Osez la Corée avec la FKCCI !

2016 December 2
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by Corée Affaires

seoulPourquoi oser la Corée ? A l’heure où l’équilibre des puissances bascule vers l’Asie, de plus en plus d’entreprises se tournent vers l’Extrême-Orient. Aujourd’hui, quelques 5 600 entreprises françaises exportent vers la Corée dont 65 % de PME.

Pivot régional remarquable, la Corée constitue la porte d’entrée aux puissances voisines. La proximité de la Chine est l’élément phare de l’argumentaire des zones franches qui se sont multipliées ces dernières années. La Corée nous étonne par sa capacité à exploiter ses atouts, lui conférant un rôle économique et géopolitique majeur. Elle est le premier pays en dépenses R&D par rapport au PIB, 4e pays déposant de brevets au monde et premier dans les TIC en termes de connectivité de ses habitants. La péninsule est aussi réputée idéale pour tester de nouveaux produits et concepts au vu de la réactivité de son marché. « Quand on avait analysé différents pays pour définir notre stratégie à l’international, la Corée nous est apparue comme particulièrement ouverte et transparente avec de faibles barrières douanières. On a vu un réel potentiel du marché domestique mais aussi de l’export de par la demande des conglomérats coréens orientés vers l’international » explique Maurice Gorgy, PDG de Gorgy Timing. Cette PME originaire de l’Isère est leader de la synchronisation sécurisée et la distribution de l’heure certifiée. « Notre métier est de synchroniser via les protocoles réseaux les systèmes informatiques connectés pour qu’ils aient la même heure. Nous sommes au cœur des enjeux de cyber sécurité, d’où le choix de la Corée, pays du numérique particulièrement vulnérable à ces enjeux. On a équipé par exemple la chaîne SBS, et le Prelude FLNG, plateforme d’extraction et de liquéfaction du gaz naturel, construit par Samsung Heavy Industries et Technip. »

« En tant que PME, nous savons qu’il faut être sur place », ajoute-t-il. C’est dans ce contexte que la société a fait appel au service d’appui aux entreprises (SAE) de la FKCCI.  « Nous avons d’abord approché la CCI de Grenoble avec le programme « valid’export ». Ils nous ont ensuite dirigés vers la FKCCI. Le service est professionnel ; il donne les bonnes informations et contacts au moment opportun. C’est une petite équipe mais très disponible ! » Après la réalisation d’une étude de marché, Gorgy Timing s’est lancé dans la prospection, et dispose désormais d’un chef de projet commercial à temps partagé à la FKCCI pour assurer un rôle d’intermédiaire. De l’approche du marché (veille, organisation de voyages d’étude), à la prospection commerciale (salons professionnels, mise en contact avec des partenaires locaux) jusqu’à l’implantation (création d’une structure locale, portage des salariés, domiciliation, etc.), le SAE propose d’accompagner les entreprises du début à la fin de leur projet de développement en Corée.

C’est par son aide apportée aux PME telles que Gorgy Timing que le SAE n’a cessé de croître. Avec plus de 40% de contrats signés suite aux missions, son chiffre d’affaire est passé de 125 millions de won en 2009 à 670 millions en 2015 ! Pour Stella Yoon, directrice du SAE, trois clefs expliquent cette performance étonnante : le rapprochement avec les institutions coréennes, la véritable biculturalité de l’équipe et la flexibilité des services.

Mode in France 2016« Depuis quelques années, la Chambre a formé de nombreux partenariats avec les institutions coréennes qui lui ont permis de développer son réseau local, très utile pour trouver des partenaires auprès de nos clients français. » Après un premier MOU signé en 2011 avec le Coex, sept autres furent conclus avec les mairies de Daegu et Busan, la KCCI, ou encore la KITA. « On a tendance à se méfier des MOU, mais ils font partie des modes de communication en Corée. Cette démarche permet une première prise de contact nécessaire qui ouvre la voie à d’autres coopérations », décrit David-Pierre Jalicon, président de la FKCCI. « Grâce à cet ancrage local, nous avons aussi développé un portefeuille de clients coréens, tels que les zones franches, qui représentaient 40% de nos clients en termes de valeur en 2015 », se félicite Stella Yoon. « Ils voient que cela peut marcher avec les CCI. Avec elles, ils bénéficient de prestations plus spécialisées qu’avec les instances coréennes et à prix plus compétitifs qu’en cabinet de conseil. »

