La Corée, numéro un mondial de l’économie maritime ?

2014 February 7
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by Corée Affaires

Même si les constructeurs coréens sont en perte de vitesse depuis quelques années, notamment à cause du ralentissement de l’économie européenne et de la forte concurrence chinoise, c’est en adaptant leur production aux besoins industriels et en exportant leur savoir-faire que l’économie maritime coréenne s’assurera un avenir pérenne.

Par Mathieu PERISSUTTI

Port de BusanHistoriquement concentrée en Europe occidentale jusqu’aux années 1960, l’économie maritime mondiale s’est depuis équilibrée avec l’apparition d’un nouveau « Pôle Asie », sur lequel les deux puissances régionales que sont la Chine et la Corée du Sud dominent le marché dit « Sud-Sud », et ce, tant sur le secteur du transport que sur celui de la construction navale. (NB. Nous par­lons ici de construction de navires mar­chands et industriels, ne prenant pas en compte les Etats-Unis et leur incroyable armada de navires de défense.)

Totalement dépendante de la mer pour sa relation au monde, la Corée choisit de dynamiser sa production navale dans les années 90, pour devenir dix ans plus tard, et au dépend du Japon voisin, le numéro un mondial du mar­ché. Bien qu’en termes de livraisons de navires la Chine lui ait ravi cette place de leader en 2010, le poids financier des commandes enregistrées ces deux dernières années ne laisse aucun doute quant à la domination coréenne : 51 Mil­liards USD contre 42 Milliards USD pour l’Empire du Milieu. Regroupant sept des dix plus gros chantiers de la planète, la Corée possède avant tout un meilleur positionnement sur certains types de navires, permettant à certaines com­pagnies de tirer leur épingle du jeu. En effet, les chantiers de la Péninsule regroupent à eux seuls près des trois-quarts de la construction mondiale de porte-conteneurs et les deux-tiers de celle des plateformes d’extraction pétrolifère ou gazière, dont d’énormes chantiers tel celui du Prélude, unité flottante de liquéfaction de gaz (FLNG) de plus de 488 mètres de long, construit par Samsung Heavy Industries en partenariat avec l’entreprise fran­çaise Technip. Et c’est justement cette branche d’activité de construction offs­hore qui permet aux compagnies de ré­tablir la balance durant les périodes de crise économique ; car si nous voyons apparaître depuis 2010 d’énormes porte-conteneurs tels le Jules Verne ou le Marco Polo de la compagnie CMA-CGM, il faut comprendre que ces géants ont été pensés et commandés plus de 5 ans auparavant, à une époque où l’éco­nomie des transports connaissait un regain d’activité. « Mais la construction de ces super porte-conteneurs, jume­lée au ralentissement de la conjoncture économique en Europe et en Amérique aura entrainé un surplus de capacité chez les transporteurs, et une baisse systématique des commandes de na­vires marchands », rappelle Thibault JANSSENS, Managing Director chez SDV Korea.

L’industrie navale coréenne doit donc faire face au marasme international généralisé depuis quelques années, et à ce jeu-là, certains s’en sortent mieux que d’autres. Si la dernière commande d’United Arab Shipping passée Hyundai Heavy Industries (HHI), et destinée à la fabrication de dix porte-conteneurs pour une valeur totale de 1,4 Milliard USD lui conforte sa place de numéro un mondial, la santé de ses concurrents elle, reste mitigée. La récente annonce de la Korea Development Bank de vendre ses 31 % de parts de marché qu’elle détient chez Daewooo Shipbuil­ding & Marine Engineering va dans ce sens ; le marché de la construction na­vale en Corée s’essouffle.

Puisque les carnets de commandes bien remplis ne suffisent plus à garan­tir la bonne santé des chantiers sud-coréens, il leur a fallu se diversifier et chercher ailleurs de nouveaux relais de croissance. Les grandes compa­gnies coréennes n’ont donc pas hé­sité à délocaliser leurs chantiers en Chine (Daewoo, Samsung), au Vietnam (Hyundai), aux Philippines (Hanjin) ou en Roumanie (Daewoo), là où les coûts de revient et de main d’oeuvre sont in­discutablement plus avantageux. Les nouvelles politiques salariales vou­lues par l’administration PARK et les récentes lois adoptées au Parlement ne devraient d’ailleurs pas améliorer la compétitivité des chantiers navals coréens poussés à de sérieuses res­tructurations logistiques et salariales pour maintenir leur rang de numéro un mondial.

