Quelques activités insolites à Séoul

2016 March 25
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by Corée Affaires

Puisque le dossier spécial du Corée Affaires 99 traite des loisirs en Corée, c’est l’occasion pour nous de vous recommander quelques adresses originales !

Cafe Seoul insoliteCafé Mustoy

1F, Kaliope B/D Seokyo-dong, 344-6 Mapo-gu, Seoul
(02) 512-1797
www.mustoy.com

Situé à Hongdae, ce café vous propose de peindre des petites poupées de porcelaine : le plus créatif, le plus amusant ! A faire en couple, en famille, entre collègues pour un moment d’échange et de convivialité !

cafe seoul insolite

Café Paper Robean

346-50 Seokyo-dong, Mapo-gu, Seoul
(02) 6338-9192 Hongik Sarang Bd. 490 Changcheon-dong, Seodaemun-gu, Seoul (02) 322-1809

www.ipapero.com

Situé à Hongdae et à Changchoen-dong, cette adresse vous propose de prendre un café tout en laissant libre court à votre créativité. Cette fois, le papier est roi, mais attention, sans ciseaux ni colle : amusez-vous à fabriquer des tours Eiffel, des montgolfières et bien d’autres en papier !

lego cafe Seoul

Get & Show Mini Lego Café

2F, 27 Dokmak-ro 3 gil, Mapo-gu, Seoul
(02) 326-2771
1F, 25 Dokmak-ro 3 gil, Mapo-gu, Seoul
Cafe.getnshow.com
www.facebook.com/getnshow

Situé à Hongdae, ce café est le paradis du lego : vous pouvez y assembler des legos selon votre imagination ou des modèles plus ou moins complexes, autour d’une boisson ou d’un déjeuner. Vous pouvez louer comme acheter à prix réduit les legos disponibles !

Cafe Blind Alley

Café Blind Alley

1F, 63-20 Cheongpa-dong 2-ga, Yongsan-gu, Seoul (02) 701-6075
www.cafeblindalley.com

Dans la série des « pet café », voici les ratons laveurs ! Pourtant peu réputés pour leur sympathie, les ratons laveurs sont les stars du café Blind Alley, près de l’université Sookmyeong.

sheep cafe

Thanks Nature Café

B1F 121ho, Seogyo Prugio Bd. 10, Hongik-ro, Mapo-gu, Seoul
(02) 335-7470

https://www.facebook.com/TNcafe

Les moutons sont les vedettes de ce surprenant café situé à Hongdae : un petit bout de campagne à la ville !

spa star Seoul

Spa Star

363-28 Seokyodong Mapo-gu, Seoul
(02) 324-4855
spastar7.cafe24.com/v2/eng/eng_index.html

Ce café-spa à Hongdae permet aux couples ou aux groupes de profiter de massages, de spa, de thérapie à la paraffine tout en dégustant une boisson de leur choix !

Myeongdong Black Art Museum

Myeongdong Black Art Museum

27 Myeongdong 8ga gil, Joong-gu, Seoul
(02) 2201-4568
www.3dblackart.co.kr

Ce musée d’art original vous propose de l’art… enchanteur : Trick Art, Black Art et illusion art. Pénétrez dans un monde fantastique et merveilleux !

Star 24h Bowling Centre Seoul

Star 24h Bowling Centre

B2F, Seochodae-ro 350, Seocho-gu, Seoul
(02) 512-1797

Site web

Ce bowling situé à Gangnam n’est pas tout à fait comme les autres… A partir de 17h, ouvrez grand les yeux et lancez vos boules dans un univers fluorescent !

pèche en salle Corée

Gaja ! La pêche en salle

B1F, Taechang Bd. 70-24 Gilum-dong 10, Seongbuk-gu, Seoul (02) 945-7888
cafe.naver.com/goyusin/

Un espace de pêche en salle en plein cœur de Séoul, pour les passionnés trop occupés pour sortir de la ville et s’adonner à leur activité préférée !

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Le Corée Affaires 101 spécial Année France-Corée est sorti !

2016 March 22
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by Corée Affaires

Corée Affaires Année France Corée Le franc succès de l’Année de la Corée en France et les perspectives tout aussi favorables pour l’Année de la France en Corée témoignent des liens et de la curiosité réciproque qui unissent nos deux pays : 16 000 fans sur Facebook, 200 événements prévus en France (près de 300 en tout) et un public au rendez-vous, avec notamment 88 000 visiteurs à l’exposition Korea Now ! Les années croisées viennent ainsi encourager une dynamique de découverte déjà bien lancée et sont un incroyable vecteur pour compléter nos connaissances réciproques.

Chaque pays dresse le bilan et crée une programmation sur mesure, ambitieuse et inédite, rythmée par de nombreuses visites d’Etat au plus haut niveau. Alors que l’Année de la France en Corée commence à partir de cette semaine, Corée Affaires se place au cœur de l’actualité et revient sur certains thèmes clés des années croisées, qui, outre culturelles, seront aussi économiques : la French Tech, la mode, les partenariats universitaires et scientifiques ou encore le cinéma.

A découvrir aussi dans cette édition :

  • La Grande Interview avec la talentueuse artiste jazz, Nah Youn Sun
  • Le Point RH sur la prise de références en Corée
  • Les perspectives historiques sur les relations franco-coréennes de 1904 à 1953

…. Et bien d’autres surprises !

Grande nouveauté à partir de cette édition : le Corée Affaires est désormais disponible en version E-Book, consultable en ligne gratuitement et à tout moment !

Découvrez le programme des années croisées sur le site de l’Année France-Corée et sur les sites des instituts culturels français et coréen.

Commandez la version papier depuis notre site web, ou en contactant communication@fkcci.com 

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Le tourisme coréen en France

2016 March 21
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by Corée Affaires
Entre Paris et Seoul Tourisme coréen en France

Mihye Blin, présidente d’Entre Paris et Séoul

Le tourisme et le voyage à l’étranger représentent une part de plus en plus importante dans les loisirs et le budget des ménages coréens. Mihye Blin, présidente de l’agence de voyage Entre Paris et Séoul (www.eparisseoul.com), exprime son point de vue dans Corée Affaires.

