Nouvel élan pour la coopération universitaire et scientifique franco-coréenne

2016 July 22
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Par Oriane Lemaire

*Article publié en mars 2016

En 2015, environ 6500 étudiants coréens ont fait le choix de l’Hexagone, soit une hausse de 6 points par rapport à l’an dernier, faisant du pays leur 8e destination de prédilection. Même tendance dans l’autre sens, la Corée accueille actuellement 1000 étudiants français soit le quintuple par rapport à 2008. « Pas moins de 400 partenariats sont actifs entre établissements d’enseignement supérieur » se félicite Anthony Chaumuzeau, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France et directeur de l’Institut français à Séoul.

Visite de présidents d'établissements supérieurs français à KAIST le 12 octobre 2015

Visite de présidents d’établissements supérieurs français à KAIST le 12 octobre 2015

A l’ère de l’internationalisation des études et de l’intensification de la compétition pour attirer les meilleurs talents, les écoles supérieures se révèlent comme de véritables moteurs de cette tendance, à l’image de KEDGE Business School et Korea University Business School (KUBS). Les deux écoles ont en effet signé un partenariat inédit en 2014 pour ouvrir une antenne dans leur campus respectif et lancer un double-diplôme, ainsi qu’un programme doctoral, l’« EA-DBA » (Euro-Asia Doctorate in Business Administration) avec l’Université polytechnique de Hong Kong, visant pour sa part les cadres. « Ce programme unique entre Asie et Europe, de par sa maquette pédagogique destinée aux cadres dirigeants, a déjà attiré quatre PDG d’entreprises et constitue le fruit de deux ans de négociations entre trois établissements de renommée mondiale », se félicite Damien Costello, responsable du programme.

Signature du MoU entre KAIST et l’INSA le 4 novembre 2015

Signature du MoU entre KAIST et l’INSA le 4 novembre 2015

Les partenariats entre écoles de commerce se multiplient, comme le programme « Glimpse », double-diplôme entre l’ESSEC, Seoul National University (SNU) et Korea Development Institute ou encore le dispositif d’échanges entre HEC Paris et SNU. Ils répondent à l’intérêt croissant des étudiants pour les domaines de l’économie et de la gestion, attirant plus de 20 % des étudiants coréens en France et prenant ainsi le pas sur les arts, lettres, langues et sciences sociales. Quant aux sciences de l’ingénieur, filières majeures et d’excellence dans les deux pays, mais pourtant délaissées avec seulement 6 % de la mobilité étudiante de la Corée vers la France, elles sont devenues un enjeu prioritaire pour la diversification des échanges. Quelques succès ont déjà été enregistrés avec par exemple KAIST (Korea Advanced Institute of Science and Technology) qui a formé « plus de 260 partenariats internationaux dont l’École Polytechnique, CentraleSupélec et l’INSA de Lyon font partie des plus importants », s’enthousiasme le vice-président de son département international, Dr. Sung-Hyon Myaeng.

KEDGE Business School à Bordeaux

KEDGE Business School à Bordeaux

Comment s’expliquent de telles dynamiques ? Côté français, outre les atouts culturels et l’ouverture du pays sur l’Europe, les Coréens apprécient les programmes tricolores pour leur diversité et équilibre entre théorie et pratique. « Dans un contexte de mondialisation et de compétition croissante pour l’entrée dans le monde du travail [en Corée, le chômage des jeunes atteignait son pic depuis 16 ans en janvier 2016, avec un score de 9,5 %], le diplôme ne suffit plus, c’est la qualité des expériences, des connaissances et des compétences que le cursus apporte qui est déterminante », analyse Damien Costello. Côté coréen, s’affirmant au sein du pôle d’attractivité asiatique, outre son économie tournée vers la R&D (numéro 1 de l’OCDE avec 4,26 % de son PIB dédié à la R&D en 2015) qui en fait le partenaire idéal, le pays s’est doté d’infrastructures qualitatives reconnues dans les classements internationaux. KUBS se plaçait par exemple au premier rang de la recherche en gestion d’entreprise selon l’Asia-Pacific Journal of Management. « Nos deux pays sont très complémentaires : la Corée se situe très en avance dans les nouvelles technologies tandis que la France est bien positionnée dans la recherche fondamentale », analyse M. Chaumuzeau.

Et pour cause, le fort engagement entrepreneurial auprès des universités coréennes permet à ces dernières de bénéficier de moyens conséquents pour développer leurs projets de recherche, dont les résultats sont mis à profit par les entreprises à des fins industrielles et commerciales. « Nous élargissons et approfondissons nos projets de recherche de pointe conjoints avec les entreprises leaders du marché. C’est l’opportunité pour nos étudiants de gagner de l’expérience auprès des industriels coréens et français », explique Dr. Sung-Hyon Myaeng. KAIST met ainsi en place de plus en plus de stages de recherche en entreprise, dans des domaines de synergie porteurs dont les TIC ou l’aérospatiale, notamment avec le groupe Airbus.

Korea University Business School à Séoul

Korea University Business School à Séoul

Des divergences de méthodes, d’attentes et de structures peuvent néanmoins freiner les processus de coopération. Si les deux pays partagent des points communs, comme l’élitisme des processus de sélection pour entrer dans les Grandes Ecoles en France et dans les universités en Corée (le « suneung »), ils héritent néanmoins de traditions bien distinctes avec des systèmes de crédits et notations différents. Par exemple, la France applique le fameux système licence-master-doctorat (LMD), fruit du processus de Bologne, tandis que la Corée a hérité du modèle anglo-saxon où la licence (« haksa ») dure 4 ans. Pour faire face à ces défis, l’accord signé pendant la visite du Président Hollande pour la mise en équivalence et la reconnaissance mutuelle des diplômes constituait une étape importante vers l’établissement de ponts entre les systèmes des deux pays ; si la France avait déjà entrepris ce telles démarches avec d’autres pays comme la Chine, il s’agissait en revanche d’une première pour la Corée !

Alors que l’Année France-Corée mise sur la jeunesse, pilier des relations de demain, le développement des échanges universitaires et scientifiques est une partie essentielle de son programme. Outre les initiatives portées au plus haut niveau étatique comme le plan d’action signé lors du sommet présidentiel, de nombreux événements dont les salons croisés « Study in France » et « Study in Korea », viendront rythmer l’année et former des passerelles entre les deux mondes universitaires et scientifiques. Autant d’occasions de se découvrir et d’apprendre l’un de l’autre grâce à la confrontation de modes de pensée, méthodologies et perspectives différentes !