Extrait du dossier spécial “La Corée : hub des transports en Asie” du Corée Affaires n.94

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L’aéronautique coréenne et EADS : une histoire de partenariats

2014 January 27
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by Corée Affaires

C’est en 1974 que Korean Airlines achetait son pre­mier Airbus. Le constructeur européen était loin de s’imaginer que, 40 ans plus tard, une partie de ses avions serait construite dans la Péninsule.

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L’A320 neo d’Airbus équipé de Sharklets

Les derniers contrats signés entre l’avionneur européen et les deux géants coréens Asiana et Korean Airlines confortent la tendance mondiale et la bonne santé d’Airbus, qui a déjà dépassé son objectif de vente mondiale sur les neuf pre­miers mois de l’année 2013. « Outre les commandes croissantes de l’A350 et de l’A380, les Single Aisles* sont les produits que nous commercialisons le mieux (famille A 320 – A 330). Ce type d’appareils répond pleinement aux attentes des compagnies aériennes en termes de capacité et de portée de vols. Notons que, de cette famille d’avion, l’A-320 Néo équipé de « Sharklet **» reste le produit phare chez Airbus, car il per­met de réduire la consommation en vol de 10 à 15 %, » selon l’équipe EADS Korea. Ainsi bon nombre de pièces ou de produits Airbus sont produits en Corée et en partenariat avec des entreprises nationales, à l’instar des Sharklets ou des portes cargos des avions A350 construites à Changwon dans les usines de Korean Air Aerospace. A Sacheon, Eurocopter et Korea Aerospace Industries (KAI) travaillent ensemble dans le cadre du programme Surion (ou KUH, i.e. Korean Utility Helicopter), le premier hélicoptère militaire de transport coréen. Il s’agit d’assistance technique et d’aide à l’exportation. La présence d’avions et d’hélicoptères civils et militaires en Corée, ainsi que leur construction partielle ou totale sur le sol coréen, témoignent de la bonne implantation du constructeur européen EADS dans la Péninsule.

* Avion à couloir unique. ** Pointes des ailes.

Extrait du dossier spécial “La Corée : hub des transports en Asie” du Corée Affaires n.94

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Incheon International Airport, ou le benchmark international à la coréenne

2014 January 16
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by Corée Affaires

Créée depuis 12 ans seulement, l’IIAC fait déjà preuve d’une solide réputation internationale. Désigné meilleur aéroport au monde depuis 8 ans par l’ « Airports Council International » (ACI), l’IIAC a su partiellement exporter son savoir-faire en termes de développement et de consulting, notamment en Russie, aux Philippines, au Népal, au Cambodge ou en Indonésie. Et le modèle coréen continue de plaire puisque l’ IIAC vient de remporter un contrat de plus d’ un Milliard de dollars pour la construction de l’aéroport, des terminaux et du système d’exploitation, du nouvel aéroport international d’Hanthawaddy à Yangon, l’ancienne capitale du Myanmar (Birmanie), avec à la clef un contrat d’exploitation d’une durée de 50 ans.

Par Mathieu PERISSUTTI

Incheon International Airport  Crédits : Ministry of Land, Infrastructure and Transport

Incheon International Airport
Crédits : Ministry of Land, Infrastructure and Transport

