Être francophone, en Afrique, pour une société coréenne (partie 2/3)

2011 March 30

Parler français est presque devenu un luxe dans le monde des grands conglomérats coréens spécialistes de la construction et de l’ingénierie. Leur conquête de l’Afrique ne peut se faire qu’avec des équipes maitrisant la langue et la culture locale, donc le français pour les pays d’Afrique francophone. Corée Affaires a recueilli les témoignages de ces jeunes coréens et français qui vivent en Afrique ou font des aller-retour sans cesse entre la péninsule et l’Afrique. Partie 2…

En Asie du Nord-est depuis plus cinq ans, Charles Stainton, ancien ingénieur du groupe Valeo passé par la prestigieuse université coréenne du KAIST, fait partie depuis mars 2010 des employés stratégiques de Samsung Engineering Co. Ltd. pour les projets en Afrique francophone. Responsable des relations avec les sous-traitants en Algérie, il revient sur son rôle au sein du groupe Samsung.

Parler français est-il essentiel pour une entreprise coréenne souhaitant développer son activité en Afrique francophone ?
La majeure partie de nos partenaires locaux ne parlent pas, ou peu, l’anglais. La maîtrise du français est donc primordiale pour mener à bien des projets en Afrique francophone. Au-delà de la langue, il est bien sur nécessaire d’appréhender la notion de culture. La façon de percevoir le “temps” est notamment très différente entre un Coréen et un Algérien.

L’Afrique est-elle une nouvelle opportunité d’emploi pour les Coréens francophones ?
A ma connaissance, il y a aujourd’hui de nombreux Coréens, ou plutôt de nombreuses Coréennes, choisissant la langue et la littérature française lors de leur cursus universitaire. Cependant, rares sont ceux attirés par l’Afrique ou possédant une technique linguistique suffisamment poussée pour travailler avec les pays du continent africain. Le responsable avec lequel je travaille actuellement souhaitait par exemple absolument mener à bien son projet avec le support d’un ingénieur francophone plutôt qu’avec un interprète coréen francophone.

Propos recueillis par Clément Charles
Rédacteur en Chef, Journaliste, Corée Affaires

FacebookTwitterLinkedInEmail

Comments are closed.