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Bastille Day 2016, une soirée française sur la rivière Han

2016 July 20
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by Corée Affaires

IMG_4456 petitLa Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne (FKCCI) vous remercie tous pour votre présence au Bastille Day, afin de célébrer ensemble ce jour particulier qu’est la Fête Nationale. Pour la première fois dans le magnifique cadre des Floating Island, sur la rivière Han, la soirée a accueilli plus de 600 invités, un record !
Après un discours d’introduction du président de la FKCCI, M. David-Pierre JALICON, de S.E.M. Fabien Penone, Ambassadeur de France en Corée et de Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice représentant les Français de l’étranger, les invités ont pu profiter d’un superbe feu d’artifice, célébrant les 30 ans de la FKCCI. Comme chaque année, la soirée était animée d’une ambiance conviviale et bien française : accordéoniste, magicien puis groupe de musique et dj pour les animations, du champagne, dont la première coupe était offerte par G.H. Mumm, Platinum sponsor du Bastille Day, du vin, servi en illimité par Dongwon, Gold sponsor, de la bière 1664, Gold sponsor, à profusion, et bien d’autres surprises encore, sans oublier la tombola, avec plus de 200 lots prestigieux.

BastilleDay SponsorsLa FKCCI remercie chaleureusement ses sponsors de la tombola : Accor Ambassador Korea, Air France, Babyliss, Bel Cheese Korea, Bioderma, Brioche Dorée, Danone Pulmuone, De’ Longhi, Dongwon Wineplus, Floating Island, France Gourmet, Grevin Korea, Groupe Seb Korea, Hugo & Victor, IT Concept, Ladurée, La Vallée Village, L’Oréal Korea, Pernod Ricard Korea (G.H.Mumm).
Pour savoir si vous faites partie des gagnants qui n’ont pas encore récupéré leurs lots, vérifiez la liste sur le site de la FKCCI !

Pour voir toutes les photos de l’événement, rendez-vous sur notre compte Flickr !
La FKCCI remercie aussi les participants du jeu concours #FKCCIBastilleDay pour leurs superbes photos !
feu d artifice floating island


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Le French Tech Hub de Séoul, oriflamme du savoir-faire français

2016 July 19
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*Article publié en mars 2016

Par Frédéric Ojardias

Après San Francisco, New York, Tel Aviv et Tokyo, c’est au tour de Séoul d’accueillir son French Tech Hub. Objectif : mettre en avant le savoir-faire français et aider concrètement les start-ups tricolores intéressées par la Corée.

French Tech SeoulL’écosystème des start-ups en Corée du Sud affiche un dynamisme et une créativité explosives, et la France l’a bien compris. Signe de cette reconnaissance, le président François Hollande a annoncé lors de sa visite officielle en novembre la création d’un French Tech Hub Séoul.

La French Tech est une initiative lancée en 2013 par le Ministère de l’Economie pour soutenir les startups françaises et accroître leur attractivité à l’international. Son budget est de 215 millions d’euros, dont 15 millions dédiés au développement à l’étranger – notamment via la création de « hubs », ou plateformes, à travers le monde. « L’idée du hub de Séoul, c’est de connecter l’ensemble des acteurs des deux écosystèmes, français et sud-coréen », explique Pascale Buch, chef du service économique de l’ambassade.

Inauguration de la French Tech Seoul le 10 décembre 2015

Inauguration de la French Tech Seoul le 10 décembre 2015

Concrètement, cela se traduit notamment par la création d’un site Internet et l’ouverture d’un bureau en mars 2016, à l’ouverture de l’Année de la France en Corée. « Ce hub permet de mettre en contact les entrepreneurs français avec tous les acteurs sud-coréens : structures de financement (telles que capitaux-risques), incubateurs, accélérateurs, mentors, et les autres start-ups », précise Pascale Buch. La structure offre aussi l’avantage de réunir sous une bannière collective les différents acteurs français, « ce qui permet d’améliorer leur visibilité et facilite la création de partenariats ». « La French Tech, c’est une marque », ajoute Olivier Mouroux, président et cofondateur d’Asiance, agence digitale basée à Séoul et partenaire privé du projet. « C’est un parapluie, sous lequel s’inscrivent divers événements. » Comme par exemple les « French Tech Tour », des visites d’entreprises innovantes françaises. En décembre 2015, 7 start-ups tricolores ont ainsi participé à un programme de rencontres et de networking avec de potentiels partenaires sud-coréens.

Parmi ces visiteurs se trouvait Quarkslab, société parisienne spécialisée dans la sécurité informatique, venue prendre « des conseils pour optimiser notre présence sur place. Nous avons eu des rendez-vous adaptés avec des interlocuteurs ciblés et de renom, ce qui aurait pu nous prendre des mois à organiser seuls », se félicite Eric Houdet, responsable développement. « La maturité de certains acteurs sud-coréens est clairement d’un très bon niveau et nous avons ressenti une réelle appétence de leur part. C’était très stimulant. »

Les French Tech Days sont d’autres événements inscrits sous le parapluie French Tech. Leur but : mettre en avant le savoir-faire tricolore dans des domaines innovants soigneusement choisis. En mai sont ainsi prévus « deux jours de conférences et de tables rondes pour encourager la coopération France-Corée sur la R&D », explique Nicolas Audibert, de Business France à Séoul, organisateur de ces journées. Le premier secteur concerné est la « Fintech », les technologies liées à la finance et aux banques, pour lesquelles « la France possède une belle expertise. On observe une demande très Claire des Coréens ». Autres domaines : la « e-santé », très prometteuse dans la vieillissante société coréenne, la 5G et l’Internet des objets « pour lequel beaucoup d’échanges ont récemment eu lieu. » Des événements en lien avec la robotique et la photonique sont aussi au programme.

French Tech Seoul robotAprès la création de French Tech Hub à San Francisco, New York ou Tokyo, pourquoi Séoul ? Pour une start-up française, les attraits coréens sont nombreux. « Une implantation à Séoul peut être une plateforme qui permet de s’installer rapidement en Asie du Nord dans de très bonnes conditions, d’en comprendre les aspects culturels, et ensuite d’aller vers la Chine, le Japon et Taïwan », souligne Olivier Mouroux. « Séoul est une ville fantastique au niveau digital, avec de très beaux incubateurs et accélérateurs, et surtout une vraie volonté de la jeunesse de s’investir dans ces domaines. Ce sont des passionnés, qui bossent 20H sur 24 ! Cette nouvelle génération a la compétence, et au-delà, la volonté et une énergie positive qui permettent de développer des projets. »

Le gouvernement sud-coréen comptabilise 30 000 start-ups locales et joue un rôle moteur dans leur développement. Mi-janvier, il a annoncé l’investissement de quelques 66 milliards pour la création d’un nouveau « hub à start-ups » dans la « Silicon Valley » de Pangyo, au sud de Séoul. Les grands groupes coréens font aussi preuve de maturité et commencent à évoluer, « ils ne cherchent plus nécessairement l’innovation en interne », remarque Pascale Buch. « Certains groupes cherchent à nouer des liens avec les start-ups. Ils peuvent être intéressés par des investissements ou des adossements à des sociétés françaises. Comme par exemple SK Telecom et Samsung, qui ont récemment investi dans la française Sigfox. » Start-ups françaises, à vous de jouer : avec ce nouveau hub, la voie coréenne vous est grande ouverte.