Korea Airports Corp (KAC) et Incheon International Airport Company (IIAC), sont les deux compagnies qui, sous tutelle du Ministère des transports et des infrastructures coréen (MOLIT), gèrent l’exploitation des aéroports du Pays du Matin Calme. Alors que la plus ancienne des deux organisations, la KAC, gère une quinzaine d’aéroports du pays, civils et militaires, nationaux et internationaux incluant ceux de Gimpo, Busan ou Jeju, l’IIAC elle, gère exclusivement l’Aéroport International d’Incheon, et se pose en modèle international pour la qualité et l’efficacité de ses services.
L’aéroport d’Incheon concentre à lui seul la majorité du trafic passager international de la Corée avec près de 40 millions de voyageurs enregistrés en 2012, desquels les deux grands transporteurs coréens, Asiana et Korean Airlines, s’octroient près de 60 %. Cette augmentation de trafic, de plus de 11% par rapport à 2011, s’explique de plusieurs façons. Tout d’abord par le boom du tourisme étranger sur la Péninsule qui a franchi la barre des 12 Millions de visiteurs en 2012, chinois et japonais en tête de liste qui représentent près du tiers des voyageurs ayant atterris ou décollé d’Incheon. Autre facteur marquant : l’augmentation récente du nombre de passagers à destination du Japon ou de l’Océanie ayant choisi de faire escale à Séoul au dépend d’autres villes telles Taipei, Singapour ou Hong-Kong. Les voyageurs sont en effet particulièrement attirés par la qualité des services proposés par les compagnies aériennes coréennes et par la quantité de correspondances proposées par l’aéroport d’Incheon. Cet attrait récent pour la Corée ne réside pas uniquement dans les visites touristiques ou dans le transit, comme nous l’explique Gilles ROCHE, General Manager à Air France-KLM : 70 % de la croissance de la demande aérienne est générée par le PIB des pays, seuls 30 % sont dus au marketing, aux offres exceptionnelles ou au événements internationaux (compétitions sportives, sommets politiques ou économiques…).» La zone « Asie du nord-est » enregistrant depuis plusieurs années une forte croissance, la fréquentation actuelle de l’aéroport d’Incheon est donc totalement en ac­cord avec les statistiques mondiales. Ainsi, si les prévisions de l’IATA s’avé­raient exactes, il y aura plus de huit-cent mille passagers supplémentaires dans le monde d’ici 2016, dont la moitié devrait transiter par une grande métro­pole asiatique telle Shanghai, Pékin ou Séoul.

Un autre phénomène récent dynamise fortement le trafic sur l’espace aérien coréen : les vols
« low-cost ». Complè­tement ignorées par les compagnies aériennes de la Péninsule il y a encore quelques années, cette offre nouvelle est aujourd’hui en plein essor.
Connues de tous en Europe, les com­pagnies « low-cost » telles Easy-jet ou Ryanair, seraient plus de soixante à sillonner le ciel européen chaque jour. Reliant les différentes capitales ou villes secondaires entres elles, ces compagnies se différencient des autres dites « legacy carrier », par des vols courts (quatre-vingt-dix minutes en moyenne), par une qualité de services réduite au minimum et par une délo­calisation des aéroports. Si ce mode de transport à bas prix existe en Europe depuis plus d’une vingtaine d’années, la Corée a longtemps boudé ce secteur du marché qu’elle jugeait trop risqué et peu rentable.

Les compagnies aériennes coréennes « low-cost » se sont toutes établies entre 2008 et 2009 et sont aujourd’hui au nombre de 5 : Air Busan, Eastar, Jeju Air, Jin air et T’ Way Airlines. Bien qu’ils aient tardé à investir ce segment d’ac­tivité, ces transporteurs révolutionnent depuis deux ans le marché du transport aérien tel que nous le connaissions, proposant des vols « à bas prix » et sur les long-courriers intercontinentaux de plus de 6 heures, ralliant ainsi les quatre coins de l’Asie et du Moyen- Orient.
Les chiffres témoignent de ce nouvel élan et du succès rencontré par ces acteurs : le nombre de passagers ayant emprunté un vol « low-cost » en 2012 atteint 4.5 millions en Corée, soit une augmentation de près de 70 % par rap­port à 2011, représentant 11 % du trafic global.

Extrait du dossier spécial “La Corée : hub des transports en Asie” du Corée Affaires n.94

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2013 : Une année active pour la FKCCI !

2013 December 30
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by Corée Affaires

Avec plus de 300 000 visiteurs sur notre site et nos blogs, 4 accords stratégiques de coopération, 4000 invités à plus de 50 événements et plus de 280 services commerciaux réalisés, 2013 aura été l’année de tous les records pour la FKCCI !

