L’heure des loisirs en Corée !

2016 February 2
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by Corée Affaires

Par Laetitia Vallée

Parcs d’attraction, cafés aux concepts toujours plus originaux, randonnées dans les montagnes environnantes, cours de photographie, de céramique, golf, bowling, karaoké,… La capitale coréenne regorge d’activités et les Coréens ne manquent pas de créativité quant à comment divertir leur prochain : dans le café Mustoy, vous pouvez prendre un café… et peindre des poupées en porcelaine, en couple, en famille, avec vos collègues, ou tout seul, pourquoi pas ? Vous pouvez aussi aller dans un café à chats, à chiens ou même à moutons et ratons laveur, saisir une batte de baseball et tirer quelques balles dans une « baseball bat shooting cage » ou faire de la luge en plein été au One Mount Snow Park.FKCCI la coree travaille ses loisirs 01

Ce goût pour les activités de loisir est encore récent en Corée et ne fait que commencer. Il y a 15 ans seulement, le pays faisait partie des plus pauvres de l’OCDE ; l’entreprise était au cœur de la vie des Coréens et tous leurs efforts se concentraient sur le développement économique du pays. La Corée fait maintenant partie des plus riches pays du monde, avec une croissance de 3.3% en 2014. L’observation du secteur tertiaire et des loisirs dans les pays développés d’Europe ou encore au Japon présage de l’avenir brillant des loisirs en Corée : selon le rapport « Les tendances futures de l’industrie des loisirs » réalisé par la Chambre de commerce et d’industrie coréenne (KCCI) en octobre 2014, lorsque le revenu par habitant d’un pays atteint les 30 000 dollars, les dépenses en loisir augmentent considérablement. Le temps libre et les loisirs, au secours d’une vie professionnelle éreintante, acquièrent un rôle social prépondérant et donnent naissance à de multiples formes de services et produits. Le revenu par habitant de la Corée est maintenant dans les 20 000 dollars (contre 100 dollars en 1963) : il annonce le passage à une culture où le loisir est consubstantiel au travail, à la fin de la journée, de la semaine, puis de sa carrière.

La première étape à la croissance du secteur : l’introduction en 2003 de la semaine à 40 heures.FKCCI duree legale du travail en coree en 2003

Les Coréens sont certes parmi ceux qui abattent le plus grand nombre d’heures de travail au monde (16 % des employés sont encore à plus de 52 heures par semaine), mais 66 % des employés profitent maintenant des 40 heures de travail par semaine. En moyenne, les Coréens bénéficient de 3,6 heures de temps libre en semaine et 5,8 heures par jour le weekend et en vacances, un temps qui augmente lente¬ment mais sûrement d’année en année, appuyé par un budget lui aussi croissant (+5,8 % de 2013 à 2014).

L’évolution démographique de la Corée favorise de même l’essor du secteur. Si actuellement il y a une véritable précarité des personnes âgées et un système social encore balbutiant, l’arrivée des baby-boomers à la retraite dès 2020 s’accompagne déjà du bouillonnement créatif et innovant de la silver économie (cf Corée Affaires 97), dans laquelle les loisirs auront tout à fait leur place. Cette génération de seniors, du moins celle qui peut assurer sa retraite, a plus de moyens et de temps libre que leurs parents ; ils sont des adeptes passionnés de randonnée, de montagne ou encore de golf, et sont de plus en plus demandeurs d’activités de loisir. « Les Coréens se soucient peu à peu d’équilibrer vie professionnelle et vie privée », remarque Yoon So Young, Chercheuse à l’Institut coréen de la culture et du tourisme. Les jeunes générations sont et seront cependant les grands porteurs du secteur des loisirs, et témoignent d’un grand-écart générationnel avec leurs aînés. « Alors que les baby-boo¬mers vivaient leur vie comme la fourmi de La Fontaine, les jeunes générations préfèrent chanter comme les cigales » ajoute Yoon So Young.FKCCI la coree travaille ses loisirs

Ils ont grandi dans une société développée de surconsommation et accordent une grande importance à leur temps libre et leur épanouissement personnel. Malgré le poids des études dans leurs emplois du temps, ils sont habitués aux activités de loisir et sont très ouverts aux nouveaux concepts. « Un phénomène même encouragé par les parents : on parle d’edutainment », explique Yoon So Young. Dans cette société de compétition accrue, les activités extra-scolaires deviennent des arguments sur le CV : golf, équitation ou escrime pour les élites, ballet ou en¬core instruments de musique pour les classes plus modestes. « L’enseignement dans les activités de loisir peut constituer un bon créneau pour les entreprises étrangères, qui peuvent apporter une diversité d’idées et de méthodes », estime Yoon So Young.

Dans son rapport sur les tendances de l’industrie des loisirs en Corée, la KCCI repère ainsi 4 secteurs porteurs : la nature et les activités plein air, les loisirs sur mobile, le « Mall-Cance » (contraction du terme anglais pour centre commercial « malling » + vacances), les marinas.FKCCI Revenu par habitant en Coree

Si les loisirs passifs, comme la télévision, internet et le mobile, occupent la majeure partie du temps libre des Coréens, « les loisirs actifs sont de plus en plus prisés, et représentent au moins un jour du weekend », remarque Kim Yoosun, attaché supérieur du Korea Labor & Society Institute. Autant de portes ouvertes à la créativité et l’expérience française dans le domaine. Corée Affaires s’est concentré pour vous sur cinq niches prometteuses : les activités plein air, les marinas, les jeux vidéo et l’e-sport, le golf et les complexes touristiques.