Q. Quelles évolutions du tourisme coréen en France avez-vous pu observer?

R. Les Coréens n’ont commencé à voyager à l’étranger librement qu’en 1988. Au début, ils voyageaient en groupe avec un forfait tout compris et une prise en charge complète. Avec ce type de voyage éclair, ils restaient à Paris 2-3 jours, une semaine en Europe. Cela a pas mal évolué au fil du temps, un peu moins de 30 ans après. Cette forme de voyage « package » existe toujours encore aujourd’hui mais à hauteur de 35% du marché seulement et ce sont souvent des voyages « low cost ». Le mode de voyage des Coréens est devenu beaucoup plus individuel, autonome, libre et donc leur demande est maintenant diversifiée et exigeante. Très curieux et bien informés sur leur destination grâce à Internet, ils commencent à composer leur voyage eux-mêmes selon leurs goûts et leurs moyens. Egalement, je constate une augmentation de « voyages sur mesure de grand luxe » pour les Coréens aisés à travers la France et sur différents thèmes.

Q. Quelles sont les attentes des touristes coréens ? Leurs déceptions et difficultés ? Leurs activités et destinations favorites ?

ski tourisme France Corée

© MColonel OT Chamonix

R. Ils visitent non seulement la capitale et ses sites touristiques, mais aussi maintenant les diverses régions de France et aiment le style de vie à la française. Leur intérêt se porte aussi vers les manifestations culturelles, les activités sportives pratiquées dans le magnifique paysage français comme le golf et le ski. Ils se passionnent aussi pour la gastronomie et le vin français. La mode française, ses grands couturiers font rêver bien évidemment les Coréens. Ainsi ils apprécient les « fashion weeks » et ils viennent chercher les produits dernier cri ou des endroits tendance à Paris. Sans oublier leur goût du shopping dans les grands magasins, les concept stores, les pharmacies pour les produits de beautés ou même le « marché aux puces » parisien.

Leur grande déception du moment est liée à l’insécurité surtout dans Paris et sa périphérie. Souvent, les touristes asiatiques sont la cible des pickpockets ou subissent des agressions. Les autorités françaises devraient vraiment faire des efforts. L’autre déception est plus classique ; les Coréens habitués à un certain niveau de service dans leur propre pays, trouvent souvent les Parisiens pas très souriants ni très accueillants dans les commerces. Certains disent avoir le sentiment d’être presque désolés de les déranger.

tourisme France Corée vinQ. Quelles opportunités pour les entreprises et entrepreneurs français voyez-vous, en ce qui concerne le tourisme coréen ?

R. Les loisirs étaient un tabou pour les Coréens, attachés au travail et au mérite, mais incontestablement bons vivants comme les Français. Aujourd’hui voyager à l’étranger est devenu un plaisir indispensable que les Coréens cachent à peine. L’an dernier, près de 15 millions de Coréens ont voyagé à l’étranger. La France – leur destination favorite et leur première destination européenne – a plein de facettes à offrir sur le plan touristique, historique et culturel aux 300,000 Coréens qui la visitent chaque année. Dans une société très numérisée, les Coréens sont connectés constamment donc il est important d’être présent en ligne. Egalement ils sont très sensibles à la communication et aux services en coréen. Les récents accords d’Orange, du Musée Grévin et de Pierre & Vacances avec leurs partenaires coréens attestent des possibilités de développement bilatéral. A plus petite échelle, les succès de Vallée Village et de la Pharmacie Monge montrent qu’un marketing ciblé et une attention portée aux visiteurs coréens donnent des résultats plus que satisfaisants.

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Le « sport électronique », sport de spectacle et moteur de croissance en devenir

2016 March 14
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by Corée Affaires

Par Frédéric Ojardias

La Corée du Sud est le pays où la professionnalisation du jeu vidéo est la plus avancée au monde et fait figure de modèle. Le « sport électronique » gagne en popularité dans le monde entier, notamment en France. Coopérations futures en vue !

League of Legend World Championship

Championnat du Monde LoL 2014 (Seoul World Cup Stadium) | 2014시즌 LoL 월드 챔피언십 결승전(서울, 서울월드컵경기장) © Riot Games Korea

En octobre 2014, dans le stade de la Coupe du Monde de Séoul, 40 000 spectateurs, coréens et étrangers, se sont réunis pour admirer la finale d’une Coupe du monde d’un autre type : celle du jeu vidéo League of Legends. La partie, remportée par une équipe coréenne, a été regardée en streaming par quelques 27 millions de fans.

Si le phénomène est peu visible aux yeux du non-initié (la plupart des fans regardent les matchs sur Internet), le « sport électronique » atteint en Corée du Sud des audiences comparables à celles de sports tels que le football, le volley ou le basket. Deux chaînes de télévision sont entièrement dédiées aux jeux vidéo. La fédération coréenne de sports électroniques (la KESPA), fondée en 2000, compte 500 joueurs professionnels, regroupés au sein d’écuries sponsorisées par des grandes entreprises telles que SK Telecom, Jin Air, Samsung, KT, ou CJ.

Professional Gaming

© Adam Siaja / Shutterstock.com

Les meilleurs de ces joueurs (ou « pro-gamers », selon l’anglicisme en vigueur) sont de véritables stars, qui apparaissent dans des publicités et possèdent des milliers de fans. Dans les studios de Séoul, qui accueillent chaque semaine des tournois (GomTV près du COEX, e-Sports Stadium à Yongsan, Nexon Arena près de la station Gangnam), affluent de nombreux fans étrangers, venus jusqu’en Corée pour voir les meilleurs « cyber-athlètes » de la planète.

« La Corée est l’emblème de la professionnalisation du jeu vidéo dans le monde. Les joueurs coréens sont des « mythes » qui repoussent chaque jour les limites des jeux les plus stratégiques et communautaires », s’enthousiasme Christophe Diederich, porte-parole de O’Gaming, webTV française de e-sport. Depuis l’année dernière, O’Gaming diffuse – avec des commentaires en français – les compétitions coréennes. Une diffusion historique : c’est la première fois que la KESPA vend à l’étranger les droits de retransmission de ses tournois. « Cela fait partie de nos meilleures audiences, malgré un décalage horaire défavorable », révèle Alexandre Noci dit « Pomf », commentateur et co-fondateur de O’Gaming. L’entreprise tricolore possède 4 chaînes, diffusées sur des plateformes telles que Twitch et Youtube. Son site attire un demi-million de visiteurs uniques par mois.

La croissance phénoménale de l’e-sport semble surprendre jusqu’à ses propres acteurs. « Quand j’ai commencé il y a 3 ou 4 ans, si on avait 10 000 personnes qui suivaient nos matchs, on se disait que c’était énorme. Maintenant, chaque partie est regardée par des centaines de milliers de spectateurs. Cela a explosé si vite ! C’est génial », se félicite Erik Lonnquist dit « DoA », commentateur en anglais du jeu League of Le¬gends (LoL) pour la chaîne coréenne OneGameNet.