De bon présage pour 2014…

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Ma Cantine : Un petit goût de France en plein Séoul…

2013 December 20
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by Corée Affaires

Perdu au milieu des ruelles situées entre le Palais présidentiel de Cheongwadae et le palais de Gyeongbok, le restaurant Ma Cantine est abrité dans un hannok, maison traditionnelle coréenne. Havre de paix mêlant les saveurs orientale et occidentale, Ma Cantine propose un menu typiquement français inspiré des bistrots parisiens. La Chef Sumi KIM, qui dirige depuis 10 ans le restaurant de cuisine tradition­nelle française « A table », a ouvert son second établissement afin de permettre aux clients de déguster sa cuisine dans une ambiance plus conviviale. Après avoir changé plusieurs fois de nom, « A midi » puis « A table bis » est devenu Ma Cantine en 2005. Ce restaurant très intimiste accueille seulement 8 convives et propose une carte à des prix très abordables. Corée Affaires a rencontré Sumi Kim et Chef de Ma Cantine Sungsu Kim, qui nous en disent un peu plus sur leur histoire. 

ma cantine

Pourquoi, avez-vous choisi d’étudier la cuisine française ? N’avez-vous jamais ren­contré de difficultés en tant que femme dans ce corps de métier très masculin ?

(Sumi KIM) Enfant déjà j’aimais cuisiner, j’ai donc naturellement choisi de me spécialiser en technologie alimentaire à l’Université. J’ai décidé d’aller étudier en France, car je crois que la cuisine française est la base de la cuisine occiden­tale. Je reste également persuadée que pour être capable de composer un menu étranger, il faut tout d’abord comprendre la langue et la culture locale, c’est pourquoi j’ai passé huit ans en France à étudier puis à travailler. Cela peut paraitre court pour prétendre connaitre un pays, mais ces huit années passées en France m’auront permis de rencontrer les français, d’appréhender leur culture et leurs traditions, et de mieux comprendre leurs recettes et leur cuisine en général. Je n’ai jamais réellement rencontré de difficultés en tant que Chef, et au contraire je pense qu’être une femme est un avantage dans ce métier. Dans mes restaurants je m’occupe de tout. Je cuisine bien-sûr, mais je passe éga­lement beaucoup de temps à définir le décor intérieur, le choix des fleurs, des assiettes et des couverts, et à former mes employés. Tout ce travail nécessite très souvent de la finesse et de la délicatesse féminine.

D’où viennent les noms de vos restaurants “A Table” et “Ma Cantine”? cantine

(Sumi KIM) C’est moi qui ai choisi ces noms. J’ai ouvert le restaurant « A Table » en 2003 car à cette époque-là il y avait peu de restaurant français à Séoul, et ils étaient tous très chers. C’est pourquoi, j’ai voulu ouvrir un restaurant qui offrait aux clients une belle carte aux prix abordables dans un cadre confortable et familial. Un peu comme quand une mère de famille prépare des repas copieux et équilibrés pour ses enfants et qu’elle dit « A table! » lorsque tout est prêt. De plus, vous n’avez pas besoin d’être francophone pour compendre le mot « table ». Ce mot existe aussi en anglais et il est compris par tous. Le nom « Ma Cantine » permet à chacun de s’approprier le restaurant, faisant référence à « mon restaurant préféré ». A la différence d’ « A Table », « Ma Cantine » propose des menus orientés sur la cuisine bistrot. C’est donc un restau­rant intime, chaleureux, où l’on a ses habitudes et où l’on se sent chez soi.

Que trouve-t-on sur votre carte ?