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L’Année France-Corée est aussi économique

2016 July 15
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*Article publié en mars 2016

Par Laetitia Vallée

4 novembre 2015, le Président François Hollande lors de sa visite d’Etat à Séoul : « Depuis 10 ans, le développement des échanges entre la France et la Corée est très impressionnant, puisque nos échanges commerciaux ont augmenté de 50 % en 10 ans et les exportations françaises vers la Corée ont doublé ! Je veux féliciter tous ceux qui y ont contribué, notamment les organisations patronales coréennes et la chambre de commerce française. La France a également fait le choix de la Corée, nous sommes le deuxième investisseur européen en Corée avec près de 200 entreprises installées ici et sur tout le territoire coréen. Ces dernières emploient 28 000 personnes. Nous avons aussi noué des relations de confiance entre les grandes entreprises, à tel point que vous nous avez confié des domaines de haute sécurité ou de haut niveau technologique. Nous en sommes très fiers. »

Le Ministre français de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, et le Ministre coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie, Yoon Sang-jick au Forum franco-coréen d'innovation industrielle en novembre 2014

Le Ministre français de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, et le Ministre coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie, Yoon Sang-jick au Forum franco-coréen d’innovation industrielle en novembre 2014

Les chiffres cités par le Président français sont parlants : la France et la Corée, depuis 130 ans, ont établi des relations économiques fortes et dynamiques, portées d’une part par des partenariats entre grandes organisations françaises et coréennes : Renault et Samsung, Lafarge et Halla Cement, Total et Hanwa, pour n’en citer que quelques-uns. Plus récemment, la signature de nouvelles collaborations témoigne du dynamisme et de la pérennité de nos relations. Notons par exemple le MoU entre le groupe Pierre&Vacances et la ville de Busan, ou encore, en décembre dernier, celui entre le groupe Faurecia, fabricant français de composants et équipements automobiles, et la province du Gyeonggi et la ville de Yongin.

Le Président François Hollande en visite d’Etat en Corée le 4 novembre 2015

Le Président François Hollande en visite d’Etat en Corée le 4 novembre 2015

D’autre part, la relation bilatérale est animée par un réseau de multiples PME et d’entrepreneurs dont le dynamisme est sans cesse porteur de nouvelles opportunités : Asiance, Direct Optique, Erborian, IT Concept, etc. Tourisme, aéronautique, transport, santé, cosmétiques, commerce international : les échanges bilatéraux touchent à une grande variété de secteurs et reflètent les synergies et la complémentarité de nos stratégies, résolument tournées vers l’avenir. « C’est la stratégie pour l’innovation qui nous unit. Nous voulons encourager la créativité sous toutes ces formes, en termes de design, de mode, dans les domaines culturels, artistiques, mais aussi industriels, logistiques, technologiques », annonçait François Hollande. L’Année France-Corée sera donc aussi économique.

D’une part, par l’intensification du dialogue bilatéral aux plus hauts niveaux. Les visites de haut niveau qui la rythment déjà, et continueront de le faire tout au long de 2016 (dont la Présidente Park Geun Hye à Paris), sont en effet porteuses de nouvelles perspectives : l’inauguration du French Tech Hub et le lancement du French Cast lors de l’ouverture de l’Année de la France en Corée, l’ouverture du Club sport avec Patrick Kanner en février pour promouvoir la filière sportive française dans le cadre des JO de Pyeongchang. La visite présidentielle s’est traduite par la mise en place d’un plan d’action destiné à renforcer le partenariat global du XXIe siècle dans 11 domaines ainsi que de nouveaux accords pour Airbus et entre Airbus Helicopters et la Korean Aerospace Industries.

Les années croisées seront aussi force de promotion, des moments de rencontre et d’échange au travers de ses événements, comme le Forum des leaders le 24 mars ou la série de forums économiques franco-coréens. Ainsi le deuxième forum franco-coréen d’innovation industriel à Bercy en novembre dernier a-t-il été le théâtre d’un nouveau partenariat franco-coréen : Arkamys et Mando Hella Electronics ont signé un MoU pour développer des boîtiers de synthèse sonore pour les véhicules électriques et hybrides. Gardons aussi un œil sur la French Tech Seoul, belle initiative de soutien à l’innovation et aux start-ups (RDV p. 43 pour en savoir plus).

France-Korea High Level Business Club le 18 septembre 2015

France-Korea High Level Business Club le 18 septembre 2015

La FKCCI et ses Membres, piliers de la relation économique franco-coréenne, seront au cœur de l’émulation créée par l’Année. « Sur le plan économique aussi, les Coréens n’ont pas une vision complète de toute la richesse de l’activité française. C’est sur ce point que la FKCCI s’efforce d’agir au travers d’événements comme le Sustainable City Seminar en juin 2015 par exemple : réactualiser et diversifier notre image. L’Année France-Corée sera l’occasion de renforcer nos actions. », explique David-Pierre Jalicon, président de la Chambre. La FKCCI prévoit ainsi une plateforme web promouvant la présence française en Corée, au travers d’infographie, de cartographie et de vidéo notamment.

Restons connectés sur le site de la FKCCI, qui vous informe des actualités économiques de l’année, et sur anneefrancecoree.com ! Avec ce dossier consacré à l’Année France -Corée, Corée Affaires se penche en détails sur quelques grands axes du programme : la French Tech Seoul, l’éducation, la mode et le cinéma.

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Croisement, créativité et foisonnement, la France et la Corée s’unissent en 2015-2016 !

2016 July 12
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Par Laetitia Vallée

*Article publié en mars 2016

Fleur Pellerin à la soirée d’ouverture de l’Année de la Corée en France

Fleur Pellerin à la soirée d’ouverture de l’Année de la Corée en France © IF:T.Chapotot

En 2016, la France et la Corée célèbrent leurs 130 ans de relations diplomatiques ! Ou encore leurs 180 ans de contact si l’on considère l’arrivée du premier missionnaire français, le Père Maubant, en 1836. Les deux pays ont développé au fil des ans des relations de confiance et d’amitié que reflètent les échanges humains, qui n’ont cessé de croître depuis les années 90. 13 000 Coréens vivent aujourd’hui en France et près de 4000 Français en Corée (ce qui en fait une des plus grandes communautés occidentales). Plus de 250 0000 touristes coréens ont visité l’Hexagone en 2015 et les Français sont de plus en plus nombreux à s’aventurer en Corée : ils étaient 83 000 en 2015. Le tourisme français a ainsi connu une croissance annuelle de 6 % sur les 5 dernières années ! Autant d’échanges pour rapprocher toujours d’avantage nos deux cultures, animées par une curiosité mutuelle dont la récente vivacité étonne. Le franc succès de l’Année de la Corée en France et les perspectives tout aussi favorables pour l’Année de la France en Corée en témoignent : 16 000 fans sur Facebook, 200 événements prévus en France (plus de 300 en tout) et un public au rendez-vous, avec notamment 88 000 visiteurs à l’exposition Korea Now ! Les années croisées viennent ainsi encourager une dynamique de découverte déjà bien lancée et sont un incroyable vecteur pour compléter nos connaissances réciproques. Chaque pays dresse le bilan et crée une programmation sur mesure, ambitieuse et inédite.

