Le workshop LIFT – Urban Entrepreneurs

2016 November 3
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by Corée Affaires

asiance-lift-facebook-post-imageAsiance est à la recherche d’esprits créatifs avec des idées novatrices pour participer à un workshop d’une journée sur l’entrepreneuriat urbain le 12 novembre 2016, au Campus de Google à Séoul. L’objectif est de développer des projets visant à améliorer la qualité de vie, promouvoir la durabilité environnementale et favoriser le développement économique. Entrepreneurs, ingénieurs, anthropologues, sociologues, designers, artistes, développeurs, étudiants et universitaires sont invités à prendre part à cette co-création.
Un jury d’experts sélectionnera l’équipe ayant le projet le plus viable et l’invitera à participer au « Lift Prototyping in Geneva » (début 2017).

Pour vous inscrire et en savoir plus, rendez-vous sur la page de l’évènement et celle de la FKCCI.

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« French Newcomers’ Seminar » (SNA – Séminaire des Nouveaux Arrivants)

2016 October 31
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by Corée Affaires

sna-638x348-2016-09-21-v1Le 10 Novembre 2016, le FKCCI  accueillera chaleureusement  les nouveaux employés et entrepreneurs francophones qui ont récemment rejoint une entreprise en Corée au «French Newcomers’ Seminar »  (SNA – Séminaire des Nouveaux Arrivants), afin de les aider à comprendre la société coréenne.
L’événement sera organisé autour d’une série de présentations données par des experts clés qui partageront leur expérience et des conseils avec les participants dans des domaines tels que le commerce, le droit, l’éducation, la culture et l’environnement social. Ce séminaire sera également une excellente occasion pour les nouveaux arrivants d’échanger avec d’autres entrepreneurs locaux et expatriés à Séoul.

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Interview : David-Pierre Jalicon, Président de la FKCCI

2016 October 27
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by Corée Affaires

Propos recueillis par Laetitia Vallée

A l’occasion des trente ans de la FKCCI, David-Pierre Jalicon, Président de la Chambre depuis 2012, revient sur les missions essentielles de la FKCCI, son histoire, ses ambitions.

président, FKCCIQuel est le rôle d’une Chambre de commerce et d’industrie à l’étranger, selon vous ?

Traditionnellement, le rôle des Chambres de commerce à l’étranger est d’être un trait d’union entre deux communautés d’affaires, en l’occurrence française et coréenne. L’objectif premier est d’accroître les échanges dans tous les secteurs. Cela dit, la Chambre de commerce en Corée doit être plus que cela. La Corée est le quatrième surplus commercial de la France et constitue donc un réel enjeu, avec une société et un marché en constant mouvement. Trois points sont importants pour la Chambre : la réactivité, la visibilité et la multiplication des points de contact.
La Chambre doit être proactive et porteuse d’initiatives. La société coréenne étant extrêmement rapide, il est important d’être en amont et de sans cesse se renouveler. Nous n’avons donc pas seulement un rôle d’accompagnement, nous générons aussi des affaires et alertons nos Membres sur les évolutions du marché et ses opportunités.
Isolés, nos Membres n’ont pas toujours la capacité à être visible et c’est le rôle de la Chambre que de les représenter. Nous portons l’image de la France, son savoir-faire et ses domaines d’excellence.
Enfin, c’est à la Chambre de faire le travail de « débroussaillage » des réseaux de contact, à tous les niveaux : français, coréens, nationaux, locaux, institutionnels, professionnels, etc. Ainsi, lorsque nous sommes sollicités par nos Membres, nous sommes capables de les rediriger vers l’interlocuteur pertinent.

Quels sont les accomplissements majeurs de la Chambre depuis sa création ?

Tout au long de son histoire, la Chambre a su se remettre en question et s’adapter aux évolutions de la Corée et aux besoins de ses Membres. Elle est partie d’un club de grands groupes du BTP, parce que c’est ce dont la Corée avait besoin à l’époque, puis a évolué vers la grande consommation et aujourd’hui les PME et les entrepreneurs. La Chambre et sa communauté se renouvellent sans cesse tout en continuant à grandir, ce qui est essentiel en Corée : pour prouver son importance et son dynamisme, il est nécessaire de se développer. En termes du nombre de Membres, nous sommes la quatrième Chambre étrangère en Corée, après les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne ; c’est très important. Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes reconnus et influents.

