José Frèches, Commissaire général du Pavillon France à l’Expo 2012 Yeosu

2011 September 30

Après le succès du pavillon français lors de l’Exposition universelle de Shanghai en 2010, premier pavillon étranger visité avec dix millions de personnes, José Frèches, écrivain sinologue, poursuit sur sa lancée et prend la direction du pavillon français pour l’Expo 2012 Yeosu. Il revient pour Corée Affaires sur ce projet et partage sa vision de l’actualité sud-coréenne et Nord-est asiatique.


Sur quoi se focalisera le pavillon France lors de l’Expo 2012 Yeosu ?
L’accès à l’eau potable étant l’un des défis futurs majeurs pour l’humanité, le pavillon de la France traitera du dessalement de l’eau de mer, une technologie où la France dispose d’une expertise incontestée. Ce thème sera abordé par le biais du « Merveilleux voyage de Sogeumi (petit cristal de sel en coréen) ». Ce voyage sera ludique, magique, riche d’enseignements tant sur les côtes françaises que sur le procédé de dessalement de l’eau de mer.


A Shanghai, le pavillon France jouait sur les cinq sens. Quel message transmettrez-vous aux Coréens et visiteurs internationaux à Yeosu ?

Nous visons un million de visiteurs, sachant que huit millions de personnes sont attendues à Yeosu. C’est à eux que nous nous adressons. Notre objectif est de les faire rêver, de les distraire et de suffisamment marquer leurs esprits pour qu’ils retiennent le message que nous souhaitons leur faire passer : la France est un grand pays maritime, dont la variété et la richesse des côtes est probablement unique au monde ; la France est un pays de raffinement et de culture, mais également un pays doté d’un savoir faire scientifique et technologique de premier ordre.


Sogeumi, mascotte du Pavillon FrançaisQuelles entreprises françaises seront présentes et quelles retombées attendez-vous ?

La Cofres étant en phase de discussion avec les grandes en¬treprises françaises présentes en Corée, il m’est difficile, à ce stade, de donner des noms.


En tant que spécialiste de la Chine, quelle perception avez-vous de la Corée du Sud ?

C’est un pays extrêmement attachant, où la mentalité « confucéenne » demeure profondément ancrée dans la société. Un « petit dragon raisonnable » en somme.


Que pensez-vous de sa position sur la scène internationale ?

La Corée du Sud s’est imposée comme l’une des puissances moyennes dont la voix porte. Sa présidence du G20 a été, de l’avis unanime, exemplaire. Par rapport au Japon, elle n’a pas à assumer le poids d’un passé récent négatif. C’est un atout considérable.


Pour exister, la Corée du Sud se cherche une image globale. Le récent accord de libre échange, puis le phéno-mène K-Pop qui atteint la France, ajoutés aux événements internationaux comme le sommet du G20 ou Yeosu 2012, lui donnent chaque mois un peu plus de visibilité. Qu’en pensez-vous ?

La Corée du Sud a compris l’importance d’avoir de la visibilité grâce à l’organisation d’évènements mondiaux et à la présence de « produits » (au sens large, des voitures à la musique…) coréens dans le monde. A cet égard, c’est un pays dont l’action est très efficace et mériterait de faire école…


L’actualité nord-est asiatique fait souvent les grands titres de la presse internationale (politique monétaire chinoise, tensions nord-coréennes, catastrophe nucléaire au Japon), plaçant souvent au second rang l’actualité sud-coréenne. Comment voyez-vous cela sur du long terme ?

Parfois, il vaut mieux ne pas faire parler de soi et avancer là où on le veut…

 
Par Clément Charles
Rédacteur en Chef,  Corée Affaires

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