« Les entreprises coréennes ont réalisé que la catégorie d’âge qui aime regarder des jeux vidéo est affluente, ce sont des jeunes qui ont de l’argent à dépenser. Investir dans des équipes de joueurs, c’est une façon excellente et bon marché de faire du marketing pour leurs produits auprès de cette population », explique Erik Lonnquist. Celui-ci insiste aussi sur les revenus touristiques générés par le sport électronique : « Beaucoup de spectateurs du monde entier viennent en Corée pour voir le meilleur niveau de LoL. Il y a un fort potentiel touristique pour tout pays qui deviendra une plaque tournante du e-sport. »

LoL All-Star 2014 (Paris, Le Zenith Arena) | LoL 올스타 2014(파리, 르 제니스 아레나) © Riot Games Korea

LoL All-Star 2014 (Paris, Le Zenith Arena) | LoL 올스타 2014(파리, 르 제니스 아레나) © Riot Games Korea

« Lors de la finale à Séoul en octobre, 30% des fans étaient des étrangers », confirme Kim Jong-seong, porte-parole de la fédération coréenne. La KESPA bénéficie du soutien actif du gouver-nement, qui voit dans la discipline un potentiel moteur de croissance. Elle entend promouvoir le sport électronique jusque dans les écoles et les universités ; cette année, pour la première fois, elle a permis à deux « cyber-athlètes » d’être admis dans le département sportif d’une université (Chungang). En janvier, la fédération a même réussi à faire reconnaître le sport électronique par le comité olympique coréen. « Nous espérons pouvoir participer aux Jeux Olympiques d’ici 12 à 20 ans », assure, confiant, Kim Jong-seong.

L’idée n’est peut-être pas si farfelue qu’elle en a l’air, alors que les audiences mondiales du e-sport sont en pleine croissance. Une étude de marché publiée en février par Newzoo estime qu’il y avait en 2014 dans le monde 56 millions de spectateurs réguliers et 117 millions de spectateurs occasionnels. Ils seront respectivement 145 millions et 190 millions en 2017. Fait étonnant : 40% d’entre eux ne jouent pas aux jeux qu’ils regardent ! Quant à la taille du marché du sport électronique (sponsors, merchandising, billetterie, revenus du streaming, etc), elle est évaluée à 194 millions de dollars en 2014 ; 465 millions en 2017 ; et 1 milliard en 2020.

« La Corée est clairement un modèle en termes de e-sport, mais la France est très avancée aussi », souligne Alexandre Noci de O’gaming, dont la façon de commenter les matchs s’inspire du style bruyamment enthousiaste de ses confrères coréens. « Il y a en France une appétence claire pour les contenus coréens, et les liens entre nos deux pays vont se densifier. Les deux pays ont beaucoup de choses à faire ensemble en termes de sports électroniques. »

La France pourra aussi tirer quelques leçons du revers de la médaille de l’expérience coréenne, notamment les scandales récurrents de paris illégaux et de matchs truqués. La Corée s’inquiète aussi du problème d’addiction aux jeux vidéo observé chez les plus jeunes. Le gouvernement subventionne même des cliniques de « désintoxication » aux jeux en ligne.

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La navigation de plaisance, un loisir en pleine croissance en Corée du Sud

2016 March 7
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by Corée Affaires

Par Frédéric Ojardias

La navigation de plaisance a longtemps été quasiment inexistante en Corée du Sud. Mais les marinas et ports de plaisance se multiplient, sous l’impulsion d’un gouvernement qui a décidé de développer un secteur jugé prometteur.

L’endroit est charmant mais méconnu : la Marina de Séoul est un petit port de plaisance agréable, blotti sur la pointe de l’île de Yeouido, face aux flots bleus (certes souvent gris) du fleuve Han, en plein coeur de la capitale coréenne. Construit en 2011 derrière l’Assemblée nationale, le port peut accueillir jusqu’à 45 bateaux. Un bâtiment de verre de quatre étages accueille une école de voile, un café, un restaurant-buffet, et un large espace réservé à des conférences et des événements divers.

marina seoul Corée navigation plaisance

The Bay 101 © KTO [사진제공_한국관광공사]

« Nous offrons des services de location, de formation, et aussi de restauration et d’organisation événementielle », explique Olivia Park, responsable RP de la marina, dont la gestion a été confiée à une entreprise privée pour une durée de 20 ans. « Si les vents sont favorables, nos voiliers offrent à nos clients une croisière à sensation, et une atmosphère romantique pour les amoureux ! », ajoute-t-elle.

Si l’espace réservé à la navigation sur le fleuve Han est assez restreint (navigable jusqu’au pont de Jamsu), la Corée du Sud offre des nombreuses autres zones propices à la plaisance : « ce ne sont certes pas les Caraïbes, mais la côte méridionale et l’île de Jeju sont très agréables et ont un fort potentiel », souligne un acteur du secteur. Signe de l’émergence rapide de ce loisir au Pays du Matin calme, le nombre de bateaux de plaisance enregistrés a bondi, de 3 944 en 2007 à 10 257 en 2013, selon le ministère de l’Océan et de la Pêche. Le nombre de permis de naviguer augmente de 14% par an ; il est passé de 65 000 en 2007 à 140 000 en 2013. Le ministère estime que le nombre de bateaux doublera d’ici 2017.

Les infrastructures de plaisance – quasiment inexistantes il y a 5 ans – se développent vite. Plusieurs ports ont été construits ou sont en cours de construction à travers le pays, le plus abouti étant le « Bay 101 » à Busan. Sur l’île de Yeongjong (où se trouve l’aéroport international d’Incheon), Korean Air achève la construction d’un autre port, Wangsan. « Le port de Jeongok et celui de Wangsan, quand il sera terminé, possèdent de bonnes infrastructures et un bel environnement… ainsi que l’avantage d’être situés près de la zone la plus peuplée de Corée » observe Ernest Tugores, directeur de CKIPM, vendeur exclusif des voiliers français Bénéteau en Corée. « L’île de Jeju est probablement le meilleur endroit pour la plaisance, avec ses belles plages et son atmosphère fantastique. Mais elle manque d’infrastructures. »sailing voile Corée

