Pyeongchang 2018 : les grands projets à venir

2011 September 29
by Corée Affaires


Explosion de joie suite à la sélection de Pyeongchang pour les JO d’Hiver de 2018

Choisie par le Comité international olympique le 6 juillet 2011, la ville de Pyeongchang accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver de 2018. Un succès attendu pendant huit ans par les 43 000 habitants de cette bourgade de montagne. Après les échecs de 2003 à la faveur de Vancouver (Canada) pour les JO de 2010, puis de 2007 à la faveur de Sotchi (Russie) pour les JO de 2014, la Corée du Sud tient ses Jeux Olympiques, trente ans après les Jeux d’Été de 1988. Mais l’aventure ne fait que commencer…


Pyeongchang promet de nouveaux hori¬zons

En découpant les épreuves en deux zones, glace (Alpensia) et neige (côtier), Pyeongchang souhaite offrir un projet à la fois compact et efficace, avec des installations neuves et modernes. Selon les organisateurs, la circulation entre les sites de compétitions pourra s’effectuer en une demi-heure et 90% des athlètes auront accès aux sites en 5 à 10 minutes. Sous le slogan « Nouveaux Horizons », Pyeongchang souhaite proposer des Jeux pratiques et conviviaux, dans la perspective de donner une nouvelle image aux sports d’hiver en Asie dont le potentiel de marché est immense. A moins de deux heures d’avion se trouvent Shanghai, Pékin, Taipei ou encore Tokyo, soit des dizaines de millions de touristes potentiels.

Le Nord-Est asiatique n’est en effet pas connu pour la qualité de ses pistes de ski. Le Japon propose quelques sommets intéressants pour les amateurs et la Corée reste agréable pour les loisirs hivernaux, mais nous restons loin des pistes européennes ou américaines. Il y a cependant un début à tout. 84% du territoire de Pyeongchang est composé de montagnes pour une moyenne estimée à 750 mètres au-dessus du niveau de la mer dont certains points culminants au-dessus des 1 000 mètres. Le programme « Rêve » lancé en 2004 et qui invite de futurs athlètes venant de pays où l’hiver n’existe pas, permet par exemple de promouvoir Pyeongchang comme hub nord-asiatique des sports d’hiver. Avec les JO 2018, Pyeongchang espère vraiment donner un nouveau souffle aux sports d’hiver dans la zone.


Objectif : booster le tourisme

Depuis des mois, le gouvernement coréen cherche à faire de la Corée du Sud un pays touristique. De fait, les organisateurs des JO de Pyeongchang 2018 souhaitent optimiser les infrastructures pour l’après-2018. Pour se faire, une ligne KTX (train à grande vitesse coréen) sera exploitée entre l’aéroport international d’Incheon et Pyeongchang. Deux projets sont en discussion : celui du KOTI (institut coréen des transports) prévoit une ligne coupant par la station de Yongsan à Séoul pour une liaison en 74 minutes, et celui de la ville de Gwangmyeong propose une ligne passant par le Sud de la capitale pour un trajet effectué en 64 minutes. Un choix sera fait dans les prochaines semaines afin de lancer la construction au plus vite. Idéal pour les voyageurs de courte ou longue durée et pratique pour les Coréens qui en l’espace d’une heure auront accès à de nouveaux espaces de loisirs, aussi bien l’hiver que l’été avec les plages de Gangneung à proximité.
Par Clément Charles
Rédacteur en Chef,  Corée Affaires

Photos : © www.president.go.kr

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