(Sungsu KIM) Nous proposons une véritable Bouillabaisse. C’est notre spécialité et j’en suis très fière. Bien que l’on puisse trouver dans plusieurs restaurants de Corée des menus dit « français » qui offrent cette spécialité marseillaise à base des fruits de mer, elles sont très souvent « coréanisées. » Faire une bonne Bouillabaisse traditionnelle n’est pas chose simple et cela requiert de respecter la recette authentique. Avec l’expérience et les excellents fruits de mer de la Péninsule, nous avons su l’adapter aux palais coréens, qui représentent près de 60 % de notre clientèle. Notre daube provençale et notre pavé de bœuf sont également très appréciés de nos clients. Nous avons aussi une très belle carte de desserts, avec notamment un gâteau au chocolat au goût authentique, que je prépare sans utiliser de farine.

D’où puisez-vous votre inspiration pour créer vos menus ? Des nouveautés sont-elles en pré­paration ?

(Sungsu KIM) Pour les nouveaux menus, nous tra­vaillons toujours à deux avec ma femme. Même si nous varions régulièrement notre choix de légumes en fonction des saisons, notre carte actuelle est très appréciée par nos clients, et nous n’y apporterons pas de changements majeurs dans l’immédiat. Avec toute notre équipe, nous voyageons en France tous les deux ans afin de retrouver le vrai goût du terroir français. C’est durant ces voyages que nous nous ressourçons et que nous vient notre inspiration. A chaque voyage nous cherchons à comprendre les tendances actuelles sur les menus et dans les restaurants français, et quand nous revenons à Séoul nous sommes heureux de pou­voir proposer de nouvelles saveurs à nos clients.

Ouvert du lundi au samedi de 12h à 15h ; de 18h à 22h30. Fermeture le dimanche.

Adresse : 104-9, Palpan-dong, Jongno-gu, Seoul. Métro Anguk, ligne 3

Tel : +82 (0)2-736-1047

Menu fixe : 35 000 KRW Lunch course : 30 000~50 000 KRW

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Interview de la Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Mme. Hélène CONWAY-MOURET

2013 December 20
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by Corée Affaires

Membre de la délégation du Premier Ministre français Jean-Marc AYRAULT lors de sa visite en Corée, le 25 juillet 2013, la Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Madame Hélène CONWAY-MOURET (HCM) a reçu Corée Affaires pour un entretien en présence de M. Jérôme PASQUIER (JP), Ambassadeur de France en République de Corée. Quelques semaines seulement après l’adoption au Parlement de la nouvelle loi sur les « Instances représentatives des Français établis hors de France » et l’instauration de nouveaux Conseillers consulaires, la Ministre revient pour Corée Affaires sur les objectifs de sa visite en Corée et plus généralement sur le rôle de son ministère au service des Français de l’étranger.

JP & HCM

Entretien croisé entre S.E.M. Jérôme Pasquier et Mme. Hélène Conway-Mouret

Propos recueillis par Mathieu PERISSUTTI

Le Ministère des Français de l’étranger a été créé en 2012. Pourquoi a-t-on créé ce nouveau Ministère et quelles sont ses attributions ?

(HCM) Le titre de Ministre délégué chargé des Français de l’étranger ne date que de 2012 en effet, mais il y a eu avant cela deux secrétaires d’Etat, Monsieur David DOUILLET et Monsieur Edouard COURTIAL. Bien qu’ils n’aient pas eu d’attributions spécifiques, le gouvernement précédent avait pressenti la nécessité d’une représentation de la diaspora française au niveau ministériel.

Alors que nous en comptions moins de 500 000 en 1981, le nombre des Français enregistrés et résidant à l’étranger s’élève aujourd’hui à quelque 1,6 million. Nous estimons en réalité que nos compatriotes sont autour de 2,5 millions à être établis hors de l’Hexagone, en incluant les stagiaires, les étudiants et les expatriés de longues dates, très souvent absents des listes consulaires.

Le  Ministère dont j’ai la charge traite toutes les affaires concernant les Français de l’étranger, notamment les questions relatives à leur représentation, à leur administration, à leur sécurité et à leur protection sociale. Nous sommes également en charge, par délégation du Ministre des Affaires étrangères, des questions relatives à la scolarisation des Français établis hors de France.

Le projet de loi sur les « Instances représentatives des Français établis hors de France » et l’instauration de nouveaux Conseillers consulaires que vous avez porté au Parlement a été adopté en juin dernier. Qu’apporteront concrètement ces nouveaux Conseillers consulaires français ?