En termes de services fournis aux entreprises françaises, je dirais qu’une date clé est l’ouverture de notre Business Center en 2012. Il était absolument nécessaire pour répondre à la demande croissante des PME et de la nouvelle génération d’entrepreneurs en Corée.

Une autre étape dans notre développement est la série de partenariats que nous avons mis en place depuis 2011 avec les institutions coréennes, comme la KCCI, la KITA, les mairies de Busan et Daegu, etc. Nous gagnons en importance et efficacité par réseau associé.

Quelles sont les forces de la FKCCI dans son appui aux sociétés souhaitant se développer en France et en Corée ?

Nous avons trois avantages principaux. Tout d’abord, nos membres. Ils sont notre expertise, pratique plus que théorique, directement sur le terrain dans une grande variété de secteurs. Cela nous permet de transmettre un savoir-faire très actualisé et très concret.
Park Geun Hye, maison bleueEnsuite, nos réseaux multiples. Pour les Coréens d’une part, nous pouvons les mettre en relation avec le réseau des CCI en France et les 113 CCI françaises à l’étranger. Pour la communauté franco-coréenne locale ou intéressée par le marché coréen, nous sommes au cœur, comme je l’expliquais, d’un réseau professionnel et institutionnel puissant et pertinent.

Enfin, la Chambre a la capacité de se projeter et de communiquer au nom de ses membres, avec une liberté de ton qui lui est propre. C’est pour cela que nous nous efforçons notamment d’être présents dans la presse par le biais d’éditos, comme dans le Korea Times tous les trois mois. Nous sommes aussi en étroite collaboration avec l’Ambassade de France en Corée afin de relayer les messages en toute cohérence.

Comment se réalise la dimension franco-coréenne de la Chambre ? Comment la Chambre soutient-elle les entreprises coréennes ?

La Chambre accueille autant les entreprises françaises que coréennes parmi ses Membres, animant ainsi une communauté multiculturelle, créatrice de liens humains autant que commerciaux et professionnels. Tous nos événements sont en anglais, ou en français-coréen depuis 2010. Nous les voulons ouverts à tous : ce qui nous unit n’est pas la langue, mais les affaires et l’amitié. De même, toutes nos publications sont soit en anglais, comme nos emailing, soit en français-coréen, comme notre magazine et notre site web.

Nous avons également beaucoup développé nos services de la Corée vers la France. C’est un besoin tant des acteurs coréens que de notre pays, qui appelle les investisseurs étrangers. Nous relayons ainsi la mission du gouvernement français. Par exemple, nous travaillons à la création de jumelages entre villes françaises et coréennes, grâce à nos liens avec des villes comme Busan et Daegu.

Quelles sont vos priorités, en tant que Président de la FKCCI depuis 4 ans ?

Je me suis fixé deux priorités en tant que Président. D’une part, je souhaitais développer des services très pratiques pour l’aide à l’implantation en Corée : le Business Center, mais aussi des services de chef de projet ou de secrétaire à temps partagé. Ce sont des offres calquées sur ma propre expérience professionnelle, avec ce dont j’aurais aimé bénéficier en m’installant ici en tant qu’entrepreneur.

D’autre part, j’estime que notre mission est de promouvoir et valoriser les entreprises françaises. L’image de la France est bonne mais celle de la France des affaires est trop méconnue. Nous devons mettre en avant auprès des Coréens notre dynamisme, notre créativité, nos savoir-faire. Nous devons montrer des réussites pour en générer d’autres.
C’est pourquoi, à l’occasion de ses trente ans, la Chambre travaille sur une plateforme digitale qui aura pour mission de démontrer le dynamisme de la France des affaires en Corée, au travers d’une vidéo, d’une carte interactive, d’infographies.

david-pierre-jalicon-president-de-la-fkcci-et-jean-marc-ayrault-au-lancement-du-french-tech-hub-seoul-en-mars-2016Quels sont les défis de la Corée dans lesquels la France et la FKCCI peuvent l’accompagner ?

La Corée va devoir s’internationaliser davantage et aura besoin de relais internationaux. Ces derniers, dont fait partie la Chambre, sont souvent sollicités au cours de forums ou de rencontres avec des personnalités politiques éminentes, afin de présenter leur expérience sur certaines problématiques propres à la Corée. La Chambre a bâti une relation de confiance avec les autorités locales qui lui confère un rôle privilégié.

