Indicateurs économiques 2010-2011 de la Corée du Sud
Les exportations coréennes maintiennent leur croissance au premier semestre 2011 sur la lancée de 2010 : tirées par la forte demande de ses principaux clients, elles dépassent leur niveau atteint avant la crise.
Les exportations coréennes ont augmenté de 25% au premier semestre 2011 en glissement annuel, totalisant 275 milliards de dollars en valeur. Les équipements électriques et électroniques sont toujours au premier rang des exportations coréennes et en représentent 20%. Viennent ensuite la construction navale, qui représente 12% des exportations coréennes, l’automobile (11,5% y compris les équipements), les biens d’équipements mécaniques (11%) et les combustibles fossiles (9%). En tendance, les postes qui ont le plus tiré les exportations coréennes au premier semestre sont les combustibles fossiles (+70%), la construction navale (+30%) et l’automobile (+28%). read more…
Retour des Manuscrits Royaux en Corée du Sud
296 manuscrits. Cela faisait plus de 20 ans que la Corée du Sud les attendait. Annoncé lors d’une déclaration inattendue de Nicolas Sarkozy en marge du sommet du G20 de Séoul en novembre dernier, le retour des manuscrits royaux s’est déroulé entre le 14 avril et le 27 mai 2011 suite à un accord inter-gouvernemental entre la France et la Corée le 7 février. Ajouté au manuscrit prêté en 1993, les 297 manuscrits sont en Corée pour une période de 5 ans renouvelable. Une trentaine de pièces est unique, les autres ayant déjà été exposées en Corée sous la forme de copies. read more…
Affiche pour le concert de SM Town à Paris
Le Vieux Continent et le Pays du Matin Frais sont en train de nouer des liens qui vont au-delà des « simples » échanges commerciaux et des relations diplomatiques. La « culture coréenne » y prend une nouvelle dimension. Mais attention, il ne s’agit pas d’écrivains ou de peintres (il y aurait pourtant tellement de choses à dévoiler), mais d’un phénomène musical qui après une première vague sur l’Asie se projette sur l’Occident et plus particulièrement la France : la K-Pop, diminutif de la musique pop coréenne. Un phénomène à la fois surprenant et motivant pour la Corée qui y voit une nouvelle source de globalisation. read more…
La All-New SM7 de Renault Samsung Motors (Corée du Sud)
Après la New SM3 en 2009 puis la New SM5 en 2010, Renault Samsung Motors a dévoilé cet été la New SM7, une nouvelle version de sa plus imposante berline. Retour sur ce nouveau modèle développé au travers de l’expertise de l’alliance Renault-Nissan…
32 mois. C’est le temps qu’il aura fallu au constructeur pour développer ce nouveau modèle, des dessins à la production. Niveau investissements, Renault a misé 400 milliards de wons (environ 207 millions d’euros) en recherches et développements. Audacieuse, généreuse, luxueuse, confortable… les adjectifs ne manquent pas pour décrire la version 2011 de la SM7 au moment de sa sortie, sept ans après le premier modèle du genre. Poussée par un moteur VQ Nissan de troisième génération, la SM7 est disponible dans sa version 2.5 litres V6 à 190 chevaux et 3.5 litres V6 à 258 chevaux. Elle propose un rapport 6 vitesses en boîte automatique avec une fonction en rapports manuels. read more…
Festival « A la rencontre du Pays du Matin Calme »
L’Office de tourisme de la petite ville de Simiane-Collongue, située à une vingtaine de kilomètres au Nord de Marseille, organise du 6 au 10 octobre une série d’expositions, de conférence, d’ateliers culinaires et autres arts coréens sous le thème « A la rencontre du Pays du Matin Calme ».
Du 6 au 10 octobre, Simiane-Collongue (www.simiane-collongue.fr)
Sport Euro 2012 : éliminatoires
Si vous êtes à Paris le 7 ou le 11 octobre prochain, pourquoi ne pas profiter des matchs internationaux qui s’y tiendront. L’équipe nationale de France de football affrontera l’Albanie puis la Bosnie dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2012.
7 octobre et 11 octobre à 21h, Stade de France, Paris (www.stadefrance.com)
Film Festival International du Film de Busan
Chaque année, la ville de Busan devient le temps d’une semaine le coeur du cinéma international en Asie. Cette année, l’institut français y organisera comme à son habitude une soirée française qui proposera en prélude le film de Georges Méliès « Voyage à travers l’Impossible » (1904), projection accompagnée d’une création musicale originale jouée en direct par Daniel Masson, compositeur et spécialiste de musique électronique.