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Histoire France-Corée : les relations diplomatiques à la fin de la dynastie Yi [1836-1886]

2016 January 25
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by Corée Affaires

Par Dr. Lee Chang Hoon


La persécution de 1866 et la démonstration navale en Corée

L_ILLUSTRATION 19 janvier 1867

Un demi-siècle avant la conclusion du traité franco-coréen de 1886, les relations entre les deux pays avaient été initiées par les visites en Corée des missionnaires français de la Société des Missions Etrangères de Paris.

Le Royaume de Corée était alors un État tributaire de la Chine, qui depuis les invasions japonaises et Mandchous des XVIe – XVIIe siècles, avait délibérément choisi de se fermer au reste du monde. Seuls quelques rares marchands étrangers entretenaient des contacts avec ce qu’il était alors admis d’appeler « la Nation Ermite ». Mais ces négociants n’étaient pas mieux reçus et perçus que les missionnaires chrétiens, généralement français et dont le premier fut le Père Pierre Maubant.

Il est ici important de souligner que la Corée d’alors était profondément néo-confucianiste, et que cette philosophie imprégnait tous les éléments de la vie matérielle et spirituelle des Coréens. Par conséquent, le Christianisme en proposant une autre vision de la société était farouchement combattu par les autorités qui l’avaient interdit et qui commencèrent les persécutions à partir de 1791.

Malgré ce contexte hostile, les missionnaires français ont pourtant persisté dans leur apostolat clandestin, par conviction et avec un certain soutien du gouvernement français d’alors, dont la politique extérieure faisait de la propagation du Catholicisme l’un des instruments de sa puissance et de son expansion hors d’Europe. Cette même politique savait également user de la diplomatie de la canonnière en cas de besoin et c’est bien ce qui finalement arriva lorsqu’au printemps 1866 la France voulut punir la Corée d’avoir procédé à une sixième et vaste persécution contre environ 8000 chrétiens coréens ; elle frappa également les missionnaires français (9 furent torturés et exécutés).

Aussi, du 13 octobre au 11 novembre 1866 une escadre française attaqua sur la demande du ministre de France à Pékin, Henry de Bellonet, l’île de Kanghwa située à l’embouchure du fleuve Han. Mais cette expédition punitive limitée tourna vite court du fait de la résistance inattendue et acharnée des forces coréennes et du rappel du belliqueux M. de Bellonet par la France aussitôt que Paris fut au courant de cette affaire.

Si ce premier contact entre la France et la Corée fut placé sous le sceau du conflit et de la violence, il n’en fut pas moins fondateur et permis 20 ans plus tard la signature d’un traité d’amitié.

L’ouverture diplomatique de la Corée et le traité franco-coréen de 1886

CARTE de COREE-LE TOUR DU MOND 1866En cette fin de la seconde moitié du XIXe siècle, il devint clair pour les autorités coréennes que la Chine avait perdu son statut de superpuissance et n’était plus à même de la protéger des menaces extérieures. De ce fait, la Corée dut procéder à l’établissement de relations diplomatiques directes avec les nouvelles puissances montantes en Asie Orientale, à savoir les pays occidentaux et le Japon.

Ce dernier fut le premier à signer un accord commercial et consulaire avec la Corée dès 1876, traité qui définit la Corée comme un État indépendant, et non un État tributaire de la Chine. Il s’agissait là en fait du début de la stratégie d’expansion du Japon sur le continent et de son contrôle sur la péninsule coréenne. Les puissances occidentales voulurent alors obtenir les mêmes avantages en négociant avec Séoul des traités similaires, et ce sans que la Chine ne puisse s’y opposer, reconnaissant de fait, la fin de la tutelle chinoise sur la péninsule.

En mai 1882, les États-Unis (également adeptes de la diplomatie de la canonnière en Corée) signèrent un accord, suivis par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et la Russie en 1884.
La France fut la dernière puissance occidentale à établir des relations diplomatiques officielles avec la Corée via le traité d’amitié, de commerce et de navigation du 4 juin 1886. Cette signature arriva tardivement pour deux grandes raisons. La première était que la France était alors en guerre contre la Chine dans le Tonkin et la seconde que Paris insistait pour que cet accord stipule clairement la liberté d’évangéliser pour les missionnaires français. L’affaire de 1866 n’avait pas été oubliée.

Ce texte établissait entre le Roi de Corée et le Président de la République française une paix et une amitié perpétuelles, instaurait une juridiction consulaire pour les nationaux français, sans distinctions de leurs activités, y compris par conséquent les missionnaires, et fixait les modalités des échanges commerciaux, la France bénéficiant de la clause de la nation la plus favorisée.Traite d Amitie 4 juin 1886-SOUVENIERS DE SEOUL 2006

Surtout ce traité était placé sous le sceau de la réciprocité ; alors même qu’à cette époque les puissances occidentales s’illustraient plutôt en imposant des textes inégaux et déséquilibrés, toujours en faveur des intérêts européens. Par exemple l’article 9 consacrait le droit pour chacune des parties d’engager des nationaux de l’Etat partenaire.

Néanmoins, on remarquera un écart entre la ligne politique de la France, qui mettait l’accent sur la liberté d’évangélisation, et celle de la Corée, qui voulait stipuler dans ce traité la médiation de la France en cas de conflit.

L’année suivante, le traité fut promulgué et le premier consul français, Victor Collin de Plancy, arriva à Séoul en 1887, inaugurant ainsi l’ère des relations diplomatiques franco-coréennes. La Corée fut plus longue à ouvrir une représentation à Paris, et c’est après la transformation du royaume en empire que sont ouverts en 1898 un consulat général puis, en mars 1900, une légation. Le premier consul envoyé à Paris fut YoungChan Min.