Bien que les Jeux Olympiques de 1988 à Séoul aient révélé la Corée au monde entier et que la libéralisation progressive du pays dans les années 90 ait permis de densifier les échanges bilatéraux, c’est à partir des années 2000, et surtout 2010, que la Corée acquiert une véritable reconnaissance parmi les Français. La vague K-pop, étonnant soft power coréen, en est l’un des principaux vecteurs et culmine avec le succès mondial du chanteur Psy : plus de 20 000 spectateurs lors de son concert en novembre 2012 au pied de la tour Eiffel !

Année France Corée La jeunesse française est clairement le premier moteur de cet engouement : la majorité des touristes français en Corée, dont beaucoup profitent du visa vacances-travail, fait partie des 20-30 ans. L’explosion de l’apprentissage du coréen est révélatrice : les universités françaises ont vu leurs effectifs tripler en seulement cinq ans ! Tant et si bien qu’en septembre dernier, le Président François Hollande a annoncé l’éligibilité du coréen en deuxième langue vivante au bac, un geste fort pour ouvrir l’année croisée.

L’image que les Français ont du Pays du Matin calme est cependant très incomplète et souvent entravée de stéréotypes. La Corée est principalement médiatisée pour son conflit avec le Nord, ses avancées technologiques ou encore sa musique pop. Comme l’explique Cho Yang-ho, Président du comité d’organisation coréen de l’Année France-Corée, c’est là tout l’enjeu de l’Année de la Corée en France, concentrée sur la culture : montrer la richesse du patrimoine culturel coréen, tant historique que contemporain. Un programme encore jamais vu en France, et dont le pari semble gagné dès l’ouverture de l’Année, avec le spectacle du Jongmyo Jeryak au Théâtre National de Chaillot : « Le public a été séduit par cette proposition exceptionnelle, dont plus de 80 % des places étaient vendues en moins de 2 mois ! Nous avons été époustouflés par cette soirée hors du temps, ces costumes colorés, la grâce des danseurs et la diversité des instruments. Bien que très étrangers à ce rite, nos spectateurs ont été ravis de cette représentation de très grande qualité ! », s’enthousiasme Pauline Bolzinger, chargée du développement des publics du théâtre.

Tour Eiffel Annee France Coree

La tour Eiffel illuminée aux couleurs de la Corée © IF:T.Chapotot

Inversement, « la France a une image ancrée de longue date, très forte et en général favorable, bien qu’avant tout culturelle. La culture française telle que les Coréens la connaissent renvoie cependant plutôt vers le passé, avec des symboles comme la Tour Eiffel, Versailles, les Châteaux de la Loire ou encore les impressionnistes. Il nous faut donc capitaliser sur cette image déjà riche et précieuse, et la compléter avec toute la diversité et la créativité de notre culture contemporaine », explique Anthony Chaumuzeau, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France et directeur de l’Institut français à Séoul. Le message envoyé à travers le programme français est clair : la France est jeune, innovante, diverse, vibrante. Les cycles de conférence « Créative France », le concert avec les grandes figures de la scène électronique française ou encore la French Tech seront autant d’événements représentatifs de la force créative de la France. « Nous faisons le constat que la France en Corée est surtout connue par les générations des 50 et 60enaires ; il reste une certaine nostalgie du Centre culturel français des années 70-80, qui était alors un centre majeur de culture, de rencontre et de liberté », remarque Anthony Chaumuzeau. Au travers de ce programme, c’est donc aussi et surtout le jeune public coréen que l’Année de la France en Corée cherche à toucher.

Pour atteindre son but, l’Année France-Corée bénéficie d’un puissant outil de communication : le French Cast, grâce au partenariat signé avec le premier portail internet coréen Naver lors de la visite d’Etat du Président de la République en novembre dernier. Sous un format similaire à une chaîne Youtube, il ambitionne de devenir « la porte d’entrée principale vers la France » pour les internautes coréens et présentera la culture française au travers de diverses sous-chaînes : gastronomie, littérature, danse, économie, etc. Opération inédite, le French Cast est une initiative d’autant plus intéressante qu’elle se pose sur le long terme et voit au-delà de l’Année France-Corée.

C’est bien là l’un des objectifs des années : ouvrir les portes à de nouveaux projets et mettre en place les bases de collaborations ouvertes sur le futur. Elles se promettent ainsi de faire travailler ensemble les acteurs des deux pays : pour être labellisé, chaque projet doit être organisé en binôme franco-coréen. Artistes, institutions, universités, centres de recherche, entreprises, tous sont ainsi invités dans cette dynamique de foisonnement et de collaboration impulsée par les années croisées. Avec notamment le prochain et dernier comité mixte d’organisation à venir en avril, il est plus que temps de se joindre à la danse, que ce soit par la mise en place de projets, le mécénat ou la participation aux divers événements !

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Interview croisée Année France-Corée

2016 July 8
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by Corée Affaires

Interviews réalisées en février 2016

Pour ouvrir ce dossier de Corée Affaires sur l’Année France-Corée, laissons la parole à Henri Loyrette, président de l’Année et ancien président-directeur du musée du Louvre (2001-2013), et Cho Yang-ho, président du comité d’organisation coréen et président du groupe Hanjin. Ils vous présentent les ambitions et programmes de ces célébrations exceptionnelles.

Cho Yang-ho, président du comité d’organisation coréen de l'Annee France-Coree et président du groupe Hanjin

Cho Yang-ho, président du comité d’organisation coréen de l’Année France-Corée et président du groupe Hanjin

Q. L’Année France-Corée fête les 130 ans de relation diplomatique entre nos deux pays. Comment définiriez-en vous les grands enjeux pour la France / Corée ?

Cho Yang-ho (C.Y.) : Alors que nous célébrons le 130e anniversaire des relations diplomatiques, l’Année France-Corée constitue l’occasion de réaffirmer l’excellence de la coopération entre nos deux pays. Je souhaite que ces années croisées deviennent une base solide pour renforcer nos échanges culturels, scientifiques et économiques.
L’Année France-Corée a débuté par l’Année de la Corée en France (septembre 2015-août 2016) et se poursuit par l’année de la France en Corée (mars 2016-décembre 2016). Dans son programme, pas moins de 300 événements seront organisés tout au long de l’année dans divers domaines : culture, sciences, économie, éducation, etc.
Parmi les plus importants, la semaine d’inauguration de l’Année de la France en Corée, du 21 au 27 mars, mérite une grande attention. Je suis certain qu’elle aura un franc succès à l’instar de celle de l’Année de la Corée en France en septembre dernier.