Ainsi, la FKCCI bénéficie d’une casquette institutionnelle tout en adoptant le mode de fonctionnement du secteur privé, lui conférant une grande flexibilité. « Nous ne travaillons pas en fonction de notre catalogue mais cherchons à cerner les besoins de chaque client. Pour une société qui n’a jamais importé par exemple, on va lui proposer une solution peu coûteuse et peu risquée comme l’envoi d’échantillons de produits, avec lesquels nous testons le marché. » Entièrement autofinancé, le SAE offre des résultats rapides, le « palli palli » coréen oblige. « Nous avons fait appel à la Chambre pour la domiciliation, le service de recrutement ainsi que la prise en charge de toutes les procédures administratives. Depuis la prise de décision jusqu’à l’établissement de notre bureau sur place, le processus n’a pris qu’un mois ! » explique Ching-Sheng YU, directeur des ventes Asie du groupe Nicomatic. L’entreprise, spécialiste de la micro-connectique dans les secteurs de la défense et l’aéronautique, s’intéresse de près à la Corée depuis 2010 dans le cadre des programmes de modernisation de sa défense. Elle a ainsi fait appel au SAE pour faciliter son implantation et bénéficie des services d’incubation du Business Center depuis 2014, l’offre de bureaux clés-en-main de la FKCCI.

Alors, n’hésitez plus, osez la Corée avec la FKCCI !

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Le Marché de Noël au Parc du Ginkgo

2016 December 1
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by Corée Affaires

marche-de-noelLe samedi 10 décembre, un marché de Noël sera organisé au parc Ginkgo à Seorae Maeul, de 10h à 16h. Vin chaud, café et confiseries seront au rendez-vous. Ce marché fait partie des 21 événements organisés dans le cadre de la semaine de clôture de l’Année de la France en Corée.

Cette année, le marché de Noël est l’un des événements de clôture de la célébration du 130e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France et de l’Année de la France en Corée.

L’année dernière, quelques milliers de personnes ont marché autour du parc du Ginkgo pour profiter de la nourriture, de l’artisanat et d’autres activités de la Foire de Noël. Cette année, la surface sera étendue pour accueillir plus de stands et de visiteurs.

Quelques faits clés sur le marché français de Noël:

De nombreux billets de tirage au sort vendus, trente stands, 90 litres de vins mull et 500 tasses de café chaud, poignées de bonbons et des dizaines de lettres recueillies par le Père Noël …

Grâce à nos commanditaires et de nombreux visiteurs, les gains du marché , soit plus de 9 500 000 won gagnés l’année dernière, ont été offerts aux organismes de bienfaisance par les co-organisateurs (ADFE et AFC) et la ville de Seocho.

De nombreux sponsors soutiennent cet événement  comme deLonghi, Axa, Renault Samsung Motors, L’Oréal, D.P.J & Partners, Bolloré, Bluebell, Champagne MUMM, Nescafé, Boston Dental Clinic, Adidas et de nombreux fournisseurs locaux.

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Les défis d’accès au marché coréen : comment faire entendre sa voix ?

2016 November 25
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by Corée Affaires

Luncheo

Par Oriane Lemaire

Malgré l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et la Corée en 2011, les problématiques d’accès au marché local restent au cœur des préoccupations des entreprises étrangères. Visas, immigration, importation parallèle, règles sur les appels d’offre, fiscalité, etc. Autant d’enjeux auxquels font face les entrepreneurs qui n’ont souvent pas les moyens de les soulever auprès des décideurs. Pas facile de faire entendre sa voix : c’est là que la FKCCI intervient.