En ce début du XIXe siècle, la Corée était un État politiquement tributaire de l’empire chinois, vivant renfermé sur lui-même et délaissant même l’exploitation de ses côtes afin de ne pas présenter un quelconque attrait aux navigateurs de passage. Pourtant, le pays fut entrainé malgré lui dans les tourments provoqués par l’arrivée des puissances occidentales dans la région, et le retournement des rapports de force au détriment de la prééminence chinoise. La Corée se retrouva dès lors au centre des ambitions et intérêts rivaux des Chinois, des Japonais et des Russes, le tout sous le regard intéressé des Anglais, des Français et des Américains.

La France était alors l’une des toutes premières puissances mondiales et elle était à la tête d’un vaste empire colonial s’étendant jusqu’en Asie. Son rang lui permettait donc logiquement d’infléchir l’évolution de la conjuncture extrême-orientale de telle sorte qu’elle pouvait préserver ou non l’intégrité de l’Etat coréen, selon qu’elle décidait ou non de s’impliquer sérieusement dans les affaires d’Extrême-Orient. Malheureusement et comme nous le verrons ultérieurement, la diplomatie coréenne de la France fut plutôt spectatrice et calquée sur les intérêts de ses alliées, qu’autonome et active.

(À SUIVRE)

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La Grande Interview – Jean-Claude Ellena : parfumeur d’Hermès Parfums

2016 January 22
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by Corée Affaires

Propos recueillis par Laetitia Vallée

Jean-Claude Ellena, parfumeur exclusif de la maison Hermès, s’est rendu en Corée en mars à l’occasion de la sortie en coréen de son livre, Journal d’un parfumeur (paru en français en 2011), et de la mise en place d’un partenariat entre Hermès Parfums et les grands magasins Shinsegae. Il a accepté de rencontrer Corée Affaires.

@Benoit Telliet

© Benoit Telliet

©Q. Pouvez-vous nous présenter brièvement votre parcours, jusqu’à être parfumeur attitré de la maison Hermès ?

R. Je suis entré en parfumerie à l’âge de 16 ans : j’étais mauvais élève à l’école et mes parents, désemparés, m’ont trouvé une place de laborantin dans une parfumerie à Grasse, dont je suis originaire. Ce fut une véritable découverte, un environnement bienveillant où je me suis éveillé et qui a marqué le début de ma carrière. Après mon service militaire, j’ai travaillé comme assistant parfumeur (qui pèse les formules pour les parfumeurs) dans le laboratoire de mon père.

Dans les années 60, la parfumerie était alors en plein essor, avec une croissance annuelle de 25%. Les parfumeurs étaient très recherchés, et j’ai intégré à Genève l’école de parfumerie Givaudan, grand groupe mondial de la parfumerie. Mais les études n’étaient décidément pas faites pour moi, et j’ai rapidement demandé à travailler. Neuf mois plus tard, je suis devenu assistant, à savoir que je pesais les formules tout en pouvant créer des formules dérivées. Je suis ensuite parti un an à New-York pour y parfaire mon apprentissage. De retour à Paris, j’ai créé, entre autres, le premier parfum de Van Cleef, First. C’est à ce moment-là, à 28 ans, que je suis devenu parfumeur. J’ai travaillé pour de nombreuses maisons avant de rejoindre Hermès en 2004.

© Richard Schroeder

© Richard Schroeder

Q. Pourquoi Hermès ?

R. Chaque année, Hermès propose un thème de création et en 2003, j’ai été sollicité pour créer un parfum sur le thème de la Méditerranée : Jardin de Méditerranée a vu le jour à cette occasion. Après un an de discussion avec Jean-Louis Dumas, président d’Hermès, je rejoins la maison en tant que parfumeur exclusif, à deux conditions : que les parfums soient de conviction, choisis entre le parfumeur et le président, et qu’il n’y ait pas de test marché. Hermès est à mon avis la seule maison où le marketing est le support des artistes et des artisans et non l’inverse, qui accepte cette démarche.

Q. Dans votre introduction au Journal d’un parfumeur, vous écrivez : « Les odeurs sont mes mots ». Que communiquez-vous à travers vos créations ?

R. Je prends les odeurs comme des mots, et je construis une histoire olfactive qui sera ensuite porteuse d’émotions. Loin des concepts marketing qui réduisent le parfum à un concept publicitaire destiné à une cible stratégique, nous sommes dans la création pure ; j’exprime en odeur quelque chose qui m’est personnel. Un parfum se crée avec la mémoire et la tête, non au hasard des mélanges de diverses odeurs. C’est avec mes souvenirs, ma bibliothèque d’odeur interne, et mon imaginaire que je vais créer une recette, qui sera ensuite pesée et peaufinée. Chaque parfum a son histoire. Par exemple, pour Jardin en Méditerranée, je me suis rendu en Tunisie dans une maison ouverte sur un très joli jardin. Pendant tout notre séjour, je cherchais un signe olfactif qui évoque la Méditerranée : de nombreuses odeurs pouvaient la traduire, la fleur d’oranger, le lys de mer,… Mais aucune ne me satisfaisait tout à fait. C’est le jour de notre départ, autour d’un apéritif, que je l’ai trouvé. Une jeune femme,une coupe de champagne à la main, a ramassé sur le plateau une feuille de figuier et l’a senti avec un sourire. Le figuier m’est apparu comme une évidence.