Henri Loyrette (H.L.) : L’Année France-Corée est une étape importante dans le développement du partenariat global entre nos deux pays. Elle permet, au-delà des échanges culturels déjà féconds, de diversifier nos relations économiques, de renforcer la coopération universitaire et la mobilité étudiante, de développer la coopération décentralisée… Elle se traduit également par le renforcement du dialogue politique bilatéral. Le Président de la République, François Hollande, a effectué une visite d’Etat en Corée les 3 et 4 novembre 2015, la première visite d’Etat d‘un Président de la République français depuis quinze ans ; la Présidente Park a participé à la Conférence Paris Climat (COP21) en décembre 2015 et a été invitée en visite d’Etat en France en 2016 par le Président de la République. D’autres déplacements de haut niveau sont pré-vus tout au long cette année, propice à intensifier les coopérations, à favoriser les échanges humains et les partages de savoir-faire.
Globalement, l’Année de la France en Corée poursuit deux objectifs : présenter les nouveaux talents et les aspects moins connus de la culture française et, au-delà de la culture, montrer la France dans toute sa diversité, faire mieux connaître ses entreprises, ses universités et ses chercheurs, ses régions et ses villes.

Q. Sur le volet économique, quels sont et seront les événements mis en place ? Comment va-t-elle permettre de renforcer nos coopérations économiques ?

Henri Loyrette, président de l’Année et ancien président-directeur du musée du Louvre

Henri Loyrette, président de l’Année et ancien président-directeur du musée du Louvre

C.Y. : Notre objectif sera de générer des synergies à travers le développement des échanges entre l’économie créative, le contenu de la « Hallyu », vague culturelle coréenne, et l’industrie high-tech et culturelle française. Nous avons aussi organisé diverses manifestations visant à favoriser le développement des partenariats industriels et l’innovation afin de renforcer les échanges entre les entrepreneurs franco-coréens.
Le deuxième forum franco-coréen des industries innovantes organisé en novembre dernier en France est un bon exemple. Plus de 150 participants venant d’institutions, d’entreprises et de gouvernements des deux pays sont venus réfléchir sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale en vue de créer de nouveaux moteurs de croissance dans les technologies de pointe.

H.L. : La France et la Corée, grâce aux entreprises membres de la FKCCI en particulier, ont fait de l’innovation un axe majeur de leur développement économique et de leur présence à l’international.
Les deux pays ont déjà de solides coopérations industrielles. La présence française est caractérisée par un grand nombre de partenariats (joint-venture, laboratoires et centres R&D conjoints, accords de sous-traitance etc.). L’objectif est de développer ces partenariats dans de nouveaux secteurs, tels que celui du tourisme ou des start-ups.
Lors de la visite d’Etat du Président de la République en Corée, les deux pays ont signé un plan d’action pour le développement de partenariats dans le domaine de l’innovation. Le déploiement de la French Tech Seoul permettra de le mettre en oeuvre à travers notamment cinq grandes initiatives :
· Le lancement du French Tech Hub Seoul fin mars qui mettra en place un « écosystème entrepreneurial » réunissant les partenaires français et coréens, publics et privés, de la tech et de l’économie créative : entrepreneurs, start-ups, investisseurs, experts (ingénieurs, designers, développeurs), grands groupes et institutionnels.
· Les French Tech Days qui permettront fin mai aux start-ups françaises et coréennes des secteurs medtech, fintech et numérique de se rencontrer au cours de trois forums de haut niveau, de démonstrations et de rendez-vous BtoB. · Le séminaire Fintech qui réunira fin mai les experts de sociétés financières, de start-ups et des groupes français et coréens leaders en innovations technologiques au service de la finance.
· Le pavillon France sur le salon RobotWorld qui rassemblera en octobre, les meilleures entreprises françaises du secteur souhaitant développer des partenariats avec la Corée.
· Le French Tech Tour 2016 qui conduira en décembre, une délégation de start-ups françaises pour une mission de prospection du marché coréen et des rencontres d’affaires BtoB via des programmes de rendez-vous personnalisés.
Enfin, sera également lancé en 2016 un programme d’échange « accélération/incubation » en Corée pour cinq start-ups françaises et réciproquement pour cinq start-ups coréennes en France.

Q. Il s’agit d’une occasion unique de sortir des sentiers battus et casser les stéréotypes réciproques. Quelles initiatives originales et quelle image de la France véhiculer en Corée, et vice versa ?

Année France Corée art traditionnel jongmyo jeryak

© IF/T.Chapotot

C.Y. : C’est ce à quoi nous avons accordé le plus d’importance lors des discussions avec les ministères concernés.
De nombreux séminaires et conférences sur des sujets variés comme les technologies de l’information, la gastronomie et la Hallyu sont organisés en France afin de faire connaître la Corée, son dynamisme et son développement. Les Français s’intéressent désormais à l’économie coréenne et son poids dans le monde ainsi qu’à l’économie créative. C’est à partir de cette nouvelle perception que nous souhaitons bâtir des projets venant consolider les collaborations économiques entre nos deux pays.
Sur le plan culturel, nous nous efforçons de présenter la richesse de la culture coréenne dans ses formes les plus traditionnelles, modernes et, si possible, futuristes. Pour ce faire, des programmes variés ont été et seront organisés, touchant l’ensemble des domaines culturels et artistiques : musique, danse, beaux-arts, photographie, cinéma, littérature.

H.L. : Pour éviter les stéréotypes, nous avons choisi, avec le commissariat coréen, de bâtir une programmation avec le souci constant de se baser sur les synergies entre artistes, institutions, entreprises ou encore universités… Nous avons mis en oeuvre de nombreux projets « miroir » qui nous ressemblent et nous rassemblent. Des projets qui font dialoguer deux pays, héritiers d’une histoire glorieuse mais tournés vers l’avenir.
L’une de ces initiatives emblématiques est celle menée entre le Théâtre national de Chaillot et le Théâtre national de Corée. Alors que Chaillot a accueilli le majestueux rituel royal du Jongmyo Jeryak, le Théâtre National accueillera à Séoul la création du chorégraphe José Montalvo, artiste permanent associé à Chaillot, avec les danseurs de la compagnie nationale de Corée.
La France est déjà reconnue pour sa culture ; nous souhaitons aussi leur montrer de plus jeunes talents, une France créative et innovante dans toute sa diversité, dans les domaines de l’économie, du sport, de la gastronomie, des sciences et de l’éducation, de la recherche universitaire etc.

Q. Quel bilan dressez-vous des 5 premiers mois de l’Année de la Corée en France ?

Park et Hollande visite d'Etat

© Office of the President

C.Y. : J’avoue que j’avais un doute sur la manière dont la culture et l’art coréens seraient perçus en France, mondialement reconnue pour son excellence culturelle et artistique. Mais à travers l’année croisée, j’ai pu constater l’intérêt des artistes et du public français pour la culture coréenne.
Le Centre Pompidou, le Château de Chambord, la Cinémathèque française, le Grand Palais, le Théâtre de la ville de Paris… Les institutions culturelles et artistiques françaises ont été nombreuses à se proposer pour accueillir les événements culturels coréens.
Tous ont par ailleurs eu un grand succès auprès du public français et ont été très médiatisés. La Corée n’est désormais plus un pays inconnu au niveau culturel et artistique et c’est notre principale satisfaction !