Les grands défis de la Corée de demain seront, entres autres, l’énergie, la conquête spatiale, l’agro-alimentaire, la santé, l’industrie des services. Dans tous ces domaines, la France est bien placée pour être un partenaire de confiance.

La FKCCI, à travers ses différentes plateformes digitales et ses publications, ses événements et les interventions de Membres experts ainsi que ses services de consulting, s’efforce de répondre à ces diverses problématiques et d’accompagner les acteurs français dans leur évolution au sein du marché coréen en étant, comme toujours, en amont.

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Doing Business 2017 : la Corée du Sud à la 5e place mondiale

2016 October 26
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by Corée Affaires

db2017La Corée se classe 5ème au niveau mondial dans le classement «Doing Business 2017» qui sélectionne les meilleurs pays pour faire des affaires. Chaque année, la Banque mondiale analyse l’environnement d’affaires de 189 pays en fonction de 10 critères : elle inspecte les règles et pratiques administratives et juridiques et les opinions de spécialistes et d’hommes d’affaires influents dans différents domaines.

Malgré la perte d’un rang dans le classement, la Corée a été complimentée sur l’efficacité de son système administratif, juridique et fiscal pour la création d’entreprises.

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La Normandie, troisième région industrielle de France

2016 October 25
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by Corée Affaires

Le saviez-vous ? La Normandie est la première région française productrice de lin et la troisième région industrielle de France. Cette région tire sa force dans la versatilité de son territoire industriel à la fois traditionnel et innovant : son ouverture sur la mer et son dynamisme lui ont permis de développer son économie sur les marchés internationaux.

La FKCCI célèbrera la Normandie au Gala 2016, le 10 décembre 2016.

Pour en savoir plus sur la Normandie, rendez-vous sur le site de la CCI Normandie.

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La première tournée coréenne de l’Ensemble Matheus et Sumi Hwang

2016 October 21
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ensemble matheus, coree

Avec une programmation dans les plus grandes salles du monde entier et plus de quatre-vingts représentations par an, lEnsemble Matheus, dirigé par le chef dOrchestre Jean-Christophe Spinosi, est incontestablement un acteur majeur de la scène musicale française et internationale depuis maintenant vingt-ans.

LEnsemble Matheus se produira en Corée, où il a déjà tissé des liens avec le pays grâce à des collaborations récurrentes avec des artistes coréens comme le contre-ténor David DQ Lee ou les sopranos Sunhae Im et Suh Heere. Pour leur première tournée sur le territoire coréen, il sera accompagné de la talentueuse soliste coréenne Sumi Hwang. 

Pour plus d’informations, consultez le site de la FKCCI.

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Oubliez les clichés sur la France !

2016 October 20
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by Corée Affaires

Saviez-vous que la France est le premier pays d’Europe en termes de création d’entreprise ? Creative France vous rappelle que la France est un pays dynamique qui a accueilli plus de 525 000 entreprises en 2015 grâce à son processus rapide et efficace qui la rend plus compétitive que ses voisins européens.

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Le bilan du salon “Etudier en France”

2016 October 19
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france-alumni-launchingCe week-end était marqué par une pluralité d’évènements centrés sur l’enseignement supérieur français et coréen : dimanche avait lieu le salon « Etudier en France» et le lancement de la plateforme numérique « France Alumni », où le Président de la FKCCI David-Pierre Jalicon était présent, dans un effort de rassembler les élèves coréens ayant fait des études en France. Puis, lundi un groupe composé de scientifiques, d’universitaires et de chercheurs échangeait sur les possibilités de coopération bilatérale.

Le salon « Etudier en France » organisé par Campus France Séoul, qui s’est tenu le 16 octobre 2016 à Seoul, a remporté un franc succès. Ce salon a réuni les professionnels de l’enseignement supérieur français et les étudiants coréens intéressés par une année d’échange en France. Pour la première fois en Corée du Sud, le salon accueillait 42 établissements d’enseignement supérieur de la France dont 7 universités, 17 écoles de commerce, 5 écoles d’ingénieurs, 6 écoles d’art et 7 écoles spécialisées et instituts de langue française.

Pour en savoir plus sur cet évènement, consultez cet article

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La grande interview – Laurent Petitgirard

2016 October 18
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by Corée Affaires

Laurent Petitgirard, compositeur, chef d’orchestre, Président de la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique)

laurent petit gerardParlons de vos projets musicaux en Corée : vous êtes venu pour diriger, le 10 mai au Seoul Arts Center, un concert de musique française avec le Korean Symphony Orchestra, ainsi que pour une création avec le violoncelliste Yang Sung-Won. Comment se passe votre travail avec cet artiste de renommée internationale et particulièrement reconnu en France ? Et de manière générale, quel est votre rapport en tant que chef d’orchestre et créateur vous-même, avec la Corée ?