Ce processus de création peut aller très vite, comme cela l’a été pour le Jardin en Méditerranée réalisé en trois jours, ou nécessiter plus de temps, comme Cuir d’ange, que j’ai mis dix ans à mettre au point. Tous sont porteurs d’une histoire et d’émotions, de souvenirs qui me sont personnels, et que je vais traduire en un parfum qui évoquera ensuite chez vous de nouvelles émotions, de nouveaux souvenirs.

Q. La France dispose d’une reconnaissance internationale dans la parfumerie ; pourquoi ?

© Benoit Telliet

© Benoit Telliet

R. La reconnaissance de la France dans le parfum est historique. La parfumerie française nait au 19e siècle, sous l’impulsion de créateurs comme Paul Poiret, Madeleine Vionnet, Chanel. Elle se développe d’abord grâce à la couture ; les parfums sont la plupart du temps offerts au client qui achète. Peu à peu, sa distribution s’élargit, le parfum prend de l’ampleur et un double jeu se crée : les couturiers utilisent la parfumerie pour valoriser et vendre la haute couture. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la France était la grande créatrice de la parfumerie. Puis les Etats-Unis, dont le marché est de plus en plus demandeur, vont produire leurs propres parfums, l’associer à la couture, jusqu’à ce que nous arrivions à une distribution beaucoup plus large et indépendante de la couture. La force de la parfumerie française est donc fortement liée à son histoire, et au savoir-faire qu’elle a développé tout du long.

Q. Votre venue en Corée se fait aussi dans le cadre de la mise en place d’un partenariat entre Hermès Parfums et Shinsegae. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

R. Hermès Parfums et Shinsegae ont signé au début de cette année un accord d’importation et de distribution exclusive, ce qui constitue une étape importante dans le développement de la marque sur le marché coréen des parfums et des cosmétiques. Le marché coréen est dynamique, très concurrentiel et présente de fortes potentialités de développement pour Hermès.

L’histoire d’Hermès Parfums a débuté en 1951 et n’a jamais cessé de s’enrichir de nouvelles fragrances d’histoires et aujourd’hui de nouveaux territoires, celui du Parfum de la Maison et du Bain. Cette évolution de l’art du parfum à l’art de vivre le parfum devait s’accompagner d’un changement dans la distribution. Shinsegae est apparu comme le détaillant idéal, avec un réseau de magasins figurant comme l’un des plus importants de Corée, une grande expertise dans le développement de marques en local et une clientèle ciblée. Nous avons ainsi ouvert un magasin Hermès Parfumeur à Shinsegae Main le 2 mars dernier, le premier en Asie. Première étape d’une nouvelle aventure !

Q. Après quelques jours en Corée, y a-t-il des odeurs particulières qui vous ont marqué et pourraient être la source d’inspiration d’un parfum évocateur de la Corée ?

R. La première odeur, à la descente même de l’avion, que j’ai senti, c’est l’ail ! Généralement, dès que j’arrive dans un pays que je ne connais pas, j’essaye d’aller dans les marchés aux herbes et aux épices, pour m’imprégner de nouvelles odeurs. J’ai eu très peu de temps depuis mon arrivée, mais j’ai pu constater une grande variété d’herbes. Elles sont cependant surtout utilisées à des fins médicinales et ont peu d’odeur, outre le shiso.

En revanche, je suis séduit par le raffinement de la cuisine coréenne, et si je devais créer un parfum inspiré de la Corée, cette délicatesse devrait être présente, ainsi que le contraste entre tradition et modernité.

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Corée Affaires vous présente sa nouvelle rubrique Histoire !

2016 January 18
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by Corée Affaires

La nouvelle rubrique « Perspectives Historiques » du Corée Affaires illustre les 130 ans d’histoire commune entre la France et la Corée ! Présentée en plusieurs séquences, elle a pour but de donner quelques clés de compréhension sur le lien historique entre nos deux peuples. 

Par Dr. Lee Chang Hoon

perspective historique 1

Avant Propos et prologue

Notre première séquence portera sur le règne du dernier souverain de la dynastie Yi, Ko-Jong, appelé à succéder en 1864 au roi Cheol- Jong, mais jusqu’à sa majorité en 1873, sous la régence de son père (qui porte le titre de Daewongun et que les rivalités de palais rappelleront temporairement au pouvoir, comme en 1882). Le 4 juin 1886, la signature à Séoul d’un traité de commerce et d’amitié entre la France et la Corée inaugurait les relations officielles dont on célèbrera l’année prochaine le 130e anniversaire. Malgré cette longue histoire commune, les Coréens et les Français ne se connaissent pas bien. Si le public français découvre comme jamais ces dernières années la Corée avec la Korean Wave, celle-ci effleure à peine la France alors qu’elle déferle sur le Japon, la Chine, le Viêtnam ou l’Indonésie, par exemple.

Une large majorité de Coréens pensent que la France est un pays de tourisme, une étape lors de leurs explorations de l’Europe, un pays de gastronomie (même si les Coréens ne connaissent pas exactement la cuisine française) et de mode. D’une manière générale, ils fantasment plus la France qu’ils ne la visualisent, en faisant une nation peuplée de personnages idéalisés, tirés des films et des romans. Les Coréens n’envisagent pas ce pays comme l’un des berceaux de la démocratie moderne, ni comme un lieu de haute-technologie. Pourtant malgré ces accumulations de clichés, la France et la Corée partagent bien une réelle histoire commune, solide et marquée par de nombreux faits qu’il convient de mieux mettre en lumière.