La FKCCI s’est forgée une identité véritablement biculturelle : aujourd’hui, plus de 40% de ses membres sont coréens. Une telle ouverture a été très bien accueillie par les décideurs locaux, qui reconnaissent en la Chambre, un porte-voix légitime des entreprises françaises. « La FKCCI est reconnue comme un interlocuteur habituel des pouvoirs publics. Les instances coréennes se tournent vers les chambres de commerce étrangères pour connaître le point de vue des entreprises », explique Lucas Boudet, secrétaire général de la FKCCI.

« Dans l’autre sens, nos membres nous placent au cœur des problématiques d’investissements et d’accès au marché. […] Nous allons écouter, agréger, hiérarchiser puis relayer de manière anonyme leurs demandes », ajoute-t-il.

Comment les entreprises étrangères perçoivent-elles le climat des affaires sur la péninsule ? Malgré un ralentissement conjoncturel et les défis liés aux réglementations nationales, la Corée continue de représenter un marché attractif. Selon le Business Confidence Survey conduit chaque année par les chambres européennes en Corée, 90% des entreprises interrogées considèrent en 2015 que le pays revêt une importance égale ou accrue dans leur stratégie globale. Près de 60% d’entre elles confirment également leur volonté de développer leurs activités (contre 50% en 2014).

Et ce, malgré plusieurs défis. Parmi eux, si les sociétés citent principalement la conjoncture globale ou la hausse du coût du travail, elles placent également dans leur top 5 la volatilité de la mise en œuvre des règlementations. « Nous faisons face à un problème de capillarité entre la prise de décision au plus haut niveau et leur application par les différents agents qui ne sont pas au courant des évolutions législatives ou qui les interprètent différemment. Cela crée un décalage entre un discours pro-investissements étrangers et la réalité du terrain », analyse Lucas Boudet. « Les sociétés peuvent s’accommoder d’évolutions législatives mais elles ont du mal à se projeter dans le temps face à la volatilité des réglementations souvent décidées en réaction de l’opinion publique », ajoute-il.

Parmi ces défis, on retrouve l’accès limité au financement des banques locales qui requièrent une caution coréenne, l’exigence de références locales dans le cadre d’appels d’offres publiques discriminant les nouveaux entrants, l’opacité et la durée imprévisible (de quelques mois à quelques années) des procédures d’audit des douanes, ou encore le décalage entre normes internationales et domestiques notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire et de l’automobile.

SAMSUNG CSC« Une problématique qui nous tient à cœur est celle des visas. Il existe un quota pour limiter à 20% le nombre d’étrangers au sein d’une entreprise coréenne. Avec le soutien de l’ambassade, nous avons réussi à supprimer ce quota pour deux ans dans les domaines de l’économie créative » se réjouit David-Pierre Jalicon, président de la FKCCI. « L’enjeu est désormais de formaliser les demandes et centraliser nos voix pour gagner en efficacité et crédibilité auprès des institutions coréennes. […] Les services économiques de l’ambassade et les conseillers du commerce extérieur sont également sollicités. Nous travaillons donc de concert afin d’obtenir une vue exhaustive des différentes problématiques. » La FKCCI se coordonne également avec les autres chambres de commerce étrangères : depuis 2015 par exemple, elles se réunissent régulièrement avec les douanes coréennes pour soulever les points clefs relatifs aux importations. D’autres moments clefs ponctuent l’année, dont de nombreux rendez-vous ministériels ou encore le Foreign Investment Advisory Council, événement biannuel où les ministères répondent aux requêtes des chambres et grandes groupes sous l’égide de l’ombudsman du KOTRA.

Ainsi, si des avancées réelles sont enregistrées, c’est aussi parce que l’union fait la force. Comme le proclamait M. Jalicon à l’Assemblée Générale de la FKCCI: « Ces processus prennent du temps. Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes reconnus, plus nous sommes influents ».

 

 

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Séminaire French Tech Seoul – Open Innovation

2016 November 24
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by Corée Affaires

French Tech SeoulLa French Tech Seoul vous invite à son séminaire sur l’Open Innovation, le 8 décembre 2016 au TIPS Town. L’Open Innovation est la faculté pour une entreprise de diversifier ses procédés d’innovation en s’ouvrant à différents environnements et écosystèmes dans le but de faciliter l’échange d’idées et de nouveaux concepts. Ce séminaire est l’occasion pour les entreprises françaises et coréennes de partager leurs bonnes pratiques et d’échanger leurs points de vue sur les dynamiques d’innovation au sein des écosystèmes.