Du 6 au 14 octobre, BIFF 2011, Busan (www.biff.kr)
Exposition « French Art Today: Marcel Duchamp Prize »
Le Musée National d’Art Contemporain dévoile depuis le 25 juillet et jusqu’au 16 octobre une centaine d’oeuvres modernes créés par des lauréats et participants du Prix Marcel Duchamp qui, à cette occasion, fête son 10e anniversaire (voir p.44 Art et Culture).
Du 25 juillet au 16 octobre, Musée National d’Art Contemporain (www.moca.go.kr)
Théâtre « Le Malade Imaginaire »
Dans le cadre d’une tournée exceptionnelle en Asie, la Comédie Française signe son retour en Corée du Sud après 23 ans d’absence avec Le Malade Imaginaire de Molière, pièce en trois actes mise en scène par Claude Stratz en collaboration avec le compositeur Marc-Olivier Dupin.
Du 14 au 16 octobre, La Comédie Française, Théâtre National de Corée (www.ntok.go.kr)
Sélection par la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-coréenne (FKCCI) avec le support du Centre Culturel Coréen et de l’Institut Français
Peu de temps après la publication du numéro 87 de Corée Affaires, la rédaction du magazine a appris la fermeture du restaurant Le 75 suite au départ du Chef-propriétaire Mathieu Molès pour Le Bistro au Novotel Ambassador Gangnam, Séoul.
Classé patrimoine immatériel de l’UNESCO en novembre 2010, le repas gastronomique des Français a-t-il un avenir en Corée ? Bien sûr, la cuisine de l’Hexagone a depuis longtemps été récupérée à toutes les sauces par nombreux restaurants du monde entier mais qu’en est-il de cette pratique sociale qui consiste à passer du bon temps (et sur¬tout beaucoup de temps) autour d’une table pour célébrer les moments importants de la vie ou juste refaire le monde ? Si vous pensez que ce rituel n’a pas sa place dans l’agitation de Séoul, détrompez-vous! La preuve par… Le 75.
Tout d’abord, pourquoi Le 75 (prononcer ‘soixante-quinze’, et non pas ‘seventy-five’, ‘tchil-sib-o’ ou encore ‘septante-cinq’) ? Tout simplement parce qu’en France, le nombre 75 correspond au code départemental de ville de Paris. Dans cet esprit, Le 75 ne pouvait pas trouver de meilleur emplacement que le quartier universitaire de Hongdae dont l’atmosphère bohème n’est pas sans rappeler certains hauts lieux parisiens. read more…
Le programme “Le Doc du Dimanche” de la chaîne France 5 a mené l’enquête afin de comprendre l’envers du décor de la vente de lunettes sur Internet en rencontrant les dirigeants du premier opticien en ligne Français, Direct Optic. Pourquoi ça marche ? Comment cela fonctionne ? Qui est derrière ce nouveau système de ventes online ?
Après une présentation du site Internet et du procédé d’achat, les journalistes de France 5 sont allés au siège de Direct Optic à Nantes à la rencontre d’Emmanuel Greau (28), ingénieur et co-fondateur de cette PME. Ils sont ensuite partis pour la Corée du Sud où ils ont pu rencontrer Karim Khouider, co-fondateur et CEO de la branche coréenne de Direct Optic dénommée GK Optical (Membre de la FKCCI). L’occasion de remonter la filière et découvrir les partenaires stratégiques du groupe.
Plus d’information dans la vidéo suivante :
Par Clément Charles
“French Art Today: Marcel Duchamp Prize”, voici le nom de l’exposition invitée par le Musée National d’Art Contemporain, aussi connu sous le nom de MOCA. Jusqu’au 16 octobre, une centaine d’œuvres créées par 16 artistes français, tous sélectionnés ou lauréat du Prix Marcel Duchamp, sont exposés au rez-de-chaussée du Musée.
Cette exposition fait partie d’une série d’expositions spéciales destinées à promouvoir les tendances internationales de l’art auprès du public coréen et suit de quelques semaines une exposition de la collection du Whitney Museum of American Art et une exposition-échange de l’art moderne australien.
Afin de mettre en valeur chacun des 16 artistes, le Musée National d’Art Contemporain a arrangé les œuvres de manière monographique pour insister et mettre en valeur chaque individualité. Sont exposés des tableaux, des sculptures, des installations, des photos, des vidéos ou encore des gravures.
