui a interprété de nombreux thèmes des bandes originales de James Bond, m’a beaucoup influencée par ses prestations : ses expressions, sa gestuelle ou son charisme sont très expressifs et transmettent un message fort aux spectateurs. Ecouter ses chansons, c’est comme regarder un film. J’ai un grand respect pour Edith PIAF. Cette femme a sublimé sa vie, aux épreuves particulièrement difficiles. L’hymne à l’amour me touche beaucoup.

Quels sont vos projets pour l’année 2015 ?

Je vais m’attacher à développer davantage l’école de Haemil, que j’ai créée en 2013 et dont je suis actuellement membre du conseil d’administration. Située à Hongcheon, cette école primaire a pour ambition de fournir aux jeunes un enseignement alternatif et un environnement adapté, qui les aident à s’épanouir, à être curieux et à grandir en harmonie avec la communauté locale. Je vais aussi sortir une nouvelle chanson tout prochainement, en début d’année prochaine.

Un dernier mot ?

Tout le monde a un rêve, que ce soit quelqu’un qui ait déjà réussi ou qui se batte toujours pour y arriver : vivez toujours avec ces rêves en tête, allez toujours plus loin !

FacebookTwitterLinkedInEmail

Gala Interview – Yann Le BOURDON Président de L’Oréal

2014 December 15
Comments Off
by Corée Affaires

YAN LEUne force de L’Oréal est de savoir créer des produits extrêmement bien adaptés à un circuit de distribution donné. Qu’est-ce qui caractérise le  marché coréen en termes de distribution ?

La distribution en Corée est très diversifiée, avec des points de vente très haut-de-gamme en grands magasins d’un côté et une grande variété pour les produits plus accessibles de l’autre côté : les « brand shop » (magasins distribuant leur marque directement), les hypermarchés, les « drugstores ». Le « Home shopping » et bien sûr internet sont des canaux très populaires aussi. L’Oréal Korea est positionné sur la plupart de ces canaux ainsi que les cliniques et les salons professionnels, avec des gammes de produits adaptés pour chaque circuit au travers de 4 divisions et 16 marques distribuées.

Cette année a été portée sur l’économie créative et l’innovation ; comment innover dans le secteur des cosmétiques, surtout en Corée, réputée pour son marché « fast cosmetics » ?

Le marché cosmétique coréen est extrêmement rapide ; les consommateurs sont très ouverts à la nouveauté. L’innovation et le développement de produits est donc un pilier de L’Oréal, qui investit fortement dans la R&D et s’appuie sur 4000 chercheurs. L’Oréal dépose plus de 600 brevets par an et propose des produits toujours plus efficaces, comme le sérum Advanced Génifique, un activateur de jeunesse très novateur, ou encore Yves Saint-Laurent Rouge Pur Couture Vernis à Lèvre (que vous retrouverez dans les lots offerts par L’Oréal aux convives du Gala), soit le premier rouge à lèvre à combiner la texture et le brillant d’un gloss avec la couleur, la longue tenue et le confort d’un bâton !로레알

Pourquoi parle-t-on de la Corée comme d’un marché test ?

Le marché coréen est très intéressant de par la sophistication des consommateurs, dont les rituels de beauté sont passés de 6 produits quotidiens en 2009 à 6.5 en 2013… La mission du groupe L’Oréal est la « beauté pour tous », mais dans le respect des différences de peau, des contextes climatiques, etc. Le groupe a donc mis en place une stratégie d’universalisation, par opposition à la globalisation qui consiste à introduire un produit dans le monde entier sous la même forme. Nous nous attachons en effet à développer des concepts que nous pouvons ensuite adapter et différencier selon les régions. L’Asie est un marché en très forte croissance pour les cosmétiques, et cela nous intéresse beaucoup d’observer les besoins et réactions des consommateurs coréens pour développer ensuite les produits les plus adaptés à l’Asie. La beauté coréenne correspond en effet à un modèle « aspirationnel » qui garantit un certain succès sur le reste de la région.

C’est votre deuxième expérience en Corée, après avoir été General Manager de L’Oréal Luxe de 2005 à 2008 ; quelles évolutions du marché avez-vous pu constater depuis votre retour et votre prise de poste en tant que président de L’Oréal Korea ?