Téléchargez le formulaire d’inscription ici.

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Le symposium ‘Global Economic Environmental Changes and Wage System Reform’

2016 November 23
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by Corée Affaires

hr-forum1Le symposium ‘Global Economic Environmental Changes and Wage System Reform’, organisé par la Fondation du Travail de Corée (Korea Labor Foundation), aura lieu le 29 novembre au Seoul City Club. Ce symposium réunira les experts du monde économique et leur permettra d’échanger sur les différents enjeux en Corée dans plusieurs domaines tels que l’évolution démographique et la croissance économique.

 Pour en savoir plus, consultez le programme de l’événement ici.

*Un service d’interprétation simultanée sera offert.

 

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CCI France International, un réseau mondial

2016 November 18
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by Corée Affaires

ccifranceinternational-cmykFondée en 1907, CCI France International rassemble 115 Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’International (CCI FI) soit 166 implantations dans 85 pays. Elle constitue le 1er réseau français d’entreprises, avec plus de 35 000 membres. Ce réseau constitue une véritable force pour les membres de la FKCCI, les connectant aux institutions et entrepreneurs du monde entier. Dominique Brunin, Délégué Général de CCI France International, répond aux questions de Corée Affaires :

Quelles sont les forces des CCI FI pour accompagner l’internationalisation des entreprises françaises ?

Je dirais qu’elles ont 4 avantages : tout d’abord, la force d’un réseau animé par des chefs d’entreprises de plus de 85 pays, qui à priori, ont réussi et sont à même de partager leur expertise. Ensuite, les CCI FI constituent un vecteur de promotion pour les entreprises françaises mais aussi locales, en les intégrant dans les dispositifs politiques des pays où elles sont implantées. C’est un réseau qui bénéficie ainsi d’une couverture mondiale et qui trouve son prolongement en France avec le réseau des CCI de France. Les deux réseaux collaborent en effet très étroitement pour accompagner tant les entreprises françaises vers l’étranger que les entreprises étrangères vers la France.
Enfin, les CCI FI sont fortes de plus d’un millier de collaborateurs français et étrangers, chacun faisant preuve d’une force d’innovation et d’agilité remarquable.

Pouvez-vous expliquer plus précisément la collaboration entre CCI de France et CCI International ?

Les CCI de France, au nombre de 152, et les CCI FI partagent le même ADN : l’entreprise, l’entrepreneur. Cet ADN est bien plus fort que leurs différences, qui sont surtout de statut : les CCI de France sont publiques tandis que les CCI FI sont des organismes privés, à but non lucratif. CCI FI est autant le prolongement de CCI de France que l’inverse, comme je le disais : nous pouvons travailler entre la France et l’étranger, dans les deux sens. L’ADN partagé des deux réseaux se traduit par une direction commune, une même marque, une même identité visuelle et un certain nombre d’outils (CRM, site web, etc.) et de produits communs, comme les journées pays ou les accueils de délégations étrangères dans les CCI de France. Nous travaillons activement au développement de prestations harmonisées comme CCI IMPLANTATION+. Cette dernière est une marque commune à deux modules pour les entreprises : un module de conseil en France par les équipes CCI International dans les régions, en amont de leur implantation à l’étranger, et un module de services à la carte assurés par les CCI FI dans le pays visé. Une méthodologie partagée organise les interactions entre CCI et CCI FI, et entre ces deux modules, qui pourront être achetés par les entreprises indépendamment ou en succession l’un de l’autre.

En quoi le fait d’être un réseau international de CCI de plus en plus resserré appuie les chambres localement ?

