Coface
Présent directement dans 60 pays et à travers des partenariats dans 95 pays, Coface est un des leaders mondiaux de l’assurance-crédit et des services de crédit management. Coface fournit aux entreprises des services variés comme l’information d’entreprise et le rating pays, l’assurance-crédit domestique ou export, le recouvrement et la gestion de créances et le financement du poste clients. Jinhak Ryu, General Manager de Coface Korea nous livre son expertise et dresse un bilan de la Corée en tant que marché potentiel pour une entreprise française.
Jinhak Ryu, Coface Korea : « La demande pour les produits français à haute valeur ajoutée est très forte. »
Pourquoi Coface a-t-il décidé de s’établir en Corée ?
Coface a décidé de s’établir à Séoul en novembre 2000 pour deux raisons. En premier lieu, Coface fournit ses services à de nombreuses grandes entreprises françaises. Pour répondre le mieux possible à leurs attentes, nous nous devons de les accompagner lorsqu’elles décident d’étendre leurs activités à la Corée. Et la meilleure façon de fournir le meilleur service possible est évidemment d’ouvrir un bureau sur place. De plus, la Corée, onzième économie mondiale est un marché stratégiquement important pour Coface. De nombreuses opportunités existent auprès des entreprises coréennes.
Pouvez-vous nous présenter rapidement les services que vous proposez et nous expliquer comment Coface Korea est intégré au réseau mondial de Coface ?
Coface Korea propose aujourd’hui deux types de services : l’information sur les entreprises coréennes en collaboration avec notre partenaire Korea Enterprise Data ainsi que la notation du risque de crédit avec notre système @rating à 7 degrés d’une part, l’assurance-crédit domestique et export en association avec nos partenaires Seoul Guarantee Credit Insurance pour la partie domestique et Korea Export Insurance Credit pour la partie export d’autre part. Nous comptons poursuivre notre développement et proposer dans le futur le recouvrement et la gestion de créances et le financement du poste client.
Nous reportons régulièrement notre activité au bureau de Tokyo où se situe le siège régional. Mais comme la majorité des demandes de nos clients français émanent des sièges sociaux en France, nous travaillons aussi régulièrement avec le bureau de Paris. Nous discutons des orientations stratégiques à donner à notre activité au cours de deux réunions annuelles réunissant les chefs de filiales et nos partenaires, l’une régionale et l’autre mondiale. Bien entendu nous avons aussi accès à tout moment aux ressources internes de Coface à travers le monde.
Pouvez-vous nous dire quels seraient les avantages de la Corée pour une entreprise française qui souhaiterait s’implanter dans ce pays ? Et à l’inverse, quelles seraient ses faiblesses ?
La Corée est bien connue pour l’excellence de sa main d’œuvre, travailleuse et très bien formée. Mais bien d’autres raisons devraient inciter les entreprises françaises à s’intéresser au marché coréen. Le volume des échanges commerciaux, à l’exportation comme à l’importation est très grand, les opportunités commerciales sont donc nombreuses. Par ailleurs, le niveau de transparence des échanges commerciaux est bien plus élevé qu’en Chine ou dans les pays d’Asie du Sud-Est, bien qu’il n’atteigne pas encore le niveau français. Et l’industrie coréenne fabrique aujourd’hui majoritairement des produits de haute technologie à forte valeur ajoutée, dans le domaine automobile ou de l’électronique par exemple.
Le contexte politique avec la Corée du Nord, et l’incertitude qui en résulte demeure un risque pour les entreprises étrangères, quoique limité. Sur un plan macroéconomique, en raison du volume élevé des échanges commerciaux, la Corée est très dépendante des fluctuations économiques mondiales et très réactive aux crises éventuelles. Par ailleurs, même si cela évolue, l’économie coréenne reste très concentrée entre les chaebols, ce qui peut fausser la libre concurrence. On pourrait encore mentionner les coûts de l’énergie relativement élevés et surtout la barrière du langage, qui se révèle un obstacle plus grand que dans d’autres centres économiques asiatiques comme Hong Kong ou Singapour. Enfin il est souvent difficile d’obtenir des informations sur les PME coréennes, mais Coface est là pour résoudre ce problème !
En conclusion, quel est votre diagnostic final et quelle recommandation finale délivreriez-vous à une entreprise française intéressée par le marché coréen ?
Venez en Corée! La Corée est notée A2, second niveau de notre échelle de notation @rating qui en comporte sept. À titre de comparaison, la France est notée A1 et la Chine A3. Le niveau du risque pays pour la Corée est donc modéré et l’investissement recommandé. Le volume des échanges commerciaux ne cesse d’augmenter et la demande pour les produits français à haute valeur ajoutée est très forte. Les opportunités sont nombreuses et c’est maintenant qu’il faut venir.
Propos recueillis par François Dancoisne
Journaliste pour Corée Affaires

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