Quelle place pour les entreprises dans le financement de la croissance verte ?

2019 June 7
by Corée Affaires

Par Oriane Lemaire

Pour répondre à cette question stratégique à l’heure où l’urgence climatique nécessite la mobilisation de tous les acteurs, le 28 mai dernier, le comité énergie France-Corée a eu l’honneur d’accueillir des représentants du Fonds Vert pour le Climat. Le Fonds vert pour le climat est un organisme financier sous l’égide de l’ONU afin de redistribuer les ressources des pays les plus avancés vers les pays les plus vulnérables face au changement climatique, qui sont désarmés par manque de capacités locales et de cadre politique stable selon les intervenants.

Le Fonds vert a expliqué son rôle dans la finance, la promotion et la structure de ses projets dans les pays émergeants. Le Fonds vert finance plus de 100 projets pour un investissement total de 5 milliards de dollars permettant l’économie de 1,5 milliards de tonnes des émissions de CO2. Dans ce cadre, le Fonds est en recherche de plus en plus de financements privés qui prennent une part de 40% des investissements totaux sous forme de subventions et de prêts. Les entreprises peuvent participer via les 84 entités agrées par le Fonds, telles que l’Agence française pour le Développement (retrouver l’annuaire ici : https://bit.ly/2I14MJz) . « L’avantage du Fonds est que l’on garantit la qualité du projet, ce qui permet d’instaurer un climat de confiance avec les banques, plus à même de prêter à long-terme » décrit Saurabh Kaura, spécialiste financier des projets verts. Pour en savoir plus, rendez-vous des 7 au 9 octobre 2019 dans la nouvelle ville de Songdo ! https://gcfconference.com/

Par ailleurs, le comité fut l’opportunité de faire le tour d’horizon des grandes actualités de l’énergie en Corée. Concernant les énergies renouvelables, les ambitions sont élevées. Dans le secteur de l’hydrogène notamment, l’entreprise gazière KOGAS a révélé un plan ambitieux de 4 milliards de dollars pour construire des centres de production d’hydrogène d’ici 2030. A cet égard, les investisseurs étrangers ne sont pas en reste : l’entreprise Hanwha-Total est en train de construire une des plus grandes usines de production d’hydrogène (50 MW de capacité) dans son complexe à Seosan, ce qui permet de recycler les sous-produits des procédés chimiques du hub industriel. Dans le domaine de la biomasse, secteur paraissant mis de côté par le gouvernement en comparaison avec le solaire et l’éolien, la péninsule prévoit d’ajouter 730 MW de capacité en 10 ans. Enfin dans le nucléaire, le pays a dévoilé un plan pour développer l’industrie local du démantèlement, visant à devenir un des 5 premiers pays dans ce domaine au niveau mondial.

Fort du dynamisme de ses participants le comité Energie a par ailleurs décidé de se concentrer sur l’Open Innovation pour ses prochaines éditions, afin de promouvoir les coopérations franco-coréennes dans l’hydrogène et la biomasse, avec l’aide du Ministère coréen de l’Industrie et des associations coréennes de professionnels.

Nous souhaitons remercier chaudement Thomas Comte, Vice-Président de la FKCCI et Président de Vallourec Corée, pour sa précieuse contribution en tant que président du comité Energie, aux côtés des 5 membres fondateurs du comité :  Arkema, Framatome, Nexans, Hanwha-Total et Veolia. Après deux ans au service du comité, il quittera cette fonction et sera remplacé par Jean-Marc Otero del Val, PDG d’Hanwha-Total. « Ensemble avec le soutien de l’ambassade et de la FKCCI, nous avons établi le Comité Energie en 2017 pour soutenir les coopérations entre les deux pays vers une économie bas-carbone. Je souhaite remercier les membres piliers de cette initiative, qui ont soutenu le projet depuis le début, et suis persuadé que les partenariats France-Corée ont de l’avenir dans la croissance verte ! » a déclaré M. Comte.

 

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