Cela nous permet de renforcer les passerelles entre la France et l’étranger d’une part, et les différents pays d’autre part. Notre réseau n’est plus vertical et se caractérise plutôt par l’idée de « toile d’araignée ». Les CCI FI peuvent travailler avec la France, mais aussi avec leur zone géographique et  au-delà. Par exemple, les CCI de Thaïlande et de Chine ont amené des délégations d’entreprises au Myanmar. Ou encore, le directeur de la CCI Russie était récemment à Tokyo pour présenter aux entreprises basées au Japon les opportunités d’affaires en Russie. Notre ambition pour les prochaines années est de renforcer ce maillage et les interactions inter-pays.

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Rencontre avec l’artiste-peintre Jocelyn Akwaba-Matignon

2016 November 16
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by Corée Affaires

Propos recueillis par Karen Landa

Jocelyn Akwaba-Matignon est un artiste-peintre guadeloupéen. Titulaire du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, il réalise régulièrement depuis vingt-cinq ans des expositions où il dévoile sa recherche artistique sur les multiples facettes de ses origines. Corée Affaires l’a rencontré à l’occasion de sa première exposition individuelle en Corée, « De l’Infini au Centre » à la KF Gallery du 6 au 26 octobre 2016.

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Q. Vos créations semblent avoir une très forte portée philosophique. Pourriez-vous nous en dire plus sur les messages que vous souhaitez transmettre à travers votre art ?

art, exposition, KF galleryR. Mes œuvres ont une portée non seulement philosophique mais aussi symbolique et surtout spirituelle, dans le sens de la quête de l’esprit. Je cherche à amener le public à comprendre avec le cœur. Mon art est un panneau indicateur qui aide les spectateurs dans leur quête spirituelle.
L’une des œuvres phares de cette exposition est la roue de médecine amérindienne. La roue est composée de 7 couleurs dont le vert pour la terre et le bleu pour le ciel. Lorsque l’on mélange ces deux couleurs, on obtient du turquoise, la couleur symbolisant le serpent à plume. Le serpent est une analogie avec le déroulement de la vie humaine qui est faite de serpentassions : pour grandir, le serpent doit se défaire de sa peau afin de s’alléger et de mûrir. La roue de médecine amérindienne en elle-même est un message du cœur : son centre représente le cœur de l’Homme. Tout ce que je présente va vers ce message : la voix du milieu et la voix du cœur.

Q. Pouvez-vous nous expliquer le concept de cette exposition ? Y a-t-il une œuvre en particulier que vous souhaitiez faire découvrir au public coréen ?

R. Cette exposition « De l’Infini au Centre » ou « La Voix du Milieu » montre que si une multitude d’éléments nous différencient, nous nous rapprochons aussi par notre volonté de nous alléger, comme le serpent à plume, pour nous rapprocher du centre. L’objectif de cette exposition, et de la vie de manière plus générale, est d’arriver à ce que les Hommes sortent de leur ego et de leur « moi » pour arriver vers quelque chose de plus universel.

thierry16Les œuvres ont toutes une histoire intéressante car elles ont été créées spécialement pour cette exposition et n’ont donc jamais été exposées ailleurs. Néanmoins, nous avons choisi de mettre en avant « Sous le soleil Jaguar »  qui a servi pour l’affiche officielle de l’exposition. C’est la première œuvre que j’ai réalisé pour cette exposition. Dans cette toile, il y a des références à la Corée, au jaguar, au soleil, à l’infini et au centre. C’est une œuvre qui contient du phosphore car il matérialise les ombres : dans l’obscurité, les ombres deviennent de la lumière. Il faut prendre le temps de s’arrêter et de regarder les détails dans un monde où tout va vite.

La roue de médecine amérindienne est également à voir. J’y ai aussi intégré des éléments de la culture coréenne comme les 4 trigrammes du drapeau coréen.

Q. Votre exposition a lieu dans le cadre de l’Année France-Corée, qu’est-ce que cela représente pour vous de pouvoir mettre en lumière une partie assez peu connue de la France (les territoires d’Outre-Mer) sur une plateforme internationale ?

exposition, Année France-Corée

L’artiste Jocelyn Akwaba-Matignon avec l’Ambassadeur de la France en Corée, Fabien Penone

R. Je suis ravi de pouvoir présenter « De l’Infini au Centre » en Corée car c’est toujours intéressant de voir la manière dont on est perçu à l’étranger. Je sens que même le peuple guadeloupéen est fier de cette exposition qui apporte un élément de beauté à cette Année France-Corée. Je remercie l’Institut Français et la Korea Foundation Gallery qui ont beaucoup travaillé pour faire de ce projet une réalité.