Shin Dong-han est un ancien employé de Hyundai Yachts. Convaincu du potentiel de croissance du secteur, il a créé sa propre entreprise, Over The Wave, qui loue des voiliers à des VIP, des entreprises, et des particuliers. Il organise aussi des événements marketing. « Parmi nos clients, 70% sont Coréens, 30% sont étrangers. En Corée, la plupart des plaisanciers sont des pionniers : les Coréens les plus riches ne font pas de bateau, la plaisance ne fait pas encore partie de notre culture. »

Quel est le profil type de ces « pionniers » ? « Pour les hommes : quarantaine d’années, extraverti, gagne bien sa vie mais n’est pas mégariche. Pour les femmes : plutôt la trentaine, attirée par le prestige conféré par la voile », révèle Shin Dong-han, qui tient à préciser : « en réalité, c’est une activité qui ne coûte pas si cher : louer un bateau coûte 80 000 wons par personne pour deux heures, et une semaine de formation pour le permis de naviguer coûte entre 500 000 et 800 000 wons. »

Tous les acteurs interrogés se félicitent des efforts appuyés du gouvernement pour soutenir le développement du secteur. La Corée du Sud a ainsi prévu de bâtir six grands ports de plaisance (700 emplacements chacun) ainsi que d’autres ports plus petits. Le gouvernement veut aussi encourager la construction navale : en janvier, il a promis 19,4 millions de dollars d’aide aux chantiers navals locaux pour produire des « méga-yachts » (plus de 30 mètres), pour lesquels la « demande internationale croît à un rythme de 10% ces dernières années », affirme le Korea Times.

marina seoul voilierMais les constructeurs coréens ont encore quelques longueurs de retard. « Le marché coréen n’en est qu’à ses débuts. C’est encore difficile pour les fabricants locaux de vendre des bateaux de plaisance en Europe ou aux Etats-Unis », admet Kim Ja-woo, directeur de Penguin Ocean Leisure, filiale du groupe coréen HLB (à laquelle appartient Hyundai Yachts), fondée en mai 2014. Son entreprise vend des petits semi-submersibles (4 ou 8 personnes), qui permettent d’admirer les fonds marins. Des engins qui intéressent en particulier les complexes hôteliers touristiques situés près des plages.

Kim Ja-woo met en avant les nombreuses opportunités de coopération avec des entreprises étrangères : « pour se développer, les fabricants coréens ont besoin de travailler avec des entreprises italiennes ou françaises, notamment pour le design. La Corée a de grands atouts : sa puissante industrie navale, la proximité du marché chinois, le soutien du gouvernement, et enfin la qualité de ses ingénieurs. Je suis optimiste : le secteur de la plaisance ici va connaître une croissance explosive. »

Pour explorer ce secteur, vous pouvez faire appel au service d’appui aux entreprises de la FKCCI!

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« Resorts » coréens et expérience française, un combo gagnant ?

2016 February 26
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by Corée Affaires

Par Laetitia Vallée

12 mai 2015. La mairie de Busan et le groupe français Pierre & Vacances-Center Parcs, leader européen du tourisme de proximité, signent un protocole d’accord pour le développement d’un complexe touristique dans la zone East Busan Tourism Complex, sur un espace de 360 000 m². Premier du genre entre des acteurs européens et coréens, cet accord révèle l’intérêt croissant des Coréens pour l’expertise étrangère. En effet, le complexe busanais, qui accueillera notamment le plus grand aquarium d’Asie, mis en place par le singapourien Goldsea Korea Investment, et un hôtel Hilton 6 étoiles, témoigne de la volonté des institutions locales de diversifier l’offre touristique en Corée.

Pierre & vacances MOU Busan

Signature du MoU entre Pierre & Vacances et la Mairie de Busan pour le développement d’un resort dans la commune de Busan

Avec près de 50 ans d’expérience, 300 sites en Europe et 7,5 millions de clients en 2015, le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs est fort d’une expertise en logistique touristique très demandée et propose un concept orienté sur la nature, nouveau en Corée, qui complète l’offre existante. « Le savoir-faire de Pierre & Vacances et sa capacité à développer des concepts de vacances et de loisirs innovants dans le plus grand respect de l’environnement et de la société où sont réalisés les projets, lui permet de répondre aux attentes des institutions publiques et de la clientèle coréennes, très sensibles à ces enjeux», explique Isabelle de Wavrechin, membre du comité exécutif du Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs et directrice de la filiale W2-IM.

Les acteurs coréens du tourisme portent ainsi leurs regards sur les structures étrangères et cherchent souvent à s’inspirer de leur modèle, comme le reconnaît Kim Soo-Yeon, directrice PR & Marketing de Daemyung Resort, l’un des leaders du marché touristique en Corée : « Les Coréens, qui voyagent de plus en plus, reviennent avec des attentes inspirées des complexes hôteliers où ils ont séjourné à l’étranger et demandent en Corée le même niveau de service. C’est donc notre mission que de réduire cet écart. » Cet intérêt pour les prestations étrangères est porteur de nombreuses collaborations franco-coréennes, à l’image du groupe Daemyung qui a fait appel à l’architecte français David-Pierre Jalicon pour son complexe Sono Felice (condomium, village et CC), ou encore du groupe Poma, concepteur de solutions de transport par câble, qui équipe de nombreuses stations co¬réennes, dont Vivaldi Park du groupe Daemyung. La « French Touch », la qualité du service, la créativité et l’innovation de la France sont en effet des atouts indéniables sur le marché coréen.

Sono Felice Village & CC (Daemyung Group) D.P.J. & Partners, Architect

Sono Felice Village & CC (Daemyung Group) D.P.J. & Partners, Architect

Le Pays du matin calme est ainsi terre d’opportunités pour les entreprises françaises et cet accord signé avec la Corée, qui constitue un des premiers pas en Asie du groupe Pierre & Vacances, témoigne de l’intérêt du pays parmi ses voisins : « La Corée est un pays à l’économie très dynamique, et ouvert sur toute l’Asie ; Busan, deuxième ville de Corée, est une destination touristique prisée, en plein développement, connectée à la Chine et aux grandes villes d’Asie, et au contact d’une population de plus de 10 millions d’habitants à seulement 2-3 heures de route », s’enthousiasme Isabelle de Wavrechin.

