Par Frédéric Ojardias, Journaliste
« Entre distributeurs et fournisseurs, l’ALE sera l’occasion de renégocier les marges et les prix.
Mais cet ajustement devrait être progressif. »
Les grandes enseignes sud-coréennes de la distribution n’ont pas oublié de marquer à leur manière l’entrée en vigueur de l’accord de libre échange entre l’Union européenne et la Corée du Sud : dès le 1er juillet, leurs supermarchés lançaient à grands bruits d’importantes promotions sur les produits européens, répondant ainsi aux attentes des consommateurs coréens. Pour calmer les inquiétudes d’une partie de la population préoccupée par l’impact du traité sur certains secteurs de l’économie, Séoul a en effet mis en avant les baisses des prix que l’ALE ne manquera pas d’engendrer.
Les très vigilantes associations sud-coréennes de consommateurs ont d’ailleurs pointé du doigt les hausses de prix décidées par le secteur européen du luxe juste avant l’entrée en vigueur de l’accord. Ces récriminations ont trouvé un écho dans la presse locale : « Les marques européennes du luxe : des profiteurs ? », a ainsi titré dès juillet le Korea Times. read more…
Par Sébastien Falletti, Journaliste
La première urgence : obtenir un certificat “Made in EU”
L’affaire des lingots suisses hante les banques sud-coréennes. En 2006, elles s’étaient ruées sur l’or helvète en espérant profiter de l’entrée en vigueur de l’ALE conclu entre la Corée du sud et l’Association européenne de libre-échange (AELE), qui inclut la Suisse. Cinq ans plus tard, les banques de Séoul sont toujours en conflit avec l’administration des douanes pour déterminer si leurs lingots bénéficient de l’élimination des droits de douane promise par l’ALE. Tatillons, les douaniers coréens ont souligné que si les lingots étaient estampillés en Suisse, le précieux métal venait d’autres contrées et donc ne pouvait profiter de l’accord. Cette anecdote illustre les défis qui attendent les entreprises à l’heure ou l’ALE UE-Corée entre en vigueur. Et l’écart qui peut exister entre les annonces triomphalistes des politiques et la réalité du terrain.
« Dès la première année, les exportateurs européens vont économiser 850 millions d’euros de droits de douanes » promet Karel De Gucht, le commissaire européen au Commerce, le 1er juillet. « Les entreprises commencent tout juste à évaluer les implications de l’ALE » répond, prudent, Jean-Marie Hurtiger, le patron de Renault Samsung. Le constructeur automobile, qui échange de nombreuses pièces avec l’UE estime qu’il lui faudra un an avant de bénéficier pleinement de l’abaissement des droits de douane, après avoir rempli l’ensemble des procédures requises. Un fardeau administratif qui pourrait se révéler décourageant pour les PME. read more…
Par Clément Charles, Rédacteur en Chef, Corée Affaires
C’est très exactement le 6 mai 2007, à Séoul, que l’Union européenne et la Corée du Sud ont lancé les premières discussions sur la faisabilité d’un accord favorisant les échanges bilatéraux. A cette époque, les barrières tarifaires moyennes en Corée étaient de 11.2% et de 4.2% en Europe. L’UE est alors le 2e partenaire commercial de la Corée derrière la Chine, son 2e marché d’exportation et son 4e fournisseur. Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Entre les manifestations sans précédent en Corée du Sud contre l’import de bœuf américain dans le cadre de l’accord négocié entre la Corée et les USA et la crise financière internationale de 2008-2009 en passant par le sommet du G20 organisé en Corée en 2010, les négociations ont pris du poids et les intérêts de part et d’autre pour ouvrir leur marché se sont faits grandissants.
Pourquoi cet accord est sans précédent ? Hormis le fait qu’il permet dorénavant aux entreprises coréennes et européennes d’entrer plus facilement en concurrence sur les marchés inter¬nationaux, qu’il influe sur la compétitivité des entreprises et donc la croissance économique des pays concernés, qu’il facilite les réglementations et élimine les barrières douanières, cet accord de libre échange est avant tout une porte ouverte à la quatrième économie asiatique d’un côté, avec une société de consommation de masse et des moteurs de croissance clés, et au plus grand bloc économique de l’autre, avec 500 millions d’habitants et un marché représentant 30% du PIB mondial. read more…
José Frèches, Commissaire général du Pavillon France à l’Expo 2012 Yeosu
Après le succès du pavillon français lors de l’Exposition universelle de Shanghai en 2010, premier pavillon étranger visité avec dix millions de personnes, José Frèches, écrivain sinologue, poursuit sur sa lancée et prend la direction du pavillon français pour l’Expo 2012 Yeosu. Il revient pour Corée Affaires sur ce projet et partage sa vision de l’actualité sud-coréenne et Nord-est asiatique.