Et pour boucler la boucle, le Prix Marcel Duchamp fête son dixième anniversaire dans le cadre de cette exposition exceptionnelle. Créé en 2000 et remis lors du FIAC (foire internationale de l’art contemporain), ce prix récompense un jeune artiste résidant en France et travaillant dans le domaine des arts plastiques et visuels : une dotation de 35 000 euros et la prise en charge des frais de production (à hauteur de 30 000 euros) d’une œuvre exposée au Centre Georges Pompidou pendant deux mois.
Pour le MOCA, exposent Xavier Veilhan, nominé en 2000, Valérie Jouve, nominée en 2002, Claude Lévêque, nominé, et Mathieu Mercier, lauréat en 2003, Valérie Belin et Philippe Ramette nominés en 2004, Kader Attia, nominé en 2005, Pierre Ardouvin, nominé en 2007, Didier Marcel et Michel Blazy nominés, et Laurent Grasso, lauréat en 2008, Nicolas Moulin, nominé, et Saâdane Afif, lauréat en 2009, et Camille Henrot et Céleste Boursier-Mougeno, nominées, et Cyprien Gaillard, lauréat en 2010.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.moca.go.kr/eng ou appelez le +82 2 2188 6114.
Contact média : Soleh Choe
La Corée du Sud est l’un des pays asiatiques où l’industrie du luxe est la plus dynamique. Les Coréennes, connues pour être ultra-sophistiquées (luxe, chirurgie esthétique, soins, etc.), tout comme leurs voisines du Japon, de Chine et de Taïwan, sont également envieuses.
Elles n’achètent pas forcément pour se faire plaisir, mais souvent pour avoir le même produit que leurs amies et montrer qu’elles ont atteint un certain niveau social. Elles n’hésiteront d’ailleurs pas à surenchérir et, comme dans une salle des ventes, entrer dans une “compétition” avec leur relation. Un système qui permet de jauger la puissance financière de ses relations.
Mais une nouvelle tendance émerge sur le marché du luxe en Corée du Sud. Plus qu’une tendance, un marché dans le marché : la vente de sacs en papier de seconde-main frappés des logos Cartier, Chanel, Dior, Fendi, Hermès, Louis Vuitton, Prada, et consorts. Pourquoi de seconde-main ? Tout simplement parce que la plupart des marques de luxe ne vendent pas ces sacs à l’unité dans leurs boutiques.
Il n’est aujourd’hui pas rare de voir des sacs en papier de grandes marques partir pour 5-10 euros (10 à 15,000 wons). Les blogs et cafés spécialisés dans les produits d’occasion s’en frottent les mains ! (voir le café Joonggonara)
L
e blog coréen du Wall Street Journal dévoile au travers d’une interview les raisons d’un tel achat : “au-delà du logo, le papier du sac est plus épais qu’un sac normal et donc plus solide“.
Reste à savoir si les marques de luxe seront prêtes à entrer sur ce marché et sortir, sous forme de campagnes marketing, des sacs en papier inédits et tirés en faible quantité afin de faire monter les enchères…
Mais sur ce marché aussi il faudra faire face à de la contrefaçon ! Des petites échoppes du quartier de Dongdaemun à Séoul se sont spécialisées dans la fabrication de sacs de ce type revendus pour quelques milliers de wons.
Par Clément Charles
Par Benoit Gauthier, Conseiller économique, Ambassade de France en Corée
S’il n’est que le 4e client de la Corée avec 6% des exportations coréennes,
le Japon est le deuxième fournisseur de la Corée.
Il est encore difficile d’évaluer l’impact macroéconomique de la crise pour la Corée tant les deux économies sont imbriquées et leurs relations porteuses à la fois d’effets ambivalents pour l’une comme pour l’autre. On a vu apparaître des goulets d’étranglement dans des secteurs de pointe (électronique, automobile, chantiers navals, équipements industriels) au lendemain de la crise, en raison de la forte dépendance de l’industrie coréen de ses approvisionnements en provenance du Japon. Cependant, alors que le Japon a renoué avec la récession au premier trimestre (-0,9%), en raison des conséquences de la catastrophe naturelle, la Corée enregistrait une croissance de 1,4%, témoignant d’une connexion avec la conjoncture japonaise moins directe qu’attendue.
Au même titre que le Kospi,
la devise coréenne n’a pas réellement
été impactée par la catastrophe japonaise.
A moyen terme, la Corée paraît objectivement bien armée pour profiter de l’affaiblissement possible de la présence japonaise dans les pays émergents notamment, dans les domaines de spécialité de ses entreprises à l’export.