J’ai déjà beaucoup travaillé avec Yang Sung-Won, nous avons joué les grands concertos Edgar, Dvorak, Saint Saëns, etc. Il s’était toujours promis de jouer mon concerto pour violoncelle et orchestre. En musique, malgré le cadre strict du texte à respecter, chaque musicien apporte sa touche. Sung Won joue autant le grand répertoire classique que la musique contemporaine. Il en garde la curiosité, les réflexes, et c’est exactement ce que je souhaite pour interpréter mon concerto. Il est le dixième violoncelliste à jouer ce concerto qui a été créé en 1994 par Gary Hoffmann.
J’aime beaucoup la Corée, où je viens régulièrement depuis 20 ans. Il y a un public sensible et amateur. Une scène de musiciens très talentueux se crée depuis deux générations, avec des personnalités incontournables comme Yang Sung-Won et Chung Myung Won, et des jeunes talents comme Chang Han-Na qui a gagné le prix Rostropovich à 12 ans ! Je dirais qu’actuellement, un concours international sur trois est gagné par un Coréen. Ils ont un très bon niveau technique et une sensibilité beaucoup plus européenne que leurs voisins japonais, notamment. La preuve que l’image du musicien asiatique à la technique incroyable mais à faible capacité émotionnelle est un vrai cliché.

Par ailleurs, la SACEM – que vous présidez- et la KOMCA ont organisé le 11 mai un colloque sur les droits d’auteur. Quels étaient vos objectifs, pour cette rencontre franco-coréenne ? Quel bilan retirez-vous de cette rencontre ?

Il semblait que la Corée était sur le point d’adopter le système de la copie privée, qui permet de rémunérer les auteurs sur les espaces de stockage tels que les clés USB ou les disques vierges, sur lesquels les particuliers peuvent copier des œuvres pour leur usage privé. C’est une redevance comprise dans l’achat des supports de stockage.
Au moment où le cadre est en train de se mettre en place ici, nous trouvions intéressant de montrer où en est le droit d’auteur en France, et partager nos succès et difficultés avec les acteurs de l’industrie musicale coréenne. Plus un pays est fort dans la technologie, plus il va avoir une certaine méfiance vis-à-vis du droit d’auteur, qui peut être considéré comme un frein au développement de toute l’industrie technologique. Alors que souvent, cela représente une vraie richesse et c’est ce que nous souhaitions montrer. Notre surprise a été de découvrir qu’à la suite d’une récente élection, le député qui portait ce projet ayant été battu, le processus était gelé. Avec le soutien très efficace de notre ambassadeur nous avons pu alerter sur ce problème le Vice-Président du parlement coréen qui était venu ouvrir le colloque.

laurent petitgirardQuel est l’intérêt de la copie privée ? Comment fonctionne-t-elle ?

Son principe est simple : lors de l’achat d’un support de stockage (DVD ou CD vierge, clé USB, disque dur externe, tablette, smartphone etc.) une petite partie du prix payé par le consommateur rémunère les créateurs, les auteurs, les éditeurs, les artistes-interprètes, les éditeurs et les producteurs. Cette rémunération sert aussi à soutenir des manifestations culturelles partout en France. C’est un cercle vertueux parce 25 % des sommes collectées sont reversées à la culture, soit 55 millions sur les 220 millions d’euro collectés en France.
Il faut garder en tête que la copie privée, c’est la compensation d’un préjudice ; ce n’est pas une règle mais une exception à une règle. Le droit d’autoriser ou d’interdire la copie de son œuvre est dans la constitution française, mais la technologie a tellement avancé que les auteurs, compositeurs et producteurs n’ont plus les moyens de contrôler la diffusion de leur œuvre.

Prenons le smartphone : la partie « phone » ne représente qu’à peine 10% du prix ; le reste c’est « smart ». Et le « smart », c’est principalement les œuvres de l’esprit. Il faut que ceux qui profitent du partage et de la copie des œuvres de l’esprit participent à son financement. La copie privée, c’est un système vertueux, indolore et efficace. Elle représente à peu près 6% de nos recettes. Si demain elle s’arrêtait, ce serait un coup dur pour les créateurs. En France, la copie privée est perçue par Copie France, et concerne les auteurs, les interprètes et les producteurs. Pour l’audiovisuel, chacun reçoit un tiers de recettes. Pour le sonore, ce sont 50% pour les auteurs, 25% pour les interprètes, 25% pour les producteurs.