(HCM) Nos concitoyens expatriés exercent aujourd’hui leur lien avec la nation par le biais d’une  représentation parlementaire complète, à la fois à l’Assemblée nationale et au Sénat. Cependant, les Députés des Français de l’étranger couvrent généralement de vastes circonscriptions comme c’est le cas en Asie-Océanie : la 11ème circonscription compte 125 000 ressortissants français répartis dans 50 pays allant de l’Ukraine aux îles Samoa. Les Sénateurs, quant à eux, n’ont pas de circonscriptions précises et représentent globalement nos expatriés au niveau mondial. Il manquait donc une représentation locale, et cette nouvelle loi permettra une représentation de proximité pour nos concitoyens.

C’est là un des vœux du Président François Hollande que nous avons mis en place :  ces Conseillers consulaires pourront agir plus efficacement en matière d’aides sociales ou pour l’attribution de bourses scolaires par exemple ; Ils pourront par ailleurs se saisir de toute question liée à l’enseignement, à la formation professionnelle et à l’apprentissage ou encore à la sécurité de nos concitoyens établis à l’étranger. Ils élargiront le collège électoral appelé à élire les 12 sénateurs des Français de l’étranger.

La Ministre Fleur PELLERIN nous commentait au mois de mars dernier la volonté du Président HOLLANDE de consulter les entrepreneurs français de l’étranger afin de mieux appréhender les réalités économiques et les opportunités de développement des pays dans lesquels ils sont implantés ? Votre visite en Corée va-t-elle dans ce sens ?

(HCM) Oui, il est devenu important que le gouvernement prenne en compte les avis et opinions des entrepreneurs expatriés. C’est d’ailleurs avec cette volonté de décentralisation que nous avons créé les « Conseils économiques de l’étranger », un relais jusqu’alors manquant et qui sera à même de faire remonter à Paris des informations utiles quant à la santé du rayonnement français et de l’économie sur place. Je souhaite d’ailleurs sur ce sujet que nous nous ouvrions davantage et que nous nous tournions vers de nouveaux profils. Il faut faire une place aux jeunes et notamment aux V.I.E au sein de ces Conseils car ils ont une expérience du terrain unique, qu’il faut valoriser au même titre que d’autres expatriés.

vie

Hélène Conway-Mouret à la rencontre des étudiants et des VIE en poste à Séoul

Je retiens d’ailleurs l’excellente initiative de la FKCCI d’avoir organisé le Career Forum au mois de mai dernier, afin de donner l’opportunité aux étudiants en échange ou inscrits en filières à vocations internationales de rencontrer le monde de l’entreprise et de trouver des débouchés professionnels. Fort du succès de cette première expérience, il serait bon à l’ensemble des acteurs économiques œuvrant pour le développement de notre présence en Corée.

Vous-même avez longtemps été expatriée, quel regard portez-vous sur les Français de l’étranger, souvent considérés comme des exilés par les français de métropole ?

(HCM) Un Français qui part, ce n’est ni une fuite de cerveau ni un exilé fiscal ! Il est temps que nos concitoyens le comprennent, et il faut pour cela un véritable changement culturel en France. Nos expatriés sont des relais, des petits bouts de France au service de la nation mais établis hors des limites hexagonales. Contrairement aux idées reçues, quitter la France est souvent un choix difficile et courageux. De plus, et contrairement à beaucoup d’entreprises françaises qui manquent d’agressivité dans leurs démarches commerciales, nos entrepreneurs expatriés sont  très ambitieux et doivent faire preuve de remarquables capacités d’adaptation et d’ouverture s’ils veulent être compétitifs sur les nouveaux marchés, et ils participent à ce titre pleinement au rayonnement de la France. HCW CA

(JP) : Pourquoi choisit-on un produit français plutôt qu’un autre ? Parce que le savoir-faire français est associé à une image de qualité. Notre patrimoine est connu et reconnu de tous, sauf  peut-être des Français de France qui n’y croient pas toujours assez et qui ne voient pas bien ce formidable potentiel national que nous possédons. Il faut dire ce qui est : la France est un pays innovant et créatif. Soyons fiers de nos compétences technologiques et industrielles qui sont reconnues à l’international, et soyons fiers de nos entrepreneurs expatriés qui font preuve d’initiatives et d’ambition.