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La FKCCI, 30 ans d’histoire(s)

2016 November 11
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by Corée Affaires

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Par Laetitia Vallée

En juin 1986, une vingtaine d’entrepreneurs français, parmi lesquels Jean Videau de la SOGEKO (Korean French Banking Corporation) et François Bonnay de Solétanche, se rassemblent à Séoul dans les locaux de la Kofran, (joint-venture créée en 1975 entre Rhône-Poulenc et Oriental Chemical Association) pour fonder la French Business Association in Korea.

C’est dans les années 60 que les premières entreprises françaises commencent à travailler avec la péninsule, principalement dans les biens d’équipement, alors que la Corée entame son processus de croissance folle qui lui permettra, cinquante ans plus tard, de se classer parmi les pays développés avec un PIB de 28 000 dollars par habitant. Vingt ans plus tard, la communauté d’affaires française a grandi et ressent bientôt le besoin de se structurer, d’améliorer la communication entre ses membres et de s’affirmer auprès de ses interlocuteurs comme corps constitué. En 1986, centenaire des relations franco-coréennes, « la création de la Chambre s’imposait pour rehausser l’image de la France et montrer qu’il existait une communauté d’affaires structurée et susceptible d’agir au plus haut niveau », explique Jean Videau, l’un de ses fondateurs. « Les Etats-Unis, le Japon et le Royaume-Unis disposaient déjà de leur Chambre de commerce, alors que la France manquait de représentant identifié, ce qui était regrettable dans un pays où les titres sont si importants et où, en affaires, l’on préfère traiter d’égal à égal », ajoute M. Videau.

Un bureau de 6 membres est donc constitué avec à sa tête Hugues Hannon, premier Président. En 1987, la French Business Association in Korea devient la Chambre de commerce et d’industrie française en Corée, forte d’une trentaine de Membres, et rejoint le réseau des Chambres de commerce françaises à l’étranger. Avec seulement un budget annuel de 20 millions de won, une secrétaire et la majorité des tâches assurées par le Comité exécutif, la Chambre est ambitieuse et assure déjà quelques missions d’études sur le marché coréen pour des entreprises françaises. Dans les années 90, l’offre française en Corée évolue en fonction de la demande du marché coréen ; elle se diversifie et s’ouvre aux biens de consommation. En 1991, la Chambre rassemble 91 Membres ; elle décide de « se coréaniser » en ouvrant son adhésion aux entreprises non françaises. Dès lors, la communauté d’affaires française et la Chambre ne cesseront de s’agrandir, de se renouveler et se diversifier jusqu’à devenir ce qu’elles sont aujourd’hui, fortes de près de 200 entreprises françaises et plus de 340 Membres pour la FKCCI. Ce numéro anniversaire de Corée Affaires est l’occasion de faire le bilan, tant de la Chambre (voir la frise historique p. XX) que de la communauté française, grâce à l’enquête d’Eva John p. XX sur les grandes aventures françaises en Corée ses 30 dernières années. Car la Chambre, ce n’est pas seulement une institution, mais un réseau de vies, de projets et d’histoires au travers de ses Membres et de la communauté franco-coréenne.

Mais avant toute chose, revenons aux bases : sous la dénomination de Chambre de commerce, on retrouve des structures multiples dont les missions sont si larges qu’elles sont souvent mal comprises.

img_4720Qu’est-ce qu’une Chambre de commerce et d’industrie ?