En Corée du Sud, le secteur est en effet récent, et plein d’avenir : il commence à se développer dans les années 90, impulsé par les jeux asiatiques de 1986 et les jeux olympiques à Séoul de 1988. Les grands groupes coréens comme Daemyung, Hanwha ou Yongpyeong investissent rapidement dans le secteur, soutenu par les institutions publiques. Avec le passage aux 40 heures, l’apparition de la notion de loisir et les politiques d’incitation du gouvernement, « les Coréens commencent à prendre des vacances, principalement des longs week-ends ou des semaines courtes, en famille, entre amis ou entre collègues dans le cadre de séminaires. Le concept de Center Parcs répond tout à fait au contexte coréen », observe Isabelle de Wavrechin.

Cependant, comme toujours à l’heure de s’implanter en Corée, au-delà d’importer un savoir-faire français, l’adaptation aux spécificités locales est indispensable. Un aspect sur lequel le groupe français est très vigilant : « Pierre & Vacances-Center Parcs est très ancré dans le territoire où il s’implante et s’adapte à sa clientèle. Notre collaboration avec la ville de Busan est donc essentielle et nous permet de nous intégrer et d’implanter un dynamisme dans le tissu local », explique Mme de Wavrechin.

Pierre et Vacances center park Dome Center Parcs Moselle

Dome Center Parcs Moselle

En effet, la clientèle coréenne se caractérise par des attentes bien spécifiques. « Les Coréens sont à la recherche d’espaces de détente où ils peuvent profiter dans le plus grand confort, voire le plus grand luxe, de la nature et de multiples loisirs réunis en un seul lieu », explique Yoon So Young, Chercheuse à l’Institut coréen de la culture et du tourisme. « Le défi des complexes touristiques est donc maintenant de diversifier et fusionner les contenus tout en créant des concepts et services différenciés, afin de maintenir les clients au sein même du resort », ajoute Kim Soo-Yeon. Daemyung propose ainsi de nombreuses activités et anticipe tous les besoins de ses vacanciers : restaurants, supermarchés, salle informatique, piscine, golf, tennis, ski, etc. Bref, tout ce qu’il faut pour pouvoir vivre, pour ainsi dire, en « autarcie » le temps de quelques jours.

Ajouté à cela, la Corée se caractérise par un sens du service irréprochable et disponible en permanence, un élément indispensable pour attirer tant la clientèle coréenne que les touristes asiatiques, notamment chinois et japonais… dont le nombre croissant en fait un public des plus intéressants, mais tout aussi exigeant !

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Le golf, un sport en plein boom

2016 February 22
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by Corée Affaires

Par Eva John

Entre loisir et outil de networking, le golf est de plus en plus populaire en Corée du Sud. Si le marché est essentiellement occupé par les Américains et les Japonais, des passerelles sont en train de se créer entre la péninsule et l’Hexagone.Golf boom Coree

« Le golf a explosé en Corée à la fin des années 2000. Alors que le marché japonais est mature, le marché coréen est récent et dynamique. Tous les yeux sont donc tournés vers Séoul », s’enthousiasme Ray Seo, en charge du golf au sein de la société d’étude de marché Gfk, qui publie depuis 2010 des rap¬ports à destination des détaillants du secteur. Malgré un ralentissement l’an dernier après le naufrage du Sewol, le marché est estimé à 450 millions d’euros (520 milliards de wons), le troisième après les Etats-Unis et le Japon. Très populaire, le golf est l’activité de networking par excellence. Le week-end, il n’est pas rare de retrouver ses collègues ou son patron pour taper quelques balles. Et si ce sont pour l’instant des marques japonaises (Mizuno, Honma) et américaines (Callaway, Taylormade) qui règnent en maître, certaines marques étrangères espèrent se faire une place sur ce créneau prometteur. C’est le cas d’Argolf, créée en 2010 par des industriels de l’aéronautique et passionnés de golf qui ont décidé de se lancer dans la fabrication de putters haut-de-gamme. « La quasi-totalité du matériel de golf utilisé en France est fabriqué en Chine. Nous trouvions ça regrettable », raconte Olivier Colas, le PDG.golf FKCCI

Basée à Saint-Malo et déjà présente en Europe et aux Etats-Unis, Argolf est en train de s’implanter à l’île Maurice et en Afrique du Sud. Dans le cadre de son développement à l’international, les Bretons se sont tournés vers la Corée après avoir noués de premiers contacts avec des interlocuteurs coréens au PGA Show d’Orlando, le plus grand salon mondial du golf. En repérage en mars dernier à Séoul, Olivier et sa compagne Sonia ont rencontré des importateurs, un fabricant de clubs et un représentant d’une chaine de téléachat. Aidés par la chambre de commerce franco-coréenne pour contacter les importateurs, ils sont encore dans la prospective et veillent à ne pas brûler les étapes. Passer par un importateur, qui a déjà ses canaux de distribution et une meilleure connaissance du marché, leur semble plus prudent.

Et si la France n’est pour l’instant pas forcément associée au golf, Argolf entend tabler sur l’image de marque de l’élégance et du luxe à la française. Son matériel de haute technicité (aluminium, inox, titane) est en effet fabriqué à l’unité et sur mesure. La Corée représentera également à terme une excellente porte d’entrée sur la région. « Certains importateurs coréens avec qui nous avons discuté officient également sur la Chine, Hong Kong, le Japon et la Malaisie », confie Sonia Colas. En sillonnant les allées du Korea Golf Show dans le centre d’expositions COEX, Sonia Colas observe le matériel. « Argolf pourrait par exemple sceller un partenariat d’importation de shafts (la tige du club de golf) coréens », explique-t-elle. Comme le rappelle le salon au COEX, le golf, c’est aussi tout un marché d’accessoires. « Les balles peuvent être un créneau porteur pour de nouveaux acteurs français espérant percer le marché coréen. C’est valable pour les marques françaises comme coréennes ! », analyse Ray Seo.