Sur quoi se focalisera le pavillon France lors de l’Expo 2012 Yeosu ?
L’accès à l’eau potable étant l’un des défis futurs majeurs pour l’humanité, le pavillon de la France traitera du dessalement de l’eau de mer, une technologie où la France dispose d’une expertise incontestée. Ce thème sera abordé par le biais du « Merveilleux voyage de Sogeumi (petit cristal de sel en coréen) ». Ce voyage sera ludique, magique, riche d’enseignements tant sur les côtes françaises que sur le procédé de dessalement de l’eau de mer.
A Shanghai, le pavillon France jouait sur les cinq sens. Quel message transmettrez-vous aux Coréens et visiteurs internationaux à Yeosu ?
Nous visons un million de visiteurs, sachant que huit millions de personnes sont attendues à Yeosu. C’est à eux que nous nous adressons. Notre objectif est de les faire rêver, de les distraire et de suffisamment marquer leurs esprits pour qu’ils retiennent le message que nous souhaitons leur faire passer : la France est un grand pays maritime, dont la variété et la richesse des côtes est probablement unique au monde ; la France est un pays de raffinement et de culture, mais également un pays doté d’un savoir faire scientifique et technologique de premier ordre. read more…

Explosion de joie suite à la sélection de Pyeongchang pour les JO d’Hiver de 2018
Choisie par le Comité international olympique le 6 juillet 2011, la ville de Pyeongchang accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver de 2018. Un succès attendu pendant huit ans par les 43 000 habitants de cette bourgade de montagne. Après les échecs de 2003 à la faveur de Vancouver (Canada) pour les JO de 2010, puis de 2007 à la faveur de Sotchi (Russie) pour les JO de 2014, la Corée du Sud tient ses Jeux Olympiques, trente ans après les Jeux d’Été de 1988. Mais l’aventure ne fait que commencer…
Pyeongchang promet de nouveaux hori¬zons
En découpant les épreuves en deux zones, glace (Alpensia) et neige (côtier), Pyeongchang souhaite offrir un projet à la fois compact et efficace, avec des installations neuves et modernes. Selon les organisateurs, la circulation entre les sites de compétitions pourra s’effectuer en une demi-heure et 90% des athlètes auront accès aux sites en 5 à 10 minutes. Sous le slogan « Nouveaux Horizons », Pyeongchang souhaite proposer des Jeux pratiques et conviviaux, dans la perspective de donner une nouvelle image aux sports d’hiver en Asie dont le potentiel de marché est immense. A moins de deux heures d’avion se trouvent Shanghai, Pékin, Taipei ou encore Tokyo, soit des dizaines de millions de touristes potentiels.
Le Nord-Est asiatique n’est en effet pas connu pour la qualité de ses pistes de ski. Le Japon propose quelques sommets intéressants pour les amateurs et la Corée reste agréable pour les loisirs hivernaux, mais nous restons loin des pistes européennes ou américaines. Il y a cependant un début à tout. 84% du territoire de Pyeongchang est composé de montagnes pour une moyenne estimée à 750 mètres au-dessus du niveau de la mer dont certains points culminants au-dessus des 1 000 mètres. Le programme « Rêve » lancé en 2004 et qui invite de futurs athlètes venant de pays où l’hiver n’existe pas, permet par exemple de promouvoir Pyeongchang comme hub nord-asiatique des sports d’hiver. Avec les JO 2018, Pyeongchang espère vraiment donner un nouveau souffle aux sports d’hiver dans la zone.
Objectif : booster le tourisme
Depuis des mois, le gouvernement coréen cherche à faire de la Corée du Sud un pays touristique. De fait, les organisateurs des JO de Pyeongchang 2018 souhaitent optimiser les infrastructures pour l’après-2018. Pour se faire, une ligne KTX (train à grande vitesse coréen) sera exploitée entre l’aéroport international d’Incheon et Pyeongchang. Deux projets sont en discussion : celui du KOTI (institut coréen des transports) prévoit une ligne coupant par la station de Yongsan à Séoul pour une liaison en 74 minutes, et celui de la ville de Gwangmyeong propose une ligne passant par le Sud de la capitale pour un trajet effectué en 64 minutes. Un choix sera fait dans les prochaines semaines afin de lancer la construction au plus vite. Idéal pour les voyageurs de courte ou longue durée et pratique pour les Coréens qui en l’espace d’une heure auront accès à de nouveaux espaces de loisirs, aussi bien l’hiver que l’été avec les plages de Gangneung à proximité.