A suivre…

A propos de l’auteur

Lee Chang Hoon, titulaire d’un doctorat de science politique et relations internationales, est le fondateur de l’Institut Séoul ASEM et le président honoraire de l’université Halla. Ancien président de Veolia Water Korea, il est maintenant président de Seric Seoul et officie aussi comme conseiller auprès du Ministère de l’Environnement. En 2004, il a été nommé Chevalier de la Légion d’honneur. Lee Chang Hoon est l’auteur des livres La politique japonaise de la Corée depuis 1876 à nos jours (Sunin, 2010), Renaissance des intellectuels (ASEM, 2007), Etude comparative entre les systèmes politiques coréen et français (ASEM, 2005), etc.

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La FKCCI vous souhaite une très bonne et heureuse année du Singe !

2016 January 1
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by Corée Affaires

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2016 s’annonce prometteuse pour la Chambre et la communauté franco-coréenne ! En plein cœur de la célébration de 130 ans d’amitié entre nos deux pays, 2016 marque la poursuite de l’Année de la Corée en France jusqu’en août 2016, et le début de l’Année de la France en Corée en mars.

En 2015, le dynamisme sans précédent des échanges bilatéraux s’est manifesté par de nombreuses visites à haut niveau, se soldant par plusieurs partenariats industriels et le renforcement de la coopération dans les nouvelles technologies, l’innovation et la recherche. De surcroît, plus de 149 projets culturels de l’Année de la Corée en France et la réception enthousiaste de ces événements au sein du public français ont montré l’engouement autour de nos relations bilatérales.

2015 a marqué également la signature d’un accord historique et ambitieux pour le climat, l’accord de Paris dans le cadre de la COP21. Parce que nous sommes tous concernés et parce que la France, la Corée et le secteur privé ont tous un rôle à jouer, la FKCCI se réjouit de ce tournant vers de nouveaux modes de développement durable.

Autant de signes qui laissent à penser que 2016 redoublera de dynamisme ! 2016 verra le début en mars de l’année de la France en Corée à laquelle la FKCCI prendra une part active. Ce ne seront rien de moins que 93 projets pour la programmation officielle et plusieurs temps forts comme l’arrivée de la French Tech Hub à Séoul.

Ainsi en 2016, la FKCCI sera toujours et d’autant plus à vos côtés, Membres et entrepreneurs, pour vous accompagner dans vos projets et envies d’entreprendre. M. François Hollande a déclaré que « s’il y avait un label à donner à cette année France-Corée, c’est celui de la création et de l’innovation ». 

La FKCCI vous souhaite donc une très bonne et heureuse année du Singe ! Avec le sourire, c’est encore mieux… Voici comment on rit dans le monde entier, en passant par le “MDR” français et le “kkk” coréen  : ici !

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Rétrospective 2015 : une année très dynamique

2015 December 28
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by Corée Affaires

L’année 2015 fut dynamique et fructueuse pour la FKCCI et la communauté franco-coréenne !

Elle fut exceptionnellement riche notamment grâce au lancement des années croisées France-Corée. Le foisonnement d’événements et de rencontres d’Etat de très haut niveau (première visite présidentielle en Corée en 15 ans et première visite à Paris d’un Premier ministre sud-coréen en 9 ans) ont contribué au renforcement des 130 ans d’amitié qui lient nos deux peuples.

La FKCCI salue un tel dynamisme et y a contribué avec enthousiasme. Plus de 270 000 visiteurs sur notre site et nos blogs, 3 500 invités à 45 événements et plus de 320 services commerciaux réalisés : autant de preuves de la vitalité de la Chambre et de la communauté franco-coréenne !

De belles perspectives s’ouvrent pour 2016…

Actions de la FKCCI en 2015

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Ralentissement chinois: quel impact et quelles perspectives pour la Corée ?

2015 December 22
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by Corée Affaires

Par Christophe Bonneau, pour le service économique de l’ambassade française en Corée.

Si la Corée a su tirer parti de l’émergence chinoise (1er fournisseur de la Chine, volume commercial multiplié par 10 en 10 ans), elle s’est rendue fortement dépendante d’une économie aujourd’hui en phase de ralentissement. La baisse de la demande chinoise pénalise l’ensemble de l’économie coréenne et a amené le gouvernement à abaisser sa prévision de croissance 2016 de 3,5% à 3,3% en septembre. Les récentes corrections boursières en Chine ont généré une tension sur les marchés financiers coréens, mais la Corée semble avoir jusqu’ici bien supporté ces épisodes. Dans ce contexte, la dévaluation du yuan est perçue positivement par les autorités coréennes, l’avantage d’une reprise économique en Chine, et donc en Corée, l’emportant sur les désagréments d’une volatilité temporaire des marchés.

1. La vulnérabilité commerciale de la Corée à la baisse de la demande chinoise est préoccupante

La Corée a largement bénéficié de l’augmentation du volume d’échange avec la Chine en devenant son premier fournisseur. La Corée réalise un excédent commercial avec la Chine depuis 1993 et a progressivement augmenté sa part de marché, passée à 11% à la mi-2015. La Corée est en outre devenue la 1e destination des touristes chinois en 2015, ceux-ci représentant à eux seuls la moitié des dépenses touristiques effectuées en Corée.