© www.golfzon.com, www.golfzonsimulator.com

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Si l’Ecosse est la terre du golf, la Corée est celle du golf… virtuel. Dans un petit pays très vallonné, où les hivers sont longs et les étés pluvieux, le golf en plein air coûte très cher. Ajoutons à cela l’enthousiasme des Coréens pour les nouvelles technologies et les écrans, et l’on comprend facilement le succès que rencontre le golf sur simulateur ou « screengolf ». L’idée : taper la balle en intérieur, face à un écran qui reproduit les parcours de golf et calcule toute une série de statistiques. Le tout pour une quinzaine d’euros, alors que la carte de membre dans l’un des prestigieux clubs de golf peut se chiffrer à 6 zéros. Golfzon, créée en 2000, est le leader dans le secteur. Côtée en bourse depuis 2010, l’entreprise revendique 1,6 million de membres sur 5700 sites et un chiffre d’affaires de 360 millions de dollars l’an dernier. Golfzon, qui fait pour l’instant la plupart de ses profits en Corée, entend bien se développer à l’étranger. Et si les voisins comme la Chine, le Japon et Taiwan comptent parmi les marchés les plus prometteurs, la France est dans sa ligne de mire. « Bien qu’un marché relativement petit en terme de joueurs, la France est un pays prompt à intégrer les nouvelles technologies dans le domaine du sport et de l’amusement », explique JK Lee, manager Europe & Etats-Unis chez Golfzon. Depuis 2008, François Chaperon tente d’importer le concept du screen-golf en France et en Suisse. « Il a fallu européaniser le logiciel : design, sons, bruit etc. Par exemple, la putting cup est en métal en Asie alors qu’elle est en plastique en Eu¬rope, il a donc fallu changer de bruit », confie-t-il. Pour l’instant, les simulateurs de golf se comptent certes sur les doigts de la main, le plus célèbre ayant été installé de façon temporaire sur la terrasse de l’hôtel Fouquet’s Barrière sur les Champs Elysées. Déjà présents à Lyon ou à Limoge, des simulateurs Golfzon devraient bientôt être installés à Manosque, Bordeaux et Paris. Le simulateur peut s’installer chez des particuliers, dans les entreprises, comme un outil d’entrainement dans les golfs ou encore en extension de service dans les hôtels et les restaurants. « C’est ce dernier modèle qui a le plus de potentiel », assure François Chaperon.

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Camping, randonnée : suivez la tendance du plein-air en Corée !

2016 February 15
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by Corée Affaires

Par Laetitia Vallée

FKCCI Hiking

Yeongchwisan 영취산 © KTO [사진제공_한국관광공사]

« Je fais de la randonnée avec différents groupes d’amis depuis 7 ans, à peu près deux fois par semaine. Les montagnes sont juste à côté de Séoul donc c’est très facile d’accès et c’est gratuit ! » explique Lee Yong-nam, 57 ans, pour décrire son hobby favori. La randonnée est en effet l’activité préférée des Coréens depuis 10 ans, selon l’étude de Gallup Korea annoncée en février 2015 : ils sont plus de 18 millions à la pratiquer au moins une fois par mois et y vont en moyenne deux fois par semaine, y compris la nuit, au cours de parcours nocturnes spécialement conçus !

Les principaux amateurs de randonnées sont généralement les plus de 40 ans. « Les seniors n’ont pas eu de culture du loisir jusqu’à présent et une partie d’entre eux a peu de moyens. Ils sont donc à la recherche d’activités sans technique spéciale, faciles à pratiquer et peu coûteuses », analyse Yoon So Young, Chercheuse à l’Institut coréen de la culture et du tourisme. Cela dit, leurs enfants, habitués à la marche en montagne depuis l’enfance, sont aussi de grands amateurs, mais ils diversifient plus volontiers leurs activités plein air. Ainsi que l’explique Ryoo Wongjae, professeur à l’université Hanyang, dans son article sur Korea Focus, « l’industrie plein air en Corée, qui a d’abord commencé par la randonnée en montagne, s’étend maintenant au camping, au fitness, au golf, au vélo, et s’entremêle avec le tourisme à l’étranger et la consommation de biens de luxe. »

En effet, avec le développement économique du pays et l’augmentation du PIB par habitant (+19 900 dollars en 50 ans), les Coréens sont entrés dans une société de grande consommation, dont bénéficient maintenant les loisirs. Camping, course à pied, escalade, vélo, skate, pêche, surf,… La liste est longue et ne cesse de s’étendre.

Cet engouement pour la randonnée et les activités en plein air s’explique par plusieurs facteurs, outre la géographie très propice du pays, recouvert à 70% de montagnes. Il commence bien sûr par le passage à la semaine de 40h, qui se positionne dans une logique d’appui à l’industrie naissante des loisirs par le gouvernement au travers de diverses politiques. Dès la présidence de Roh Moo-hyeon (2003-2008), des politiques comme celle du « 5 jours en ville, 2 jours à la campagne » promeuvent le tourisme national, les campagnes et la nature. Pour répondre à la demande croissante de vert et d’activités plein air au cœur même des villes, le gouvernement s’efforce de multiplier et diversifier les espaces : il a notamment annoncé en septembre 2014 la mise en place de 900 infrastructures publiques dans la « ceinture verte » de Séoul.

Au cœur du goût pour les activités en plein air, deux nouvelles tendances : le souci croissant de la santé et du bien-être, ainsi qu’un profond désir de retour à la nature, pour faire face à la vie trépidante et étouffante des villes.

FKCCI campingLe mot est là : comme bien souvent en Corée, la mode et les tendances sont reines et sont souvent impulsées par les médias. Des émissions comme Tu vas où, papa ?, qui suit des pères de famille campant avec leurs enfants, ont grandement participé au succès que connait le camping depuis quelques années. La brusque popularité du glamping, soit le « camping glamour », apparu depuis 2013, bénéficie du même phénomène : « Les Coréens sont facilement influencés par les médias comme les blogs, les réseaux sociaux et les émissions télévisées. Lorsque les blogueurs ont commencé à parler du glamping sur Naver, cela s’est diffusé vraiment rapidement » raconte Oh Young-Woo, haut responsable chez Glamping Korea. « Je crois que l’une des images que je garderai de la Corée, c’est la file d’« ajhumma » et « ajhussi » tout bigarrés, suréquipés, grimpant vers le haut de la montagne et peuplant le paysage de milles couleurs » s’amuse Maxime Rimbault, expatrié en Corée. Au Pays du matin calme, il faut être à la mode, et à la pointe : les Coréens ont tendance à s’équiper de manière professionnelle et haut-de-gamme, tant par passion que par souci des apparences et du statut social. En 2014, les Coréens disposaient en moyenne d’un équipement d’une valeur de 1000 dollars pour une randonnée d’été. Le volume du marché du camping a atteint 548 millions de dollars en 2014, soit 33% de plus que l’année précédente. Les importations de vélos, quant à elles, ont cru de 18,5 % de 2011 à 2014. Un tel engouement pour les loisirs et pour l’équipement regorge d’opportunités pour les entreprises étrangères, fortes d’un prestige, d’une qualité et d’un design prisés. Ainsi, la marque d’équipement d’extérieur américaine The North Face est le leader du marché coréen depuis 12 ans et des marques françaises comme Millet, Lafuma ou Aigle sont déjà très populaires parmi les Coréens. « Les consommateurs coréens sont très à la mode, leurs besoins et intérêts changent rapidement » décrit Sung Gaeun, directrice exécutive du marketing et des ventes North Face en Corée. « Le défi pour les marques étrangères est de s’adapter à ces tendances très changeantes. »

Alors, avis aux entrepreneurs pour créer les tendances de demain et importer des concepts de loisirs nouveaux et originaux !

