Interview de Hee-Beom Lee, Président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de PyeongChang 2018

2018 February 6
by Corée Affaires

A l’occasion de son Gala 2017 sur le thème des jeux d’hiver, la FKCCI a pu poser quelques questions au président du comité d’organisation des Jeux de PyeongChang.

 

Quelles leeprincipales innovations ont été mises en place pour les Jeux de PyeongChang par rapport aux précédents Jeux d’hiver?
Notre grande innovation est la disposition des sites de compétition. Ils seront tous situés à moins de 30 minutes du stade olympique. C’est unique dans l’histoire des Jeux d’hiver.Par ailleurs, je reçois beaucoup de compliments sur la qualité des transports destinés aux athlètes et au public.Nous allons contrôler systématiquement la circulation et permettre aux véhicules de circuler et d’arriver à l’heure, en faisant en sorte que l’utilisation des routes spécifiques aux Jeux olympiques soit réservée aux épreuves.

 

La tendance actuelle semble encourager le développement des loisirs en repensant la répartition entre le travail et le temps libre. Pensez-vous que cela va faire évoluer la place des sports et du tourisme d’hiver dans la société coréenne ?
Depuis peu, la Corée a mis en place des politiques gouvernementales favorables à une plus grande souplesse dans l’organisation du travail et à la promotion des loisirs. La jeune génération coréenne souhaite profiter de ce nouveau temps libre. Grâce à ces Jeux olympiques, les sports d’hiver seront désormais encore plus accessibles avec de nouvelles infrastructures et de nouveaux équipements. Les jeux vont renouveler l’image du tourisme et des sports d’hiver.

 

Avez-vous rencontré des obstacles en Corée ou à l’international dans la mise en place du projet PyeongChang 2018 ?
Le scandale politique qui marqua l’année dernière et le problème nucléaire nord-coréen n’ont pas été bénéfiques à l’image des Jeux olympiques. En ce qui concerne le risque nord-coréen, le Comité d’organisation travaille en coopération étroite avec le gouvernement et les institutions concernées. Nous sommes très attentifs à la situation actuelle. Nous allons garantir la plus grande sécurité pendant les jeux avec des dispositifs de sécurité adaptés.Les préoccupations concernant les relations inter-coréennes ont toujours existé et les tensions politiques entre les deux Corées ne datent pas d’hier. Nous avons obtenu l’organisation des Jeux olympiques de Séoul en 1988 dans ces conditions.Nous avons aussi organisé plusieurs compétitions internationales telles que la Coupe du monde de football en 2002, et ce avec succès et en toute sécurité.

 

Qu’est-ce que les Jeux olympiques vont apporter à la Corée du Sud à court et long terme ?
Les Jeux olympiques vont attirer l’attention du monde entier sur la Corée du Sud et sur PyeongChang. Nous voulons montrer que la Corée du Sud s’est élevée au rang de nation moderne et innovatrice. Ce sera très positif pour l’économie et pour les marques coréennes.

 

En mars dernier vous avez signé une convention sur l’usage et la promotion du français et de la francophonie aux Jeux olympiques et paralympiques de Pyeongchang. Avez-vous personnellement un intérêt particulier pour la culture française ?
Ma plus jeune fille a étudié la musique au Conservatoire National de France pendant trois ans. J’ai personnellement beaucoup d’intérêt pour la culture française envers laquelle je suis toujours reconnaissant.

 

Quels seraient pour vous trois mots symboles de jeux réussis ?
L’arc-en-ciel (pour l’harmonie), la paix, et l’union.

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