Par Clément Charles
Rédacteur en Chef, Corée Affaires
Photos : © www.president.go.kr
La Peugeot 508 en Corée
Annoncée comme la remplaçante à la fois de la 407 et de la 607, la 508 est disponible depuis fin mai sur le marché sud-coréen. Sa particularité : une production dans l’usine PSA de Rennes-La- Janais et non dans l’usine chinoise de Wuhan, pourtant à proximité de la péninsule sud-coréenne. « Le modèle produit en Chine est différent de celui vendu en Corée en termes de taille (5 millimètres) et de moteur (la Chine commercialise uniquement des moteurs à essence, le diesel n’étant pas autorisé) » explique Song Seung-Chul, président de Hanbul Motors, importateur et distributeur officiel de la marque Peugeot. « La 508 disponible en Chine possède un pare-choc un peu plus long, correspondant davantage aux attentes des consommateurs locaux ». Hanbul commercialise de son côté la 508 équipée du dernier moteur HDi développé par le groupe PSA Peugeot-Citroën. Le groupe PSA dévoile avec la 508 ses ambitions pour l’Extrême-Orient : « Ce modèle a été dessiné pour le marché asiatique dès la planification de la production […] avec un design, des technologies de pointe et des matériaux de qualité pouvant répondre aux attentes des consommateurs asiatiques ».
Hanjin Shipping choisit le Havre
Hanjin Shipping, le premier armateur sud-coréen, a célébré le 15 juillet dernier, sur le quai de l’Europe, au port du Havre, l’ouverture d’une nouvelle liaison Japon-Europe. En coopération avec l’armateur japonais Nippon Yusen Kaisha, cette ligne desservira Tokyo, Kobé, Singapour, Hong-Kong, Yantian, Rotterdam, Hambourg et Southampton, à hauteur d’un navire de 8 500 tonnes par semaine tous les jeudis qui quittera le Havre. La liaison représentera 33 jours de transports pour faire Le Havre- Tokyo, et 39 jours pour la liaison Kobé/Le Havre. Le premier port de France pour le commerce extérieur et le trafic de conteneurs (2,4 millions d’EVP en 2010) compte 14 lignes vers l’Asie parmi les 56 existantes opérées par une flotte de 200 porte-conteneurs.
Photo © www.hanjin.com
Ouverture de l’académie L’Oréal à Séoul
La division Produits Professionnels de L’Oréal vient d’ouvrir une académie destinée à la formation des professionnels de la coiffure. L’académie se développe sur près de 1 000 m² et offre plusieurs salles de cours dont certaines convertibles pour des présentations et défilés. Le design du lieu, tout en ondulations, reflets et mouvements, a été conçu par D.P.J. & Partners, Ltd. Il exprime de manière explicite la volonté de la marque de se situer à la pointe de l’innovation et de jouer un rôle de leader dans la formation des coiffeurs coréens.
L’A380 de Korean Air en vedette au Bourget
Alors qu’il existait un véritable risque de ne pas voir voler d’A380 lors du salon du Bourget fin juin après que l’appareil prévu pour une démonstration ait heurté un bâtiment de l’aéroport, c’est finalement la compagnie sud-coréenne Korean Air qui a prêté l’un de ses super-jumbos. Korean Air a reçu son premier A380 le 24 mai dernier et relie d’ores et déjà Séoul à Tokyo et New York. La compagnie opérera (sauf changement de programme) ses premiers vols entre Séoul et Paris à partir du 26 septembre avant de desservir Francfort en décembre.
Décoration de Jean Pellegrin, président de Thales Korea
Jean Pellegrin, président de Thales Korea depuis 2006 et vice-président de la FKCCI, a reçu le 11 juillet dernier l’insigne de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite à l’Ambassade de France en Corée du Sud. Se définissant comme « préhistorique technologiquement », passant des cartes perforées il y a une trentaine d’années aux tablettes et autres cloud computing développés par la Corée du Sud, Jean Pellegrin, qui aura lors de sa carrière traversé tous les continents, loue la Corée et « sa faculté à se tourner vers l’avenir tout en restant attachée aux valeurs fondamentales qui font la cohésion d’une société et la force d’un pays ».