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L’heure des loisirs en Corée !

2016 February 2
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by Corée Affaires

Par Laetitia Vallée

Parcs d’attraction, cafés aux concepts toujours plus originaux, randonnées dans les montagnes environnantes, cours de photographie, de céramique, golf, bowling, karaoké,… La capitale coréenne regorge d’activités et les Coréens ne manquent pas de créativité quant à comment divertir leur prochain : dans le café Mustoy, vous pouvez prendre un café… et peindre des poupées en porcelaine, en couple, en famille, avec vos collègues, ou tout seul, pourquoi pas ? Vous pouvez aussi aller dans un café à chats, à chiens ou même à moutons et ratons laveur, saisir une batte de baseball et tirer quelques balles dans une « baseball bat shooting cage » ou faire de la luge en plein été au One Mount Snow Park.FKCCI la coree travaille ses loisirs 01

Ce goût pour les activités de loisir est encore récent en Corée et ne fait que commencer. Il y a 15 ans seulement, le pays faisait partie des plus pauvres de l’OCDE ; l’entreprise était au cœur de la vie des Coréens et tous leurs efforts se concentraient sur le développement économique du pays. La Corée fait maintenant partie des plus riches pays du monde, avec une croissance de 3.3% en 2014. L’observation du secteur tertiaire et des loisirs dans les pays développés d’Europe ou encore au Japon présage de l’avenir brillant des loisirs en Corée : selon le rapport « Les tendances futures de l’industrie des loisirs » réalisé par la Chambre de commerce et d’industrie coréenne (KCCI) en octobre 2014, lorsque le revenu par habitant d’un pays atteint les 30 000 dollars, les dépenses en loisir augmentent considérablement. Le temps libre et les loisirs, au secours d’une vie professionnelle éreintante, acquièrent un rôle social prépondérant et donnent naissance à de multiples formes de services et produits. Le revenu par habitant de la Corée est maintenant dans les 20 000 dollars (contre 100 dollars en 1963) : il annonce le passage à une culture où le loisir est consubstantiel au travail, à la fin de la journée, de la semaine, puis de sa carrière.

La première étape à la croissance du secteur : l’introduction en 2003 de la semaine à 40 heures.FKCCI duree legale du travail en coree en 2003

Les Coréens sont certes parmi ceux qui abattent le plus grand nombre d’heures de travail au monde (16 % des employés sont encore à plus de 52 heures par semaine), mais 66 % des employés profitent maintenant des 40 heures de travail par semaine. En moyenne, les Coréens bénéficient de 3,6 heures de temps libre en semaine et 5,8 heures par jour le weekend et en vacances, un temps qui augmente lente¬ment mais sûrement d’année en année, appuyé par un budget lui aussi croissant (+5,8 % de 2013 à 2014).

L’évolution démographique de la Corée favorise de même l’essor du secteur. Si actuellement il y a une véritable précarité des personnes âgées et un système social encore balbutiant, l’arrivée des baby-boomers à la retraite dès 2020 s’accompagne déjà du bouillonnement créatif et innovant de la silver économie (cf Corée Affaires 97), dans laquelle les loisirs auront tout à fait leur place. Cette génération de seniors, du moins celle qui peut assurer sa retraite, a plus de moyens et de temps libre que leurs parents ; ils sont des adeptes passionnés de randonnée, de montagne ou encore de golf, et sont de plus en plus demandeurs d’activités de loisir. « Les Coréens se soucient peu à peu d’équilibrer vie professionnelle et vie privée », remarque Yoon So Young, Chercheuse à l’Institut coréen de la culture et du tourisme. Les jeunes générations sont et seront cependant les grands porteurs du secteur des loisirs, et témoignent d’un grand-écart générationnel avec leurs aînés. « Alors que les baby-boo¬mers vivaient leur vie comme la fourmi de La Fontaine, les jeunes générations préfèrent chanter comme les cigales » ajoute Yoon So Young.FKCCI la coree travaille ses loisirs

Ils ont grandi dans une société développée de surconsommation et accordent une grande importance à leur temps libre et leur épanouissement personnel. Malgré le poids des études dans leurs emplois du temps, ils sont habitués aux activités de loisir et sont très ouverts aux nouveaux concepts. « Un phénomène même encouragé par les parents : on parle d’edutainment », explique Yoon So Young. Dans cette société de compétition accrue, les activités extra-scolaires deviennent des arguments sur le CV : golf, équitation ou escrime pour les élites, ballet ou en¬core instruments de musique pour les classes plus modestes. « L’enseignement dans les activités de loisir peut constituer un bon créneau pour les entreprises étrangères, qui peuvent apporter une diversité d’idées et de méthodes », estime Yoon So Young.

Dans son rapport sur les tendances de l’industrie des loisirs en Corée, la KCCI repère ainsi 4 secteurs porteurs : la nature et les activités plein air, les loisirs sur mobile, le « Mall-Cance » (contraction du terme anglais pour centre commercial « malling » + vacances), les marinas.FKCCI Revenu par habitant en Coree

Si les loisirs passifs, comme la télévision, internet et le mobile, occupent la majeure partie du temps libre des Coréens, « les loisirs actifs sont de plus en plus prisés, et représentent au moins un jour du weekend », remarque Kim Yoosun, attaché supérieur du Korea Labor & Society Institute. Autant de portes ouvertes à la créativité et l’expérience française dans le domaine. Corée Affaires s’est concentré pour vous sur cinq niches prometteuses : les activités plein air, les marinas, les jeux vidéo et l’e-sport, le golf et les complexes touristiques.

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Histoire France-Corée : les relations diplomatiques à la fin de la dynastie Yi [1836-1886]

2016 January 25
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by Corée Affaires

Par Dr. Lee Chang Hoon


La persécution de 1866 et la démonstration navale en Corée

L_ILLUSTRATION 19 janvier 1867

Un demi-siècle avant la conclusion du traité franco-coréen de 1886, les relations entre les deux pays avaient été initiées par les visites en Corée des missionnaires français de la Société des Missions Etrangères de Paris.

