Lee Chul-Hyoung, Winenara

2008 April 1
by Corée Affaires

Lee Chul-Hyoung, Directeur général de Winenara :

Winenara propose en Corée une offre large de produits représentant un certain savoir-vivre français. Pouvez-vous nous présenter votre activité ? Comment retraduisez-vous cet art de vivre à la française ?
Winenara est une entreprise spécialisée dans la distribution de vins et la diffusion de la culture autour du vin, comme notre dénomination sociale l’indique (Wine : vin et Nara : la nation, le patriotisme). Le vin français occupe environ 40% des vins importés en Corée, mais la part du vin français dans les ventes réelles de Winenara est d’environ 60%, signifiant ainsi l’importance des vins français pour notre société. Environ 60% des vins importés en Corée sont conservés dans les entrepôts de douane gérés par Winenara.
Winenara est par ailleurs le premier en Corée à avoir entrepris un commerce de détail de vins pour pouvoir ainsi présenter l’aspect culturel des bars à vins. Chaque année, nous organisons également, en collaboration avec la Sopexa, une grande compétition de vins dans nos centres de distribution.
Depuis 2000, Winenara dirige sa propre académie spécialisée sur le vin, qui a fait sortir après sept années environ 6 000 diplômés. Cette académie fonctionne en coopération avec le CAFA, centre de formation sur le vin de Bordeaux, et l’école du vin dirigée par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), pour la gestion des programmes de formation. Enfin, Winenara a son site Internet winenara.com qui est, parmi les sites spécialisés sur le vin, celui comptant le plus grand nombre de membres en Corée (environ 150 000 personnes).

Quels sont vos produits phares symbolisant la France ? Comment les coréens s’approprient-ils ces produits et cette culture française qu’ils représentent ?
Nos produits symbolisant le plus la France sont bien entendu les vins, mais également les accessoires liés à ces produits (tire-bouchons, égouttoirs, thermomètres) et les manuels de formation. Quand les Coréens pensent au vin, le premier mot qui leur vient à l’esprit est « Bordeaux ». La diffusion de la culture autour du vin permet à l’art de vivre à la française de pénétrer profondément et de manière naturelle dans l’art de la table coréen. En un mot, les Coréens pensent que la France est le plus grand pays vinicole qui existe.

La sortie en 2006 du manga japonais « Sommelier » a provoqué un très fort engouement pour le vin chez les jeunes et moins jeunes séoulites. Comment les coréens perçoivent-ils le vin ? Est-ce que « le facteur France » joue un rôle important dans sa consommation ?
C’est à partir de 2005 que la culture autour du vin s’est rapidement répandue en Corée. Pour les Coréens, le vin évoque un banquet prestigieux, il est considéré comme un alcool de luxe. Avec le développement récent des restaurants gastronomiques à Séoul, les Coréens sont de plus en plus nombreux à considérer le vin comme un élément essentiel de la table. La mondialisation a également transformé le vin en un produit que l’on se doit de connaître, mais parallèlement, de nombreux hommes d’affaires sont soit apeurés par une trop forte obsession pour le vin, soit, a contrario, stressés par leur manque possible de connaissance. Depuis 2000, la part des vins français sur le marché des vins importés en Corée diminue légèrement, mais le vin français occupe toujours 40% des vins importés en Corée. Cela prouve que le vin français détient toujours une grande influence. Le fait que le vin français symbolise le vin de luxe est une idée profondément ancrée dans la tête des Coréens.

Propos recueillis par Clément Charles
Journaliste pour Corée Affaires

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