H L : En France, depuis son inauguration le 18 septembre 2015, l’Année de la Corée bénéficie en effet d’un très bel accueil auprès du public et de la presse. On constate qu’il existe une véritable curiosité et appétence pour la culture coréenne, encore méconnue dans notre pays. Que ce soit pour les spectacles traditionnels ou pour la création contemporaine, (tournée de la compagnie d’Ahn Eun-Me, concerts d’Idiotape …) à Paris comme en province la fréquentation des lieux est un succès. Cela confirme que la Corée devient en Europe, un pays de tendances, ouvert à la jeunesse à travers le phénomène de la K-pop mais qui séduit aussi par ses créateurs, ses auteurs (la Corée est invitée d’honneur au salon du Livre) ou encore sa gastronomie.

Q. Quelques mots à la communauté d’affaires franco-coréenne ?

C.Y. : Je pense que les relations entre nos deux pays, bien que vieilles de 130 ans, restent encore jeunes. La Corée est devenue une puissance économique incontestable en Asie, ce qui a permis à nos deux pays de se rapprocher encore davantage. Je suis convaincu que l’Année France-Corée servira à ouvrir un nouvel horizon aux relations entre nos deux pays. Nous connaissons la difficulté d’atteindre une compréhension mutuelle entre deux pays aussi différents, mais je suis persuadé que ce sera une belle occasion d’apprendre les atouts de chacun et de mieux se comprendre.

H.L. : La communauté d’affaires franco-coréenne est au cœur des échanges qui unissent nos deux pays. C’est par leur implication, leur fonction, leur enthousiasme que nous avons noué des liens si riches. De nombreux membres de cette communauté contribuent au Comité des mécènes de l’An¬née. C’est un précieux soutien à notre programmation et je les en remercie. Je souhaite sincèrement que cette année croisée puisse développer avec leur concours cet élan qui, naturellement, nous pousse l’un vers l’autre. Que tout ce que nous ferons ensemble à cette occasion s’inscrive dans le temps et ouvre de nouvelles perspectives de partenariats durables.

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L’annuaire 2016/17 de la FKCCI est sorti !

2016 July 1
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Annuaire Directory FKCCI 2016 2017Retrouvez tous les contacts des entreprises et institutions Membres de la FKCCI dans l’annuaire 2016/17 !

Véritable bible des cercles d’affaires franco-coréens en coréen, français et anglais, il répertorie les acteurs des relations économiques bilatérales tout en dispensant des informations pratiques sur les deux pays. De l’industrie aux services, tous les secteurs sont représentés. Grands groupes, joint-ventures, entrepreneurs, restaurants, start-ups, individuels, organisations non-gouvernementales, institutions, …. La communauté franco-coréenne nous étonne par sa diversité et son dynamisme. « Passion, vitalité, innovation : tels sont les maîtres mots de cet annuaire 2016/17, trait d’union entre France et Corée », décrit David-Pierre Jalicon, président de la FKCCI, dans l’éditorial.

Au cœur de l’Année croisée France-Corée et de l’anniversaire des 30 ans de la Chambre, nul doute que cette publication saura se montrer utile pour accélérer les échanges !

Commandez dès à présent votre annuaire en contactant communication@fkcci.com.

Tarifs :

En Corée du Sud : 70,000 KRW (retrait dans les locaux de la Chambre) / 75,000 KRW (par la poste)
(Étudiants, sur présentation d’une copie de la carte étudiante : 35,000 KRW dans les locaux / 40,000 KRW par la poste)

- A l’étranger : 56 EUR + 19 EUR pour un envoi standard (bateau), 28 EUR pour un envoi express (avion) – Frais bancaires inclus, prix converti en KRW au taux de change du jour de la commande
(Étudiants, sur présentation d’une copie de la carte étudiante : 47 EUR, pour un envoi standard, 56 EUR en express)

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Cinéma français en Corée : une présence honorable sur un marché semé d’embûches

2016 June 28
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by Corée Affaires

Par Eva John

« Comme un film français » et « Un Coréen à Paris ». Ces deux titres de films, réalisés respectivement par Shin Youn-shick et Jeon Soo-il et sortis en début d’année dans les salles coréennes sont là pour le rappeler : la France continue d’inspirer le monde du cinéma coréen. « Dans les années 1970, la Nouvelle Vague française a joué un rôle essentiel auprès des futurs réalisateurs sud-coréens, ceux qui allaient au ciné-club de l’ambassade de France où les films passaient sans censure », raconte Antoine Coppola, professeur à l’université Sungkyunkwan et chercheur à l’EHESS. « Aujourd’hui encore, l’affection des réalisateurs comme du public coréens pour le cinéma français est une force sur laquelle on peut compter », confie-t-on à l’ambassade de France de Séoul. S’il conserve son image intellectuelle, le cinéma français s’est largement diversifié, présent à travers les blockbusters (notamment ceux de Luc Besson, toujours des succès) et même les comédies, comme « Intouchables ». A noter aussi les belles performances des films d’animation sorties sur un grand nombre d’écrans (plus de 400 000 entrées pour « Le Petit Prince », plus de 300 000 pour « Mune, le gardien de la lune »). Depuis 2013, une cinquantaine de films français ou de production majoritaire française sortent chaque année. « Depuis 2012, le nombre de films français sortis en Corée ne cesse d’augmenter. On est passé de 16 films en 2011 à 59 en 2015. Les parts de marché en termes de nombre de spectateurs augmentent également pour atteindre 0,8 en 2015 », explique Rhee Soue-won, programmatrice au Festival International du Film de Busan.

films francais en coree statistiquesL’an dernier, les films français ont attiré plus de 3,5 millions de spectateurs. « Mais certains films pourraient faire plus d’entrées », concède-t-on du côté de l’ambassade. « La difficulté est de trouver le public dans le court laps de temps qu’offrent les cinémas. Certains films pourraient fonctionner sur le long terme grâce au bouche à oreille, mais ils n’ont pas le temps. Donc plutôt que d’amener de nouveaux films, il s’agit d’aider les films qui arrivent sur le marché coréen à attirer plus de monde ». Dans cette optique, l’Institut Français de Séoul envisage de mettre en place un festival présentant des films en avant-première, pour grouper les efforts de communication et l’exposition médiatique.