Le Royaume de Corée était alors un État tributaire de la Chine, qui depuis les invasions japonaises et Mandchous des XVIe – XVIIe siècles, avait délibérément choisi de se fermer au reste du monde. Seuls quelques rares marchands étrangers entretenaient des contacts avec ce qu’il était alors admis d’appeler « la Nation Ermite ». Mais ces négociants n’étaient pas mieux reçus et perçus que les missionnaires chrétiens, généralement français et dont le premier fut le Père Pierre Maubant.

Il est ici important de souligner que la Corée d’alors était profondément néo-confucianiste, et que cette philosophie imprégnait tous les éléments de la vie matérielle et spirituelle des Coréens. Par conséquent, le Christianisme en proposant une autre vision de la société était farouchement combattu par les autorités qui l’avaient interdit et qui commencèrent les persécutions à partir de 1791.

Malgré ce contexte hostile, les missionnaires français ont pourtant persisté dans leur apostolat clandestin, par conviction et avec un certain soutien du gouvernement français d’alors, dont la politique extérieure faisait de la propagation du Catholicisme l’un des instruments de sa puissance et de son expansion hors d’Europe. Cette même politique savait également user de la diplomatie de la canonnière en cas de besoin et c’est bien ce qui finalement arriva lorsqu’au printemps 1866 la France voulut punir la Corée d’avoir procédé à une sixième et vaste persécution contre environ 8000 chrétiens coréens ; elle frappa également les missionnaires français (9 furent torturés et exécutés).

Aussi, du 13 octobre au 11 novembre 1866 une escadre française attaqua sur la demande du ministre de France à Pékin, Henry de Bellonet, l’île de Kanghwa située à l’embouchure du fleuve Han. Mais cette expédition punitive limitée tourna vite court du fait de la résistance inattendue et acharnée des forces coréennes et du rappel du belliqueux M. de Bellonet par la France aussitôt que Paris fut au courant de cette affaire.

Si ce premier contact entre la France et la Corée fut placé sous le sceau du conflit et de la violence, il n’en fut pas moins fondateur et permis 20 ans plus tard la signature d’un traité d’amitié.

L’ouverture diplomatique de la Corée et le traité franco-coréen de 1886

CARTE de COREE-LE TOUR DU MOND 1866En cette fin de la seconde moitié du XIXe siècle, il devint clair pour les autorités coréennes que la Chine avait perdu son statut de superpuissance et n’était plus à même de la protéger des menaces extérieures. De ce fait, la Corée dut procéder à l’établissement de relations diplomatiques directes avec les nouvelles puissances montantes en Asie Orientale, à savoir les pays occidentaux et le Japon.

Ce dernier fut le premier à signer un accord commercial et consulaire avec la Corée dès 1876, traité qui définit la Corée comme un État indépendant, et non un État tributaire de la Chine. Il s’agissait là en fait du début de la stratégie d’expansion du Japon sur le continent et de son contrôle sur la péninsule coréenne. Les puissances occidentales voulurent alors obtenir les mêmes avantages en négociant avec Séoul des traités similaires, et ce sans que la Chine ne puisse s’y opposer, reconnaissant de fait, la fin de la tutelle chinoise sur la péninsule.

En mai 1882, les États-Unis (également adeptes de la diplomatie de la canonnière en Corée) signèrent un accord, suivis par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et la Russie en 1884.
La France fut la dernière puissance occidentale à établir des relations diplomatiques officielles avec la Corée via le traité d’amitié, de commerce et de navigation du 4 juin 1886. Cette signature arriva tardivement pour deux grandes raisons. La première était que la France était alors en guerre contre la Chine dans le Tonkin et la seconde que Paris insistait pour que cet accord stipule clairement la liberté d’évangéliser pour les missionnaires français. L’affaire de 1866 n’avait pas été oubliée.

Ce texte établissait entre le Roi de Corée et le Président de la République française une paix et une amitié perpétuelles, instaurait une juridiction consulaire pour les nationaux français, sans distinctions de leurs activités, y compris par conséquent les missionnaires, et fixait les modalités des échanges commerciaux, la France bénéficiant de la clause de la nation la plus favorisée.Traite d Amitie 4 juin 1886-SOUVENIERS DE SEOUL 2006

Surtout ce traité était placé sous le sceau de la réciprocité ; alors même qu’à cette époque les puissances occidentales s’illustraient plutôt en imposant des textes inégaux et déséquilibrés, toujours en faveur des intérêts européens. Par exemple l’article 9 consacrait le droit pour chacune des parties d’engager des nationaux de l’Etat partenaire.

Néanmoins, on remarquera un écart entre la ligne politique de la France, qui mettait l’accent sur la liberté d’évangélisation, et celle de la Corée, qui voulait stipuler dans ce traité la médiation de la France en cas de conflit.

L’année suivante, le traité fut promulgué et le premier consul français, Victor Collin de Plancy, arriva à Séoul en 1887, inaugurant ainsi l’ère des relations diplomatiques franco-coréennes. La Corée fut plus longue à ouvrir une représentation à Paris, et c’est après la transformation du royaume en empire que sont ouverts en 1898 un consulat général puis, en mars 1900, une légation. Le premier consul envoyé à Paris fut YoungChan Min.

En ce début du XIXe siècle, la Corée était un État politiquement tributaire de l’empire chinois, vivant renfermé sur lui-même et délaissant même l’exploitation de ses côtes afin de ne pas présenter un quelconque attrait aux navigateurs de passage. Pourtant, le pays fut entrainé malgré lui dans les tourments provoqués par l’arrivée des puissances occidentales dans la région, et le retournement des rapports de force au détriment de la prééminence chinoise. La Corée se retrouva dès lors au centre des ambitions et intérêts rivaux des Chinois, des Japonais et des Russes, le tout sous le regard intéressé des Anglais, des Français et des Américains.

La France était alors l’une des toutes premières puissances mondiales et elle était à la tête d’un vaste empire colonial s’étendant jusqu’en Asie. Son rang lui permettait donc logiquement d’infléchir l’évolution de la conjuncture extrême-orientale de telle sorte qu’elle pouvait préserver ou non l’intégrité de l’Etat coréen, selon qu’elle décidait ou non de s’impliquer sérieusement dans les affaires d’Extrême-Orient. Malheureusement et comme nous le verrons ultérieurement, la diplomatie coréenne de la France fut plutôt spectatrice et calquée sur les intérêts de ses alliées, qu’autonome et active.

(À SUIVRE)

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