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Evolution des échanges commerciaux entre la Corée et la Chine en Md USD (Source : KITA) – Un volume d’échanges multiplié par 10 en 10 ans, à l’avantage de la Corée : la Corée est le premier fournisseur de la Chine (11% de pdm)…

Mais la Corée s’est également placée dans une situation de dépendance commerciale. La Chine représente 25% des exportations totales de la Corée, 40% des ventes de circuits intégrés, 68% pour les écrans et plus de la moitié de son excédent total. Dans un pays où les exportations représentent 40% du PIB, cette situation provoque une vulnérabilité de l’économie coréenne vis-à-vis de la demande chinoise.

graph 2

Répartition géographique des exportations coréennes en 2014 (Source : KITA) – … mais qui créé du même coup une forte prédominance de la Chine dans les exportations coréennes : 25% du total en 2014.

Ainsi, la baisse de la demande chinoise en 2015 a des conséquences économiques importantes sur la Corée. La baisse des importations chinoises au premier semestre 2015 était moins marquée en provenance de Corée (7%) que pour l’ensemble du monde (19%). Toutefois, cette baisse des exportations a provoqué une hausse record du stock des entreprises coréennes, entraînant une baisse de la production industrielle et une stagnation des investissements et des salaires : toutes les composantes de la croissance sont ainsi touchées.

graph 3

Exportations coréennes vers la Chine et production manufacturière (Sources : KITA et BoK) – La très forte corrélation entre les exportations coréennes vers la Chine et la production coréenne traduit la dépendance de l’économie coréenne vis-à-vis de la demande chinoise.

2. Sur le plan financier, la Corée semble en mesure de surmonter l’effet des ajustements chinois

La correction boursière chinoise, notamment la chute de la bourse de Shanghai fin août, a généré une tension sur les marchés coréens, mais l’impact a été jusqu’ici modéré. Le premium sur les risques souverains (CDS) a augmenté fortement, mais dans des proportions communes à tous les pays émergents. Le ministre des Finances a assuré que la poursuite de la dévaluation du yuan pouvait générer une volatilité temporaire mais qu’elle serait sans conséquence sur l’économie réelle.

graph 4

Comparaison des variations boursières journalières fin août 2015 (en pourcentage à la clôture – Sources : données de chaque place boursière) – La Corée a été relativement moins affectée par la chute de la bourse de Shanghai fin août que certaines grandes économies.

Plus généralement, la Corée s’est équipée d’un filet de sécurité financière jugé efficace par le FMI. Forte de son expérience des années 90 et de 2008, la Corée a mis en place des mesures de réduction de l’exposition des banques aux risques de change, maintient un excédent courant record et a accumulé les 6e réserves de change au monde. L’agence Standard and Poor’s a relevé en septembre la notation de la Corée de A+ à AA-, mettant en avant la baisse de son endettement externe.

A plus long terme, un œil doit être gardé sur l’exposition grandissante de la Corée aux marchés chinois. La Chine est le premier investisseur étranger en obligations et le deuxième investisseur en actions sur le marché boursier coréen et les IDE chinois ont progressé de 147% en 2014. De son côté, la Chine est la 2e destination d’IDE coréens avec 16% des stocks et représente 18% des prêts coréens à l’étranger. Le yuan a représenté en 2014 20% des nouveaux dépôts en devises étrangères effectués en Corée.

3. La Corée peut ainsi tirer profit de la dévaluation du yuan mais devra faire preuve d’adaptabilité

La perspective de reprise en Chine associée à la mise en oeuvre de l’Accord de libre-échange Chine-Corée devrait permettre de stabiliser les exportations coréennes dans un premier temps. L’impact de l’ALE devrait être positif pour la Corée avec 90% de droits de douanes éliminés sur 20 ans. Ce cadre privilégié devrait permettre à la Corée de bénéficier de la relance des exportations chinoises par la dévaluation du yuan, alors qu’elle exporte à 68% des biens intermédiaires ensuite réexportés par la Chine.

La Corée cherche également à redéployer sa présence économique en Chine. La Chine sert de moins en moins d’usine d’assemblage et adopte progressivement un modèle classique d’exportation et d’importation de produits finis. Pour la Corée, s’adapter à la demande de biens de consommation finale est donc un enjeu primordial. En outre, l’exclusion de secteurs stratégiques comme l’automobile de l’ALE va amener les entreprises coréennes à poursuivre leur stratégie d’implantation en Chine comme les deux nouvelles constructions d’usines prévues par Hyundai-Kia.

Enfin se pose la question d’une diminution de la dépendance coréenne vis-à-vis de la Chine. Mis à part les vœux de trouver de nouveaux débouchés à l’export, avec notamment une multiplication des visites officielles au Moyen-Orient ou en Amérique latine, la Corée ne semble pas avoir défini de stratégie claire en faveur d’une diminution du poids de la Chine dans son commerce. La Corée peut espérer que les mesures de relance chinoises permettront un « soft landing » lui laissant le temps de restructurer son économie.

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Les décors du Gala France 2100

2015 December 15
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by Corée Affaires

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Retrouvez la présentation des décors du Gala 2015 :

Alors que se tient à Paris la 21e Conférence des parties sur le climat, la France est au cœur des questions climatiques et son rôle dans la préparation de l’avenir est plus que jamais déterminant.

