Interview du chanteur Corson

2016 December 22
by Corée Affaires

CorsonOriginaire de Thionville, dans le nord de la France, Corson est chanteur-compositeur-interprète, à la voix singulière et saisissante. Après un premier contact avec la Corée en 2006 lors de la tournée asiatique de « Roméo et Juliette, de la haine à l’amour », il revient aujourd’hui sur le devant de la scène coréenne avec son propre univers musical.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai commencé la musique de façon très instinctive quand j’avais 7 ans. Ma mère en me voyant rester des heures à jouer sur le piano de mon cousin, a décidé de m’inscrire au solfège, puis j’ai commencé le piano et très vite je me suis mis à chanter et composer des chansons.

A 17 ans, grâce à la chanson Miss Sarajevo de U2 et Pavarotti, je me suis inscrit au Conservatoire de ma ville et j’ai commencé le chant lyrique.

En parallèle, j’avais aussi un groupe de rock Samsara avec lequel j’ai fait mes premières scènes et festivals dans ma région, j’avais 17 ans.

Dès que j’ai eu mon diplôme, j’ai commencé à travailler au Luxembourg dans des banques mais je n’étais pas heureux et je savais que la musique était toute ma vie.

J’ai donc décidé de tout quitter pour partir tenter ma chance à Paris.

J’ai passé des auditions, chanté mes chansons dans des bars, et j’ai vite commencé à trouver des contrats et des rôles dans des comédies musicales en France mais aussi en tournée à l’étranger.

Sur le contrat de Romeo et Juliette j’ai rencontré mon producteur Selim Mouhoubi. je l’ai invité à venir me voir en concert à Paris, et il a adoré, il a décidé de produire un premier EP, c’était en 2010, 2 ans après, on a décroché un contrat chez Universal, on est parti sur les routes pour faire des concerts , des grosses premières parties d’artistes internationaux et français comme Calogero, A-HA, Laura Pausini, Imagine Dragons, One Republic,

J’ai fait une belle tournée dans toute la France, Belgique, Suisse qui s’est finie à la Cigale de Paris, un souvenir incroyable.

Vous avez un univers musical particulier, où cohabitent pop rock et chant lyrique, et fortement empreint de mélancolie. Comment le décririez-vous ?

   J’aime les titres profonds qui vous mettent dans un état de mélancolie, ma musique s’en ressent. Je décrirais mon univers comme une pop aérienne, épique teintée de mélancolie. Mais il y a toujours quelque chose de positif dans mes chansons. La vie n’est pas toute noire ou toute blanche, on oscille entre bonheur, routine, désagréments, et malheurs. Nous avons besoin de passer par tous ces états pour apprécier le bonheur et la vie en général.

Vos sources d’inspiration ?

La vie, ma vie, les émotions par lesquelles on passe tous, le décès de ma mère ou d’autres proches, le temps qui passe, l’enfance, l’amour bien sûr.

Quelles sont vos influences musicales ?

Le premier Cd que j’ai acheté c’était Queen. Adolescent, j’ai eu une période Nirvana, mais mon premier choc musical a été U2 et Sunday Bloody Sunday en particulier. C’est ce groupe qui m’a donné envie de faire de la scène.

Ce n’est pas votre premier voyage en Corée puisque vous avez participé à la tournée asiatique de « Roméo et Juliette, de la haine à l’amour » en 2006, quels souvenirs gardez-vous de la Corée et du public coréen ?

Ce fut une de mes plus belles expériences artistiques et humaines. Ce fut un vrai coup de foudre avec la Corée, depuis j’y suis retourné deux fois. Le public reste très stoïque et à l’écoute pendant tout le spectacle et aux saluts, c’est la folie. C’est incroyable.

On avait reçu plein de cadeaux des fans, je me souviens qu’ils nous donnaient même des vitamines pour qu’on ne tombe pas malade, il n’y a qu’en Corée qu’on voit ça, on a reçu beaucoup d’amour

Qu’est-ce que ça représente pour vous d’être de retour ici ?

C’est un bonheur immense de revenir en Corée mais cette fois avec mes propres chansons, c’est aussi une fierté.

La Corée représente une partie tellement joyeuse de ma vie que le fait d’y penser j’en ai le sourire aux lèvres, je me sens un peu chez moi.

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