Yang Hong-seok, Ministère de la Culture
Le ministère coréen de la Culture et du Tourisme a lancé en 2004 un ambitieux projet visant à faire de Gwangju un centre international des cultures asiatiques. Ce projet à long terme témoigne de la volonté du gouvernement coréen de populariser certes la culture coréenne à l’étranger, mais également de créer de nouveaux centres d’attraction en dehors de Séoul. Corée Affaires a rencontré M. Yang Hong-seok, responsable de ce projet dénommé A culture hub city of Asia.
Pouvez-vous décrire le projet A culture hub city of Asia ?
Pour la Corée, la culture doit devenir un atout pour rayonner dans le monde et un moyen de se différencier des autres nations. C’est pourquoi le gouvernement coréen poursuit une politique culturelle active, convaincu de ses bénéfices potentiels pour la Corée. Dans le cadre de cette stratégie, le ministère de la Culture et du Tourisme a lancé en 2004 le projet A culture hub city of Asia, à Gwangju, ville réputée pour ses arts et sa cuisine. Ce projet a pour ambition de faire de cette ville un centre international des cultures asiatiques. L’objectif est double : montrer que les différentes cultures d’Asie peuvent coexister harmonieusement, et donner une seconde vie à Gwangju, en la dotant de nouveaux atouts touristiques. La construction de l’Asia Culture Complex, un complexe réunissant différents pôles culturels représente la pierre angulaire de ce projet.
Quels sont ces pôles ?
Ils sont au nombre de quatre : l’Asian Culture Center, centre de recherche et de documentation sur les cultures asiatiques, l’Asian Culture Creation Center, centre dédié à la création, en particulier en utilisant les multiples possibilités offertes par les nouvelles technologies, l’Asian Artplex, où se dérouleront diverses manifestations culturelles, et enfin le Children’s Educulture Center, qui réfléchira à la façon d’améliorer l’éducation culturelle des enfants. Nous espérons que le projet A culture hub city of Asia rencontrera un grand succès, et contribuera à attirer les touristes, mais aussi les investisseurs dans la région de Gwangju.
Pouvez-vous citer d’autres exemples d’actions menées par le ministère de la Culture et du Tourisme pour populariser la Corée à l’étranger ?
Nous avons organisé et organisons de nombreuses manifestations, concours, etc. mettant l’accent sur un ou plusieurs accents de la culture coréenne. Nous avons par exemple par le passé organisé un concours d’essais sur le thème « Connaître la Corée » à destination des lycéens et collégiens étrangers. Pour participer, ceux-ci ont dû se renseigner sur la Corée, pays qu’ils ne connaissaient pas forcément. Nous avons récompensé les meilleurs d’entre eux en les invitant à découvrir sur place le pays sur lequel ils avaient travaillé.
Des concours de cuisine coréenne ont également eu lieu aux États-Unis, au Japon, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Chine. Nous avons également organisé des spectacles traditionnels coréens aux États-Unis et en Europe, des expositions, etc. Mais il reste encore beaucoup de choses à faire pour populariser la culture coréenne à l’étranger, c’est pourquoi nous devons continuer à travailler avec créativité et dynamisme.
Vous pensez donc que l’influence de la Corée en Asie va continuer à croître ?
Le poète indien Rabindranath Tagore a écrit en 1929 : « Alors que l’Asie connaissait son âge d’or, la Corée était l’une de ses lumières. Et la Corée attend de briller à nouveau pour illuminer l’Orient. » Je pense que la Corée est en train de « briller à nouveau ». Le Hallyu contribue à diffuser la culture coréenne au-delà de ses frontières. Sur le plan économique, la Corée s’est hissée aux premiers rangs mondiaux dans des secteurs tels que la construction navale ou les semi-conducteurs et est désormais la 11e puissance mondiale. L’influence de la Corée ne peut que continuer à grandir dans les années à venir.
Propos recueillis par François Dancoisne
Journaliste pour Corée Affaires

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