Le Gala « France 2100 » est ainsi l’occasion pour la FKCCI de présenter le savoir-faire français dans les innovations vertes, clés du futur. Laissez-vous guider à travers les décors imaginés par la FKCCI et l’agence Lecode 000 pour découvrir ce que vous réserve la Ville Lumière en 2100.
La Ville Lumière. Berceau de créativité, où poésie et progrès technologique vont main dans la main. Tant de grandes inventions et de grandes idées y ont déjà vu le jour. Fidèle à elle-même, résolument tournée vers le futur, Paris fourmille encore et toujours de milles idées. Ce soir, passé, présent et futur s’entremêlent : commencez d’abord par emprunter notre machine à voyager dans le temps, un couloir dont les parois reflètent la transformation des paysages urbains.
Voilà, vous êtes arrivés : la France 2100, où cohabitent nature et technologies, passé et futur. Les monuments historiques de Paris se dressent fièrement aux côtés des symboles de l’innovation verte, unis par la Nature dont les mains protectrices s’étendent sur toute la ville. Les allées principales, dont vous reconnaîtrez très certainement les noms de rue, vous mènent aux grands emblèmes parisiens : du Carrousel du Louvre à l’Arche de la Défense, en passant par l’Arc de Triomphe. Entourés d’arbres et de branchages en fibre lumineuse, ils s’illuminent dans un savant mélange de nature, d’urbanité et de technologie. Regardons maintenant vers l’avant, sur la scène : la tour Eiffel surplombe une ville futuriste, traversée par une Seine limpide et alimentée par les énergies renouvelables.

Cette année, le numérique est au cœur des décors : sur les pans de murs, subtiles jeux de lumières et projections vidéo viennent illustrer l’importance de l’innovation dans le
développement durable et imaginent la transition vers un monde où technologie et nature vivent en harmonie. Alors, attachez vos ceintures et bon voyage !

part01Film 1, ouverture de la salle : La nature

A l’origine, la Nature, idéale et verdoyante ; laissez-vous aller en son sein paisible et devinez les senteurs de ses sous-bois frais et humides, le ruissellement de l’eau, le chant des oiseaux, la rugosité de l’écorce des arbres.

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Film 2, ouverture de la soirée : L’’impact de l’’activité humaine

La Ville, ses bâtiments, sa circulation, symboles de la modernité et du développement. La Ville, concentration d’innovations technologiques mais aussi symbole de l’empreinte de l’Homme sur la Nature.

Part03-1Film 3, dîner : Transition : voyage vers un futur meilleur

Au coeur du développement de la ville, l’énergie étend ses prises ondulantes sur toute la ville et voyage à toute allure d’un élément à l’autre, à travers les habitats, les transports, les réseaux intelligents, etc. L’énergie et sa bonne gestion sont au coeur de la transition vers les villes du futur, les villes durables.

4Film 4, dessert : Un avenir radieux et durable

Bienvenue à destination, bienvenue dans la France 2100. La Nature et la Technologie se tiennent côte à côte, en parfaite harmonie, dans la Ville Durable. La Ville n’est plus l’antithèse de la Nature, mais l’intègre en son sein.

Pour toutes les photos du Gala, rendez-vous sur le compte Flickr de la FKCCI !

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Diamond Sponsor Gala 2015 – LBI Group

2015 December 11
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by Corée Affaires
Daniel Mayran, President de LBI Group

Daniel Mayran, Président de LBI Group

Luxury Business Institute Korea (LBI Korea), Diamond Sponsor du Gala pour la deuxième année consécutive, est un institut de formation spécialisé dans le secteur du luxe en Corée depuis 2009. En 2014, LBI China a ouvert un institut à Shanghai au sein du Plaza 66 et, plus récemment, LBI Korea a ouvert à Jeju. Daniel Mayran, co-fondateur et président de LBI Group, vous présente l’expérience et le concept de LBI, ainsi que les enjeux de la formation du luxe.

Pouvez-vous nous expliquer plus en détail le fonctionnement de LBI, sa méthodologie et ses différents programmes ?
Notre offre est toujours structurée sous 3 instituts principaux : « Marketing & Communication », « Qualité de Service », « Management », mais cette année nous avons restructuré nos programmes afin de les densifier et aborder des thématiques plus spécifiques comme par exemple le marketing digital ou encore l’adaptation de service à la culture du client, sans oublier le développement de nos services de consulting avec la création de signatures de services propres à chaque marque. Toutefois, nos instituts se démarquent de la concurrence surtout grâce à notre méthodologie de travail. En effet, nous travaillons selon notre méthodologie des 4D : Define, Design, Deploy, Drive. Travaillant en amont avec nos clients, tous nos contenus sont personnalisés et par conséquent, la pédagogie a évolué rendant ainsi nos formations plus efficaces. Les participants sont les acteurs des formations LBI. Nous ne formons plus, nous facilitons l’apprentissage, ce qui responsabilise et surtout implique chaque participant. De plus, nous mettons en place des solutions de suivi afin d’accompagner sur le long terme nos clients avec des solutions comme le e-learning, le coaching de terrain et en proposant des journées ou demi-journées de soutien toujours basé sur des exemples concrets et des visites de terrain.

Avec l’ouverture de LBI China, quel bilan pouvez-vous dresser de cette première année en Chine, ses difficultés et opportunités ?
Nous nous félicitons de l’ouverture du bureau à Shanghai et nous sommes heureux de constater que les demandes de nos clients ont été rapides et naturelles. Egalement, le développement des contenus de nos formations est tout à fait en adéquation avec les besoins du marché. Toutefois, le point faible reste la difficulté de trouver des professeurs et formateurs de qualité. La plupart d’entre eux préfèrent en effet s’orienter vers les marques de luxe. Ce ne sont pas les clients qui manquent aujourd’hui mais bien malheureusement les formateurs.

Pouvez-vous revenir sur les moments forts de l’année 2015 concernant le Luxury Business Institute ?
Tout d’abord, nous avons continué de développer notre réseau avec l’ouverture en début d’année d’un nouvel institut à Jeju, afin de répondre au mieux à la demande du marché. Nous avons également consolidé la présence de LBI China avec nos partenaires européens et locaux. Enfin, nous avons définitivement renforcé notre image de groupe global en faisant évoluer SLBI qui s’appelle dorénavant Luxury Business Institute Korea et qui regroupe Séoul et Jeju. Nous avons des projets de développement sur ces marchés mais aussi à l’étranger.