films francais en coree« Pas un seul film français dans les 30 meilleures entrées étrangères – toutes sont américaines ou japonaises », fait remarquer Antoine Coppola. En outre, la Corée du Sud est l’un des rares pays, avec les Etats-Unis et l’Inde, où la part de marché des productions domestiques sur le marché local est supérieure à celle des films étrangers. S’ajoute à cela une très forte concentration de l’industrie autour d’un seul géant. « CJ est une machine de guerre qui possède les acteurs, les studios, les boites de production, les salles, les chaines de télévision. On ne peut rien faire sans avoir au moins leur regard protecteur », explique Nicolas Piccato, PDG de Panda Media, à qui l’on doit notamment des coproductions internationales (« Couleur Peau Miel », « Koan de printemps ») et qui travaille actuellement à la coproduction de deux documentaires, dont l’un sur le rock psychédélique coréen. Pour May Pack, directrice de la société de distribution Pancinema, « la plus grande difficulté du système de distribution coréen est son imprévisibilité. La date de sortie, le nombre de salles, les programmes sont décidés à la dernière minute par les programmeurs », regrette-t-elle. Depuis sa création en 2003, Pancinema a distribué 18 films français, parmi lesquels « La Vie d’Adèle » et, son plus grand succès, le film d’animation « Minuscule » (92 447 entrées).

couleur de peau miel de Jung et Laurent Boileau

© Couleur de peau : miel, de Jung et Laurent Boileau

Quant aux coproductions franco-coréennes, elles restent rares, malgré l’accord de coproduction signé en octobre 2006, qui permet à un film d’être considéré comme national (et donc de bénéficier des aides conséquentes) dans chacun des deux pays. Seuls deux films ont jusqu’ici été agréés: « La Rivière Tumen » de Zhang Lu et « Une vie toute neuve » de Ounie Leconte. Les raisons sont multiples : absence de projets véritablement ancrés dans les deux pays, méconnaissance des systèmes de production. A l’ambassade, on avance également qu’avec des industries cinématographiques très fortes et globalement bien financées, la France et la Corée n’ont pas forcément le réflexe de se tourner vers la coproduction. Pour y remédier, un forum de coproduction devrait être organisé en 2016 dans le cadre des années croisées.

The chaser Seoul Hypnotique

Séoul Hypnotique, The Chaser © Haut et Court

Le cinéma coréen en France : le succès des films de genre

Depuis le début des années 2000, la nouvelle vague coréenne séduit en France un public d’initiés. « Mais c’est sur le marché des films de genre (thriller, horreur) sur les sites de téléchargement internet et la VOD-DVD que le cinéma sud-coréen a fait une percée saisissante ces cinq dernières années », note Antoine Coppola. Depuis 2010, les plus gros succès coréens ont été la coproduction à gros budget « Snowpiercer » (600 000 entrées) et « Poetry » (200 000 entrées). A l’occasion de l’année de la Corée en France, deux événements de taille ont permis de mettre en avant le cinéma coréen. Une rétrospective Im Kwon-taek à la Cinémathèque française d’une part, et le programme « Séoul hypnotique» au Forum des images pour l’Année France-Corée, qui a attiré 12 500 spectateurs avec ses 85 films, dont les deux tiers n’avaient jamais été distribués en salle en France.

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Bastille Day 2016 : une fête tricolore sur le fleuve Han !

2016 June 24
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by Corée Affaires

La Fête Nationale française 2016 s’invite… sur le fleuve Han !

Bastille Day 2016

A l’occasion des 130 ans de relations diplomatiques franco-coréennes et de l’anniversaire des 30 ans de la Chambre, le Bastille Day 2016 vous réservera de nombreuses surprises ! Cette soirée tricolore se déroulera le 14 juillet dans un cadre exceptionnel à Floating Island, aux abords du pont Banpo. Dégustez vins, champagnes et plats français tout en profitant d’une vue imprenable sur le fleuve et les lumières nocturnes de Séoul.

Un concert de « Oh ! Je Voudrais » (오주브드레), ensemble coréen passionné de France, vous plongera dans l’univers de la chanson française et le DJ Didier Yoo animera la fin de soirée aux sons électro.
Cette année encore, la traditionnelle tombola vous donnera une chance de gagner des lots prestigieux.

**CONCOURS PHOTO**

Pendant la soirée, prenez la photo la plus « spectaculaire » et postez-la sur Facebook* ou Instagram avec le hashgtag #fkccibastilleday.
Les trois meilleures photos recevront les prix suivants :

– Un set de produits dermo-cosmétiques de Bioderma
– Un coupon pour le Coffret Napoléon Noire de Ladurée, la boulangerie haut-de-gamme spécialisée dans les macarons
– Deux coupons pour des Americano d’Hugo et Victor, marque de délicieuses pâtisseries et chocolats

*Assurez-vous de poster la photo en mode « public »

Floating Islands ©Laetitia Vallee

Floating Islands ©Laetitia Vallee

Date : jeudi 14 juillet de 19h à minuit
Lieu : Floating Island, Convention 2F, 683 Olympic-daero, Seocho-gu, Seoul, (서울시 서초구 올림픽대로 683 세빛섬)
Tarif : 45 000 KRW jusqu’au 30 juin, puis 55 000 KRW par personne incluant champagne, buffet français avec fromages et vins, et un ticket de tombola.

Réservez votre place dès à présent en envoyant par e-mail, votre nom, prénom et coordonnées (e-mail et téléphone) à event@fkcci.com

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Histoire France-Corée : les relations diplomatiques à la fin de la dynastie Yi [1887-1910]

2016 June 21
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by Corée Affaires

Par Dr. Lee Chang Hoon

Avant-Propos

Cette séquence de l’histoire coréenne correspond aux règnes des derniers souverains de la dynastie Yi, Ko-Jong (1864-1907) et son fils Sun-Jong (1907-1910). Roi puis empereur à partir de 1897, Ko-Jong dut accepter d’abdiquer en faveur de son fils en juillet 1907 ; moins de deux ans après avoir dû accepter de placer la Corée sous protectorat japonais. Le règne de Sun-Jong s’acheva finalement lorsque le Japon imposa à la Corée le traité d’annexion du 29 aout 1910.

histoire france coree 1La France et la Corée dans le grand jeu diplomatique des années 1880 à la colonisation japonaise

À la suite de son ouverture forcée dans les années 1880, la Corée se retrouva malgré elle au centre des ambitions rivales des empires chinois, russe et japonais. Ce fut une période critique de son histoire moderne pendant laquelle se joua son existence en tant qu’État souverain, et son identité culturelle. L’exemple coréen illustre parfaitement le destin, sinon le drame, des petites nations situées aux carrefours stratégiques des grandes puissances mondiales.

Durant cette période, la position de la France fut de laisser délibérément les premiers rôles aux trois rivaux de la région et aux puissances anglo-saxonnes, et de se cantonner à une position d’observateur attentif, surtout à l’égard des actions de ses missionnaires. Par sa présence locale, elle préservait son rang de puissance mondiale, mais sans en rechercher l’exploitation méthodique comme en Afrique ou en Asie du Sud-Est. Car en effet, la Corée était trop lointaine et si secondaire au regard de ses intérêts en Indochine et en Chine.