Photo (de gauche à droite) : Elisabeth Laurin, Ambassadrice de France en Corée, Jean Pellegrin, président de Thales Korea, Byun Seung-Wan, CEO de Samsung Thales
Par Clément Charles
Rédacteur en Chef, Corée Affaires
La société française Alcatel-Lucent, spécialiste des télécoms et des services de communication vocale, de données et de vidéo, aussi bien au service de la défense, que de l’énergie, de la santé, des transports et des gouvernements, a remporté un appel d’offre formulé par KT, deuxième opérateur de télécommunications en Corée du Sud, pour sa technologie de routage IP (protocole Internet).
KT vient s’ajouter à une vaste clientèle d’opérateurs à travers le monde pour le groupe français, comme Verizon, BT, AT&T, Telstra ou encore Deutsche Telekom. Avec une part de marché de 24%, Alcatel-Lucent se place au deuxième rang mondial dans le segment du routage de périphérie pour fournisseurs de services, affirme Dell’Oro Group.
En utilisant la technologie du routeur de services 7750, l’opérateur sud-coréen KT sera en mesure de répondre aux attentes de ses clients en matière d’efficacité dans la transmission des informations, de vitesse de connexion et de gestion plus intelligentes de ses différents services. Les clients du deuxième opérateur coréen sur la zone Séoul-Gangwon pourront profiter d’une nouvelle expérience dans la VoIP, la communication vocale par Internet, ainsi que les services d’Internet par la télévision (IPTV), les connexions à hauts débits, etc.
Le président d’Alcatel-Lucent pour la zone Asie-Pacifique, Rajeev Singh-Molares, s’est félicité de la signature de ce contrat qui “prouve la solidité et la présence de plus en plus soulignée d’Alcatel-Lucent sur le marché du routage en Asie, qui plus est en Corée du Sud où le groupe acquiert de nouvelles parts de marché“.
Par Clément Charles
Rédacteur en Chef, Corée Affaires
Indicateurs économiques 2010-2011 de la Corée du Sud
Les exportations coréennes maintiennent leur croissance au premier semestre 2011 sur la lancée de 2010 : tirées par la forte demande de ses principaux clients, elles dépassent leur niveau atteint avant la crise.
Les exportations coréennes ont augmenté de 25% au premier semestre 2011 en glissement annuel, totalisant 275 milliards de dollars en valeur. Les équipements électriques et électroniques sont toujours au premier rang des exportations coréennes et en représentent 20%. Viennent ensuite la construction navale, qui représente 12% des exportations coréennes, l’automobile (11,5% y compris les équipements), les biens d’équipements mécaniques (11%) et les combustibles fossiles (9%). En tendance, les postes qui ont le plus tiré les exportations coréennes au premier semestre sont les combustibles fossiles (+70%), la construction navale (+30%) et l’automobile (+28%). read more…
Retour des Manuscrits Royaux en Corée du Sud
296 manuscrits. Cela faisait plus de 20 ans que la Corée du Sud les attendait. Annoncé lors d’une déclaration inattendue de Nicolas Sarkozy en marge du sommet du G20 de Séoul en novembre dernier, le retour des manuscrits royaux s’est déroulé entre le 14 avril et le 27 mai 2011 suite à un accord inter-gouvernemental entre la France et la Corée le 7 février. Ajouté au manuscrit prêté en 1993, les 297 manuscrits sont en Corée pour une période de 5 ans renouvelable. Une trentaine de pièces est unique, les autres ayant déjà été exposées en Corée sous la forme de copies. read more…
Affiche pour le concert de SM Town à Paris
Le Vieux Continent et le Pays du Matin Frais sont en train de nouer des liens qui vont au-delà des « simples » échanges commerciaux et des relations diplomatiques. La « culture coréenne » y prend une nouvelle dimension. Mais attention, il ne s’agit pas d’écrivains ou de peintres (il y aurait pourtant tellement de choses à dévoiler), mais d’un phénomène musical qui après une première vague sur l’Asie se projette sur l’Occident et plus particulièrement la France : la K-Pop, diminutif de la musique pop coréenne. Un phénomène à la fois surprenant et motivant pour la Corée qui y voit une nouvelle source de globalisation. read more…







