La Corée et l’UE libéralisent leurs échanges

2011 July 28

Signé le 6 octobre 2010, puis ratifié par l’Union européenne le 17 février 2011 puis par le parlement coréen le 4 mai dernier, l’accord de libre échange entre l’UE et la Corée du Sud entre en vigueur le 1er juillet. Pour la Commission européenne, c’est tout simplement un accord « phare » de la nouvelle stratégie « l’Europe dans le monde ». Pour la Corée, cet accord est un des plus stratégiques jamais signés ; après le Chili, Singapour, l’EFTA, l’ASEAN et l’Inde, la quatrième économie asiatique libéralise ses échanges avec la première puissance économique mondiale.

Concrètement, 98,7% des barrières tarifaires existantes seront éliminées dans les cinq prochaines années. D’après les experts, les échanges devraient doubler entre les 27 pays qui composent l’UE et la Corée pour atteindre 66,5 milliards d’euros. La France ne sera pas en reste puisqu’elle prévoit de doubler ses importations et exportations avec le Pays du Matin Frais, voire tripler si l’on en croit le Président sud-coréen. À 6,36 milliards d’euros en 2010, il ne serait pas étonnant de voir les échanges franco-coréens atteindre entre 15 et 20 milliards d’euros d’ici à 2020.

Le géant de l’électronique Samsung et le constructeur automobile Hyundai pourront apprécier les exemptions de taxes dans leur secteur, aujourd’hui respectivement de 14% et 10%. L’Union européenne devrait voir les exportations des secteurs comme l’automobile, les produits chimiques ou les produits agricoles s’envoler. Début mai, lors de la rencontre du Club d’hommes d’affaires Medef-FKI présidée par Louis Gallois et Cho Yang-Ho, Philippe Li, membre du Conseil d’administration et président d’honneur de la FKCCI, rappelait l’importance d’un tel accord : « Depuis l’échec des négociations de l’OMC à Doha, les accords de libre échange constituent le seul moyen pour les Etats de stimuler le commerce bilatéral ». Dans le cadre de cette rencontre, Philippe Li a par exemple souligné l’importance de l’innovation en Asie et l’inspiration que l’Europe pourra y trouver grâce à la Corée.

Avec plus de 50 négociations engagées avec des pays et zones tierces depuis 2003, la Corée du Sud, dont l’économie est principalement basée sur les exportations, a pris un train d’avance dans le commerce international en cherchant à faciliter les échanges commerciaux avec ses principaux partenaires. Les USA attendent la ratification de leur accord signé en décembre dernier, et La Chine et le Japon ont d’ores et déjà entamé des discussions avec le gouvernement coréen lors d’un premier forum économique et commercial le 26 mai. « Il est essentiel que nous concluions un tel accord le plus tôt possible », annonçait en amont les responsables de la Fédération des industries (Corée), du Conseil de promotion des échanges internationaux (Chine) et de la Fédération des entreprises (Japon).

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