Innorobo, le premier sommet de la robotique en Europe

2011 July 26

Un salon qui commence son communiqué de presse par donner rendez-vous pour sa seconde édition en 2012 est forcément un salon dont la première édition fut un succès. Ce salon, c’est Innorobo, le sommet de l’innovation et de la robotique de services, premier du genre en Europe. Avec près de 10 000 visiteurs enregistrés contre 4 à 5 000 attendus, le succès était bel et bien au rendez-vous.

Innorobo, organisé du 23 au 25 mars dernier à Lyon par Syrobo, le syndicat de la robotique de services, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne, des clusters, des médias et associations spécialisés, des sociétés, des ministères et des universités, devient la première plateforme européenne en termes de robotique de services. Son existence est avant tout due au côté visionnaire de Bruno Bonnell, fondateur en 1983 d’Infogrames/Atari et en 1995 d’Infonie, premier fournisseur d’Internet en France. Aujourd’hui président de Syrobo et de Robopolis, leader de la robotique de services en France, Bonnell donne tout son sens au salon Innorobo dans son récent ouvrage Viva La Robolution : « la robotique est une nouvelle étape pour l’humanité ». Pour lui, la science-fiction, ça serait presque has-been. « Avec Innorobo, le moment est venu de faire des affaires » précise-t-il à la presse.

Pour sa première édition, le salon a choisi comme invité d’honneur la Corée du Sud représentée par l’Association de l’industrie robotique, le Ministère de l’économie et du savoir, la prestigieuse université du KAIST (sciences et technologies) et une délégation de douze sociétés spécialisées. Pourquoi la Corée ? Avec 10% de parts de marché, la Corée est quatrième mondiale dans le domaine derrière le Japon, l’Allemagne et les USA, et elle ne compte pas en rester là : le Ministère de l’économie et du savoir estimait début 2011 que le marché international de la robotique de services atteindrait, au regard du vieillissement de la population et du coût du travail, près de 85 milliards d’euros en 2018 (100 milliards de dollars d’ici 2020 selon IFR) contre 2,2 milliards d’euros en 2008. Sélectionné comme l’un des dix moteurs de croissance du pays, le gouvernement a annoncé une enveloppe de 30 milliards de wons (environ 19,3 millions d’euros) dédiée à ce secteur sur les sept prochaines années.

Par Clément Charles
Journaliste pour Corée Affaires

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