Aussi, la France ne s’impliqua pas lorsque Japonais et Chinois se firent la guerre en 1894-1895, pour savoir laquelle de ces deux puissances renforceraient son emprise sur la péninsule coréenne. La Chine y perdit officiellement sa suzeraineté sur la Corée (traité de Shimonoseki reconnaissant l’indépendance de la Corée avril 1895), suprématie qu’elle exerçait depuis des siècles et les Russes surent s’appuyer sur la faction pro-russe du gouvernement coréen pour prendre aussitôt la place laissée vacante par Beijing.

Par ailleurs, la France avait nouée en 1892 une alliance avec la Russie, et le respect de ce pacte lui imposait donc de s’aligner sur les positions russes en Corée. Ainsi lorsqu’en octobre 1895, la Reine Min fut assassinée par les Japonais, le Roi de Corée trouva refuge à la légation de Russie (qu’il quitta seulement en 1897). Peu après son retour au palais (avril-mai 1987), il chercha auprès de la France un éventuel relais à une défaillance prévisible de la protection russe. La France répondit par une esquive rhétorique, conforme à la fois à son non-engagement et à son alliance avec la Russie.

histoire france coree 3Suivant la même ligne politique, Paris fut un promoteur de la neutralisation de la Corée, estimant soutenir la solution capable d’assurer pacifiquement l’indépendance de Séoul et d’accroître ses chances de s’y développer. Jusqu’à la veille même de la guerre russo-japonaise (1904-1905), la France maintint son effort et ce fut avec l’appui franco-russe que l’Empereur de Corée fit parvenir aux gouvernements avec lesquels il avait signé des traités, une Déclaration de neutralité. Malheureusement, cette démarche sombra en même temps que la flotte japonaise coulait aux larges des côtes coréennes sa rivale russe. Le résultat fut que Séoul se retrouva seul face à l’impérialisme japonais et passa sous le protectorat de Tokyo en 1905, antichambre de la colonisation. Cinq ans plus tard, le 29 août 1910, la Corée fut annexée par le Japon et devint sa colonie jusqu’à l’effondrement de l’Empire japonais en 1945.

Si sur le terrain politique, la France s’aligna donc sur la position russe, néanmoins, elle ne s’interdit pas durant cette période d’acquérir en Corée certains avantages concrets, relevant du domaine économique, technique et culturel.

La coopération technique et les relations économiques franco-coréennes

Si la position diplomatique de Paris déçut les espérances de Séoul qui souhatait s’appuyer sur la France pour affirmer son indépendance face aux impérialismes chinois, russe et japonais, le non-engagement français favorisa le recours aux services des Français qui échappaient au soupçon d’être les agents d’une politique colonialiste. Toutefois, le recrutement des conseillers français à la cour de Corée le fut le plus souvent avec le consentement discret de la Russie.

La coopération française se développa essentiellement entre 1895 et 1905. À son zénith (1902-1904), elle est de loin la première de tous les États occidentaux avec 7 conseillers face aux 14 Français, 15 même si on leur ajoute un danois mais protégé par les Français face aux 7 autres conseillers étrangers.

La France compte ainsi en Corée un conseiller pour l’organisation du service postal (M. Clémencet qui prépara l’entrée de la Corée à l’Union Postale Universelle), cinq ingénieurs des mines et deux techniciens pour l’exploitation des charbonnages de Pyongyang et l’organisation d’une école pratique d’exploitation minière (ouverte en septembre 1900 sous la direction de M. Trémoulet), un administrateur et deux ingénieurs des chemins de fer pour la ligne du Nord-Ouest, un céramiste (M. Remion) de la manufacture de Sèvres de porcelaine, à quoi il faut ajouter trois Français pour l’administration des Douanes, un autre à la Direction des fermes impériales, et enfin deux officiers intervenant pour moderniser l’armement de l’armée impériale.

Sur le plan commercial et pour reprendre les mots du consul M. Collin de Plancy en 1886, la France ne croyait pas à un rapide essor économique de la Corée, en raison de « la pauvreté de cette contrée ». D’ailleurs, aucune compagnie française de navigation ne desservait régulièrement la péninsule, préférant se focaliser sur l’Indochine, la Chine du Sud et le Japon.

histoire france coree 2

Portrait de Victor Collin de Plancy [en pied, en tenue de diplomate] 1903 (Médiathèque de l’Agglomération Troyenne album CP Collin 670) (R.Iwata Seoul Korea)

Finalement, la seule grande affaire où s’impliqua une entreprise française durant cette période fut lorsqu’en juin 1896, la société Fives-Lille qui, alors qu’elle participait déjà à la construction d’une voie ferrée entre le Tonkin et la Chine du Sud, obtint la concession de la ligne Séoul-Pyongyang-Uiju (frontière chinoise) avec l’appui du gouvernement russe. Mais à la suite de ce succès, Fives-Lille n’envoya sur place aucun ingénieur et tenta en vain de trouver des financements auprès des Japonais. Elle trouva en fin de compte un arrangement en novembre 1898 avec l’État coréen. Ce dernier devait assurer la construction de la ligne alors que les Français devaient intervenir en tant qu’ingénieurs-conseils et fournisseurs du matériel roulant. En août 1899, la compagnie justifia auprès de M. Delcassé son inactivité antérieure et l’abandon de son rôle de concessionnaire par le fait qu’elle n’avait cherché à obtenir cette ligne que « sur le désir » du Quai d’Orsay qui souhaitait barrer la route aux Japonais et satisfaire ainsi le gouvernement russe.

Quoi qu’il en soit, le chantier fut inauguré le 8 mai 1902 et le ministre du Japon, M. Hayashi, doyen du Corps diplomatique, eut la délicatesse de féliciter les Français « d’être les ingénieurs du premier chemin de fer coréen », ce qui était au sens strict inexact, puisque la ligne Séoul-Chemulpo (ancienne appellation d’Incheon), inaugurée en novembre 1900, était une concession et une construction américaine, exploitée sous garantie foncière japonaise. Le 17 mai 1903, le premier contrat d’achat de matériel roulant (4 locomotives et tenders, 66 wagons de divers types) fut signé entre Fives-Lille et le Trésor coréen.

histoire france coree 4

Construction de la cathédrale de Myeong-dong [1892-1898]

En corrélation avec ce problème ferroviaire et avec la recherche de concessions minières, se noua également entre 1900 et 1902 une négociation financière entre le Syndicat franco-belge du Yunnan et le gouvernement coréen. En contrepartie d’une avance de 12, 5 millions de francs, destinée à une frappe de monnaies d’or et d’argent, devaient être concédées deux mines relevant du domaine privé de la Maison impériale. Néanmoins, face à la vive émotion suscitée à Tokyo par ce marché, il dut être abandonné.

Le bilan de l’initiative privée française en Corée se révéla donc modeste, mais elle fut finalement à l’image de la ligne politique coréenne de Paris : observer et ne pas s’engager. Il n’en demeure pas moins qu’au travers de l’action des missionnaires, l’empreinte de la France sur la Corée de cette époque reste indéniable (À SUIVRE).

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