Au cœur de l’import-export sud-coréen

2009 June 1
by Corée Affaires

Filiale du groupe Bolloré, SAGA opère depuis plus de 20 ans en Corée. Forte d’un réseau mondial, la marque s’est positionnée comme un intégrateur de services logistiques capable d’organiser un transport de bout en bout, quels que soient la provenance, la destination, le mode de transport, ou le type de marchandises, du simple colis jusqu’aux projets industriels. La Corée du Sud ayant choisi l’exportation comme modèle de croissance économique, l’organisation des transports s’est imposée comme un élément crucial au rayonnement de ses produits à l’international. Ces mêmes outils ont été mis à disposition du marché intérieur dans le cadre des importations.

Les particularités de l’offre Transport & Logistique en Corée

L’organisation de la chaîne logistique en Corée répond essentiellement à des critères d’efficacité et d’optimisation des délais, donc des coûts, afin de satisfaire les exigences croissantes d’un marché mondial (export) mais également local (import). Dans ce domaine, le pays n’a pas à pâlir face aux plus grands et bénéficie d’atouts majeurs en termes d’infrastructure et de connectivité ; En effet, le pays poursuit sa volonté de se positionner en hub du transport de l’Asie du Nord.
Sur le plan maritime, la Corée a su développer une infrastructure portuaire proche de ses industries, comme Pyeongtaek pour l’automobile ou Gwangyang pour l’acier. Le port de Busan, quant à lui, se classe parmi les ténors mondiaux des ports à conteneurs. Situé sur l’axe maritime asiatique, mais également à la croisée de deux routes mondiales majeures que sont la Transpacifique à l’Est à destination de l’Amérique du Nord, et la route de l’Europe vers l’Ouest, il offre une connectivité à l’international de premier ordre. Moins connu, le port d’Incheon s’est spécialisé sur les flux intra-Asie et plus particulièrement avec la Chine, offrant des connexions multimodales courtes avec l’aéroport international d’Incheon.
Sur le plan aérien, même constat. Desservi par les plus grandes compagnies aériennes internationales et hub du fleuron national Korean Air, l’aéroport international d’Incheon offre un éventail de destinations exceptionnel, couvrant la quasi-totalité du globe avec des vols directs sur l’Europe, le continent Américain et une position de choix sur les flux intra-Asie. Dès sa conception, il s’est fixé comme objectif de devenir le hub de l’Asie du Nord-est et offre aujourd’hui l’efficacité exigée par les plus hauts standards internationaux, tant sur les flux de passagers que sur ceux de marchandise. Il est d’ailleurs chaque année couronné du titre de meilleur aéroport au monde pour sa qualité de service depuis 2006. Les aéroports secondaires comme Gimpo se concentrent quant à eux sur les flux domestiques ou intra-Asie.
Enfin, sur le plan terrestre, le pays offre un réseau routier (plus de 60 000km) et ferré (Séoul-Busan en seulement 2h40) permettant une totale connectivité des pôles économiques.
C’est grâce à des infrastructures portuaires et aéroportuaires bénéficiant des dernières évolutions techniques et d’une flexibilité dans l’organisation des flux que la Corée du Sud offre aujourd’hui une infrastructure des transports de premier ordre.

Simplification des procédures douanières

Outre des moyens techniques de pointe et une infrastructure des transports de premier plan, la pierre angulaire de l’efficacité logistique réside dans la simplification des déclarations douanières.
Bien souvent, dans l’esprit des clients, « douanes » rime avec « tracas ». Les douanes coréennes (Korea Customs Service) ont su rester à l’écoute de leur marché en adoptant dès 1996 un système de déclaration par échange de données informatisées et amorcer une simplification croissante des opérations de déclarations en douane. Dès 1998 pour l’export (1999 pour l’import), le système s’assouplit encore en exemptant du passage obligatoire en entrepôt sous douane avant l’exportation ou l’importation de certaines catégories de produits. A partir de 2005, face au développement croissant de l’Internet, le KCS améliore ce système en opérant un système de déclarations en douane online (UNI-PASS). Cela consiste en une pré-saisie en ligne des caractéristiques de l’expédition aux autorités douanières pour permettre un dédouanement express, rendant possible une livraison des marchandises dans la journée de l’arrivée du vol ou sous 48 à 72 heures après l’arrivée du navire.
L’ensemble du système a été établi pour simplifier et dématérialiser ces procédures douanières. Cependant, même si ces procédures sont extrêmement efficaces, elles n’en exonèrent pas pour autant les importateurs des formalités pré-requises à l’autorisation d’importation de certains types de produits, comme les licences d’importations ou les tests de quarantaine qui font partie de la procédure de référencement et d’acceptation des produits sur le territoire coréen. Passé ces contraintes, les importations suivantes peuvent faire l’objet d’un cadre simplifié.
Les biens de consommations de certains secteurs d’activités, où rayonne l’offre française notamment, restent particulièrement réglementés. Il s’agit par exemple des produits de l’industrie du luxe, du prêt-à-porter, des parfums et des cosmétiques ou encore des produits pharmaceutiques. L’industrie des produits alimentaires reste quand à elle l’une des plus réglementées à l’importation en Corée, mais offre de réelles opportunités de développement sur le marché.

Transport et crise mondiale

Le transport restant un indicateur fiable de l’activité des échanges, la Corée n’a pas échappé à ce constat depuis le début de la crise mondiale. En effet, la profession relève des baisses d’activité allant de 20 à 40% suivant les zones et les moyens de transport concernés.
D’une manière générale, la crise mondiale, accompagnée d’une dépréciation du won coréen amorcée depuis maintenant plus de deux ans, a eu un impact direct sur le prix des transports. A l’importation, le coût des transports aériens et maritimes (surcharges de carburant incluses) n’a cessé de décroître sur cette période pour atteindre aujourd’hui encore des taux planchers, permettant également de compenser en partie la dépréciation de la monnaie. Quant aux exportations, la dévaluation du won ne servant plus la compétitivité prix des produits coréens dans l’immédiat, en raison de la chute de la demande étrangère ; les compagnies aériennes et maritimes adaptent leur offre de transport en réduisant les capacités pour préserver la rentabilité des rotations, ce qui crée une augmentation mécaniques des prix dès les premières tensions en termes d’espaces de chargement.
Afin de répartir les impacts liés à la crise, SAGA en Corée confirme une offre multimodale et multisectorielle via un réseau mondial. Nous conservons cependant un lien historique sur la route France-Corée, en offrant notamment un Service clientèle coréen basé en France depuis de nombreuses années. Par ailleurs, la Corée du Sud étant de plus en plus présente dans le développement de projets industriels à l’étranger, SAGA propose son savoir-faire et la force de son réseau dans ce type de transport hors-gabarit.

Les grands enjeux se profilant en Corée

La Corée du Sud cherche avant tout à se positionner parmi les premiers acteurs mondiaux dans le secteur des transports. Afin de désengorger son réseau routier, plusieurs projets sont en cours : le canal d’Incheon (Gyeongin) doit permettre de relier la rivière Han à la Mer Jaune et les zones franches économiques en province ont pour objectif de redistribuer les activités économiques sur le plan national. De part sa position géographique privilégiée, le développement du nouveau port de Busan (Busan New Container Terminal) confirme là encore une volonté de développement à l’international, notamment en tant que port de transbordement de conteneurs, permettant ainsi de participer aux flux internationaux des autres pays tout en offrant des outils de développement toujours croissants à ses propres industries.

Par Yann Balagny
Saga Korea

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