Y a-t-il des éléments du modèle français de droit d’auteur dont la Corée pourrait s’inspirer ?

L’une des pratiques vertueuses de la copie privée en France est assurément d’y réserver une partie cultuelle.
Il est nécessaire aussi de développer la gestion collective, c’est-à-dire la création de société civile dans laquelle toute une corporation apporte ses droits. Cela permet de réglementer et d’harmoniser tous les droits d’artistes, les protégeant ainsi.
Le développement des sociétés de gestion collective, c’est le seul moyen pour que les artistes, producteurs, etc. gardent une force et une possibilité de négociation avec des groupes si importants que toute personne isolée, même célèbre, ne ferait pas le poids.

Nous avons découvert dans ce colloque que la perception du droit d’auteur coréen est handicapée par des exemptions aux conséquences néfastes, comme celle qui impose une surface minimale déjà très importante pour qu’un commerce diffusant de la musique puisse être assujetti.

L’industrie musicale aujourd’hui est confrontée à trois transitions majeures : du physique au digital, du PC au mobile, du téléchargement au streaming. Quels sont les impacts de ces changements sur les créateurs, les artistes ? 

Pour nous le problème, c’est la perte de valeur de la musique dans le monde légal. Le piratage est toujours important, il faut le combattre, mais il est moins nocif pour la musique que pour l’audiovisuel : c’est le désir du streaming continu qui domine maintenant. Tout vient gratuit ou compris dans des abonnements dans lesquels la musique n’a qu’une petite part. 1 000 000 de vues sur Youtube, cela parait impressionnant, mais cela ne représente que 60 euros, à partager entre tous les créateurs et éditeurs. Bien sûr, nous avons un contrat avec Youtube France, qui nous reverse 4.08% du chiffre d’affaires, mais la valeur France n’a rien à voir avec celle de Youtube et ce qui est négocié à Bruxelles.
Le streaming va apporter de nouvelles façons de fonctionner. Les zones de non-droit sont dangereuses. Le disque représentait un tiers des perceptions de la SACEM, maintenant, il est à 12%, tandis qu’internet ne génère que 6%.
Il y a de nos jours une surutilisation de la musique dont ses créateurs n’ont pas profité. Le problème, c’est qu’il y a des acteurs, comme les moteurs de recherche, qui font fortune en grande partie en faisant des liens vers des créations de l’esprit, mais ne rémunèrent pas les artistes.
Heureusement, face à ce monde dématérialisé, le spectacle vivant a pris de l’ampleur et compense ces pertes.

credit-photo-jfr-leclercqLa Corée est l’une des industries musicales qui se porte le mieux au monde, avec une croissance de son chiffre d’affaires de 19,2% en 2015. Elle est souvent prise comme exemple de transition de la distribution physique à digitale. Comment expliquez-vous ce succès ?

En premier lieu, la technologie. La France est un pays qui a laissé partir sa technologie et ses fabricants. C’est un cercle vertueux : si vous êtes dans un pays qui fabrique les meilleures voitures de course pendant des années, vous aurez les meilleurs pilotes, les circuits et le public. La Corée est tellement à la pointe de la technologie que les deux éléments ont convergés : plus vous avez des outils formidables, plus vous avez des gens sachant bien les utiliser.

Le deuxième élément, selon moi, c’est que ce pays a compris que pour son marché intérieur, ils ont intérêt à promouvoir et à soutenir localement tout ce qui nourrit ces appareils et technologies : les œuvres de l’esprit.

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La France en Corée, ce week-end

2016 October 18
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by Corée Affaires

france-alumni-launchingjob-fair-for-foreign-inversted-companies-2016-wit-m-jaliconCe week-end, vous n’avez pas pu rater la France, qui était présente sur plusieurs évènements économiques : France Alumni, Study in France et Job Fair for Foreign-Invested Companies.
La présence européenne était la plus importante à la Job Fair for Foreign-Invested Companies, avec de nombreuses entreprises européennes représentées dans le salon dont 7 entreprises françaises ; ce qui leur a permis de souligner leur contribution dans le développement de l’économie coréenne à travers le recrutement de professionnels coréens.

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