Quels atouts représente le fait d’avoir une image de marque globale et un réseau d’instituts pour vos clients ?
Notre réseau nous permet d’avoir une vision globale du marché du luxe au niveau mondial et ainsi pouvoir offrir les meilleurs services de consulting et de formation à nos clients. En effet, nos instituts basés en Asie et l’étroite collaboration que nous entretenons avec nos partenaires locaux et étrangers nous permettent de développer des solutions transversales mais également d’assurer le déploiement des formations à une plus grande échelle avec des contenus personnalisés à la marque et aux marchés locaux. Egalement, notre philosophie « Luxury with Excellence » ainsi que notre méthodologie de travail sont appliquées dans chaque institut offrant ainsi une cohérence et un management de projet efficace et réactif. Enfin, nos clients savent que nos équipes pédagogiques favorisent l’interactivité et la créativité et que, via nos services de suivi à la formation, nos équipes optimisent les résultats de chaque formation.

Vous parliez de formation d’adaptation à la culture du client, proposez-vous des solutions pour gérer les clients chinois ?
Oui tout à fait, c’est un enjeu quotidien pour les marques de luxe aujourd’hui et nous nous devons d’être capables d’y répondre. Six millions de touristes chinois ont visité la Corée en 2014, ils seront plus de 17,6 millions d’ici 2020. Les touristes chinois sont aussi de plus en plus demandeurs de produits de luxe mais également de qualité de service et d’expérience. Une marque de joaillerie française, voyant l’augmentation de la clientèle chinoise dans ses magasins et en attente d’une véritable expérience client, nous a d’ailleurs récemment demandé de former les vendeurs du marché domestique. Nos offres se composent en deux volets, une première partie est consacrée à la compréhension du client, sa culture, son histoire et ses codes afin de pouvoir mettre en place les techniques de vente adaptées et en adéquation avec leurs demandes. Le deuxième volet couvre la barrière de la langue. En effet, nous avons développé des cours de langue, intensifs ou alternés, reprenant le vocabulaire et les terminologies propres au marché de notre client.

Quels sont les projets à venir pour LBI ?
Nous nous concentrons sur le développement en Chine avec l’ouverture d’une école à Pékin et d’une autre à Chengdu en 2016. Nous restons également ouverts à toute opportunité de développement à l’international et pouvant être stratégique pour nous.
Egalement, nous avons pour ambition de développer de nouveaux systèmes de formations interactives permettant aux participants de découvrir et réagir sur des sujets variés et suscitant leur intérêt. En effet, nous partons du principe que la formation n’est pas une fin en soi mais qu’il faut accompagner les participants avec un suivi leur permettant de parfaire leurs connaissances et expertises apprises au sein de LBI Korea et LBI China.

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Le Gala 2015 « France 2100 », un saut temporel mémorable !

2015 December 9
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by Corée Affaires

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Pour cette nouvelle édition, le Gala de la FKCCI vous a, encore une fois, éblouis de par son atmosphère magique, ses décors futuristes, son spectacle captivant et son menu gastronomique époustouflant.

Réunissant près de 800 convives de marque, la soirée fut l’occasion idéale de fédérer la communauté franco-coréenne autour d’une question qui résonne dans tous nos cœurs : la France 2100, comment imaginer le monde durable de demain ?_JKS3844

Faisant écho à l’actualité avec la COP21 se tenant en ce moment à Paris, le Gala a plongé ses invités dans un univers où progrès technologique et nature coexistent en harmonie. A travers ce saut dans le futur, les convives ont pu, le temps d’une soirée, imaginer notre civilisation où les villes durables sont respectueuses de la nature tout en étant marquées par l’emprunte humaine des technologies.

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Plus immersifs que jamais, les décors, réalisés par l’agence Lecode 000, ont illustré ces idées avec brio et mis le numérique à l’honneur au moyen de savants jeux de lumières et projections vidéo. Entre les monuments historiques de Paris, quatre films marquaient les temps de la soirée et la transition vers un avenir vert et radieux. Le menu, élaboré par Stefan Moerth, Chef au Grand Hyatt, rappelait également les thématiques du développement durable, en proposant par exemple en dessert une éolienne en chocolat blanc !_JKS4392

Evénement incontournable de la soirée : cette année la célèbre chanteuse de jazz Nah Youn Sun nous a interprété ses grands titres, tels que Calypso Blues ou Arirang, avec ses vocalises uniques et émouvantes.

Cette année, les bénéfices de la grande tombola ont été reversés au programme « The Welfare is Sharing Energy Fund », permettant aux plus défavorisés d’avoir accès à l’électricité durable.

lucky drawDe par son grand succès, la tombola a fait aussi le bonheur des invités, avec de prestigieux cadeaux pour les nombreux gagnants !

Vous n’avez pas récupéré votre lot lors de la soirée ?
Retrouvez les numéros gagnants ici, et venez récupérer vos prix munis de votre ticket avant le 31 décembre 2015 dans les bureaux de la FKCCI !

Cette année encore, la FKCCI remercie tous ses partenaires, qui ont permis de faire de ce Gala un voyage inoubliable. Un grand merci au Sponsor Diamond du Gala 2015, Luxury Business Institute (LBI).

Retrouvez les temps forts de la soirée en photo sur le compte flickr de la FKCCI, ici.

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