Outre le développement des « brand shop », c’est surtout l’émergence des « drugstores », comme Olive & Young ou Watsons, dont je constate l’importance. Le consommateur coréen semble vouloir apprécier une plus grande diversité de choix, dans un environnement qui lui donne un accès libre et clair à de nombreux produits et marques. Ce circuit attire principalement les jeunes de 20 à 35 ans, ces derniers sont devenus très connaisseurs et utilisent une large palette de produits et marques selon leurs besoins. J’observe aussi une forte croissance du maquillage.

A l’occasion du Gala, la FKCCI travaille avec l’association Le Fruit d’Amour en reversant une partie des bénéfices. Quelles sont les actions Responsabilité Sociale d’Entreprise de L’Oréal ?

L’Oréal Korea a toujours joué un rôle actif en tant qu’entreprise citoyenne. Nous organisons le prix « Korea L’Oréal – UNESCO for Women in Life Science »: nous avons déjà eu 50 lauréates en Corée ! Plus récemment, nous avons créé le programme « Science Open Lab » pour encourager les lycéennes intéressées par les sciences à visiter un laboratoire universitaire et participer activement à un cours de haut niveau. Ce dans le but de rétablir un équilibre dans la communauté scientifique, encore très masculine. Nous avons aussi un programme « Working Mom, the Second Beautiful Choice », qui vise à aider les mères en rupture d’emploi à se réinsérer sur le marché du travail. Enfin, L’Oréal Korea participe au projet « Group Home », un foyer dans lequel sont accueillis des enfants en situation de détresse. Nous les soutenons notamment au travers d’un Citizen Day, auquel tous nos employés sont appelés à participer. Suite à toutes ces activités, L’Oréal a notamment reçu le « 2013 CSR Award », décerné par la KOTRA en 2013.

FacebookTwitterLinkedInEmail

Les décors du Gala – D.P.J. & Partners Architecture

2014 December 12
Comments Off
by Corée Affaires

gala deco3

Pour la FKCCI, les décors du Gala annuel sont essentiels à la réussite de la soirée. A travers eux, nous cherchons à créer des souvenirs uniques et faire voyager les invités dans un univers qui les dépayse de leur quotidien séoulite. Cette année, l’Art du Vin vous amènera aux quatre coins de la France, entre vignobles et caves à vin… Ce thème de l’Art du Vin a cette force qu’il fédère Français comme Coréens : si l’intérêt des Français pour ce breuvage aux subtiles saveurs est historique, celui des Coréens est plus récent mais pas moins vif, en est témoin le doublement de la consommation de vin en 10 ans ! Ce rapport au vin au Pays du matin calme est fortement lié à la France, premier fournisseur de la Corée en valeur. Le monde du vin français peut pourtant paraître complexe, et ce gala est l’occasion d’en clarifier certains mystères… 

Le thème permet en effet à la FKCCI d’introduire les régions viticoles de France : Bourgogne, Bordeaux, Côtes du Rhône,… Nous souhaitons élargir la connaissance de la France auprès des Coréens au travers de cet évènement grandiose et des décors, au cœur de cette intention pédagogique. Cette route du vin révèle la richesse et la diversité du vin français et l’importance de son rapport au sol : le vin, c’est avant tout des terroirs et des artisans. Cette dimension est unique à la France, et la carte à grande échelle affichée dans la salle vous permettra de vous repérer dans les régions viticoles et terroirs… Cette carte vous servira aussi de plan pour vous placer dans la salle : celle-ci est en effet divisée en 4 régions viticoles : Bordeaux, Bourgogne, Champagne, Côtes du Rhône. Sur les pans de mur, des fenêtres ouvertes sur des images de France vous font suivre la création du vin : les vignobles et la beauté de leurs paysages, puis les chais, où le vin est vieilli en tonneau, avant sa mise en bouteille. Promenez-vous et ouvrez bien vos yeux : le Gala, c’est aussi l’Art du Détail ! Et maintenant, comme dirait notre ami Alphonse DAUDET : « quand le vin est tiré, il faut le boire ! »

gala deco2

FacebookTwitterLinkedInEmail