Bruno Barde, Directeur de Le Public Système Cinéma

2009 June 1
by Corée Affaires

The ChaserL’entreprise Le Public Système, spécialisée dans les relations publiques, l’événementiel et le marketing est dirigée par Lionel Chouchan, par ailleurs publicitaire, écrivain et créateur de Festival. Sa filiale, Le Public Système Cinéma, dirigé par Bruno Barde, conçoit et organise les événements suivants : Le Festival du Cinéma Américain de Deauville (créé en 1975), le Festival International du Film de Marrakech (depuis 2004), le Festival du Film Fantastique de Gérardmer (successeur du Festival d’Avoriaz créé en 1973), le Festival du Film Policier de Cognac créé en 1982 et transféré cette année à Beaune, le Mondial du Film d’aventures (Amazonas Film Festival depuis 2004 et enfin le Festival du Film Asiatique de Deauville depuis 2004.
Pour
Corée Affaires, Bruno Barde revient sur le dernier Festival du Film Asiatique de Deauville qui mettait à l’honneur la Corée du Sud et nous parle du cinéma sud-coréen en France.

Pouvez-vous revenir sur la 11e édition du festival du Cinéma Asiatique de Deauville qui cette année mettait la Corée du Sud à l’honneur ?
Le festival du Cinéma Asiatique a dans sa sélection et programmation toujours mis le cinéma coréen à l’honneur car la qualité de ses cinéastes n’est plus à démontrer. C’est aussi à ce festival que furent présentées sous forme d’hommage l’intégrale Kim Ki-Duk et l’intégrale Park Chan-Wook. Et pour sa dixième édition le festival eu la chance d’accueillir Mr. Im Kwon-Taek. Ce festival a vu souvent son palmarès couronner des cinéastes coréens : Breathless de Yang Ik-June en 2009, With a girl of a black soil de Jeon Soo-Il en 2008, A good lawyer’s wife de Im Sang-Soo en 2004.

DdongpaliLa Corée revient sur le devant de la scène française avec Le Bon, la Brute et le Cinglé de Kim Jee-Woon (voir Corée Affaires n.77), Breathless de Yang Ik-June, Mother de Bong Joon-Ho, The Chaser de Na Hong-Jin ou encore Thirst de Park Chan-Wook. Comment expliquez-vous cela ?
La Corée n’a jamais quitté le devant de la scène puisque tous les ans ou presque les festivals du monde entier présentent des films coréens ; cette année à Deauville Breathless qui reçut le grand prix fut aussi acheté à cette occasion par une société de distribution française : Tadrart. Tous les films que vous citez sont soit sortis et ont eu du succès, soit sortiront sur les écrans français puisqu’ils ont des distributeurs, ce qui est plutôt rare en ces temps de crise. Mais vous remarquerez que les cinéastes distribués en France sont parmi les meilleurs, confirmés comme Bong Joon-Ho ou Park Chan-Wook, ou en devenir pour Yang Ik-June et Na Hong-Jin.

Park Chan-Wook a une nouvelle fois, après Old Boy en 2001 (Grand Prix à Cannes), surpris le public avec son film Thirst récompensé par le Prix du Jury au 62e Festival de Cannes. Pourquoi ce réalisateur plaît-il tant au public français ?
Park Chan-Wook plait beaucoup en France parce que ce cinéaste a d’abord un immense talent. Il raconte des histoires affranchies de toutes gênes abordant à travers tous les genres des thèmes universels avec une fulgurance et une liberté plus que rare. Sa mise en scène est toujours d’une énergie fougueuse qui dynamise son récit, transcendant formes et clichés pour devenir des chefs d’œuvres. Il fait partie des rares réalisateurs dont la mise en scène est l’outil principal du récit.

bakjuiLe Public Système Cinéma, qui organise de nombreux festivals internationaux en France, travaille également sur les sorties cinématographiques en salle, entre autres Duelist de Lee Myung-Se ou encore A Bittersweet Life de Kim Jee-Woon, et les sorties DVD avec par exemple la collection Asian Star. D’où vous vient cet attachement au cinéma asiatique ?
Lionel Chouchan vous dirait que cet attachement n’est pas lié uniquement au cinéma mais embrasse également le commerce et l’industrie si dynamique des pays asiatiques, pour lesquels nous avons déjà travaillé. En ce qui me concerne et traitant du cinéma, je ne suis pas attaché uniquement à l’univers cinématographique mais bien plus aux films qui le composent. Aussi le cinéma asiatique, depuis 30 ans que j’exerce ce métier, a constitué mes plus grands émois et les plus importants tressaillements cinéphiliques : de Shin Sang-Ok à Akira Kurosawa, de Im Kwon-Taek à Ozu, de Mizoguchi à Chen Kaige en passant par Tsui Hark, Wong Kar-wai, Takeshi Kitano, Imamura, Kim Ki-Duk ou Park Chan-Wook… Il est donc normal que, dirigeant une société de cinéma qui organise des festivals en assurant la sélection des films qui composent l’enjeu artistique des ces manifestations, je fasse découvrir à tous les regards les talents d’Orient. Notre compagnie défendant la beauté du cinéma à travers tous ses métiers et notamment celui d’attaché de presse, accompagne partout où elle le peut et avec tous les outils qu’elle possède le talent des cinéastes.

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