Les Chambres de commerce françaises à l’étranger sont des associations de droit local indépendantes. Leurs buts premiers sont, d’une part, de développer le commerce et les investissements entre deux pays au travers d’études de marché et de services d’appui aux entreprises notamment et, d’autre part, d’animer un réseau franco-local, c’est-à-dire de défendre ses intérêts, d’assurer sa visibilité et de faciliter les mises en relation en son sein.
D’accord, mais concrètement ? C’est bien là l’intérêt d’une Chambre, le concret : « nous sommes des hommes d’affaires parlant à des hommes d’affaires » explique David-Pierre Jalicon, Président de la FKCCI.
La Chambre de commerce en Corée, c’est avant tout une communauté d’hommes et femmes d’affaires, représentée par 15 d’entre eux, élus pour des mandats de deux ans au sein du conseil d’administration qui dirige la Chambre, lui-même appuyé par un Secrétaire Général et une équipe biculturelle de 17 personnes. Cette dimension est porteuse d’échanges formels ou informels de bonnes pratiques, de contacts,  voire de contrats. « La Chambre n’est pas un passage obligé mais est néanmoins un formidable accélérateur. Elle permet d’accélérer les processus et de décrypter plus rapidement l’écosystème coréen au travers de sa communauté et de ses différents services », explique Lucas Boudet, Secrétaire Général de la FKCCI. La Chambre est aussi forte du savoir-faire et de la passion de l’équipe permanente de la FKCCI, qui propose trois types de services : de consulting et d’appui aux entreprises approchant le marché coréen ou français, d’événementiel et enfin de communication et d’information. Tous ont pour but d’aider la communauté franco-coréenne à mieux naviguer dans l’environnement d’affaires coréen.

La Chambre, porte-parole et cœur d’un vaste réseau local et international

Afin de toujours s’adresser aux interlocuteurs les plus pertinents, la Chambre se place au cœur d’un réseau puissant qu’elle n’a de cesse de développer, notamment au travers de protocoles d’accord (« MoU ») avec les institutions coréennes majeures.  La FKCCI est aussi en étroite collaboration avec les institutions et organisations françaises tels que l’Ambassade, les Conseillers du Commerce Extérieur (CCE) et CCI France International (voir p. XX).

Ce dossier anniversaire verra plus en détails les différents angles d’actions de la FKCCI et comment ses Membres peuvent en tirer le meilleur profit.
Une chose est sûre : la FKCCI, tant son conseil d’administration que son équipe opérationnelle, est au service de ses membres.  Et si nous avions un message à donner à travers ce numéro, ce serait bien : n’hésitez pas, venez vers nous.

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L’annuaire 2016-2017

2016 November 9
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directory2016-cover-2016-05-17-final_webPublié une fois par an en français, anglais et coréen, l’annuaire offre toutes les informations et contacts des entreprises et individus Membres de la FKCCI, mais aussi des informations pratiques sur la France et la Corée. L’annuaire de la FKCCI regroupe la grande majorité des entreprises françaises implantées en Corée, ainsi que de nombreuses entreprises coréennes dont les activités sont liées au marché français : grands groupes, joint-ventures, entrepreneurs, restaurants, start-ups, individuels…

Mais aussi les organismes et associations français en Corée, ainsi que des institutions coréennes telles que les zones franches, la KBIZ (Fédération des Petites et Moyennes Entreprises Coréennes), etc.

Pour en savoir plus, consultez le site de la FKCCI .

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Le Guide Michelin arrive pour la première fois à Séoul !

2016 November 8
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by Corée Affaires

guide-michelinLe Guide Michelin arrive pour la première fois à Séoul. 24 restaurants coréens ont été décorés de la prestigieuse étoile du célèbre guide français dont 19 une étoile, 3 deux étoiles et les restaurants Gaon et La Yeon ont reçu respectivement trois étoiles. Sur les 20 000 restaurants listés dans le guide à travers le monde, les deux restaurants coréens font partie de la rare centaine d’établissements qui a obtenu la distinction des trois étoiles.

Selon Michael Ellis, le directeur international des guides Michelin, les guides « mettent en valeur la scène culinaire de chaque pays, l’évolution des tendances et les chefs émergents ». Séoul est apparue comme l’une des destinations les plus attrayantes du monde grâce à la qualité et à la diversité de la gastronomie coréenne,
qui ont enchanté les inspecteurs.

Vous pourrez bientôt retrouver une partie des restaurants étoilés dans la carte répertoriant les restaurants Français en Corée sur le site « France in Korea 21 » de la FKCCI.

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