 Les Visas vacances-travail sont énormément appréciés chez les moins de 30 ans qui recherchent une première expérience à l’étranger. Cependant un grand nombre de leurs détenteurs ont rencontré des difficultés à trouver un emploi une fois arrivé dans le pays, et ce par faute de posséder un visa dit : « de travail ».

(HCM) Rappelons ici que le Visa vacances-travail a été conçu à l’origine pour permettre aux étudiants en échange de décrocher un travail à temps partiel afin de pouvoir financer leurs études, et non pour de jeunes entrepreneurs désireux de s’installer à moyen ou long termes. Certes le système n’est pas au point, mais c’est un début. Il est vrai également que les lois passées sous l’ancien gouvernement, et bien qu’elles aient été abrogées immédiatement après l’arrivée au pouvoir du Président HOLLANDE (circulaire GUEANT, NDLR) ont créé l’image d’une France « fermée ». Cela ne motive pas les administrations étrangères à un effort de réciprocité.

(JP) Il y a en effet quelques problèmes aujourd’hui quant à l’application de ces visas. La législation et les lois coréennes sont très strictes, et les différences de conception et d’interprétation des textes entre nos deux pays sont très grandes. Cela dit, les deux parties sont décidées à mettre les choses à plat et à trouver des solutions. Nous recensons actuellement au Consulat les difficultés rencontrées par nos jeunes ressortissants afin d’établir très prochainement, et comme le souhaite le Premier Ministre, un accord de réciprocité entre nos deux pays qui démontrera qu’il n’y aucun risque migratoire, et qui facilitera ainsi les échanges et la mobilité entre la France et la Corée.

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Le Guide des Restaurants Français en Corée et le Guide des Vins français à Séoul… Edition 2014 !

2013 December 13
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by Corée Affaires

combo cover 2014

Avec la nouvelle année du cheval qui approche, profitez de la promotion et offrez un morceau de France à vos amis coréens ! Après le succès des premières éditions du Guide des Restaurants Français en Corée du Sud, nous sommes heureux de vous présenter l’édition 2014 qui vous présentera plus de 70 restaurants français de la péninsule ainsi qu’une sélection des meilleures boulangeries françaises de la capitale. Notre nouveau guide des Vins Français à Séoul 2014 propose près de 80 vins français et vous propose des mariages mets/vin adéquats ! Commandez dès maintenant ces 2 guides au prix de 50.000 KRW, ou profitez de l’opportunité de les personnaliser aux couleurs de votre entreprise pour en faire un cadeau corporatif de qualité ! Ecrivez-nous : fkccimarketing@gmail.com.

Quels vins choisir avec le magret de canard, le bœuf bourguignon, le bulgogi, ou le bibimpap. Où trouver les plus belles caves, les meilleurs bars à vins, les restaurants les plus fournis ???

Réalisé en collaboration avec des sommeliers professionnels, notre nouveau guide vous donnera toutes les réponses, alors n’hésitez pas à vous l’offrir avant de l’offrir !  Pour toutes informations merci de nous contacter à fkccimarketing@gmail.com.

Bon appétit et bonne dégustation, avec modération bien sûr!

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7 décembre 1936, Jean Mermoz, ce chevalier du ciel

2013 December 7
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by Corée Affaires

Le grand Gala annuel de la FKCCI aura lieu samedi 7 décembre, sur le thème du glamour, du chic et de “L’Art du Voyage” mais aussi sur l’aventure de l’Aéropostale de l’entre deux-guerres. Ironie de l’histoire, le  7 décembre est aussi la date anniversaire de la mort de l’un des plus grands pilotes de cette compagnie Jean MERMOZ. Corée Affaires vous propose de retracer l’histoire de cette légende de l’aviation française .

Jean MERMOZ

Joseph KESSEL  avait cette phrase en parlant de Jean MERMOZ : « La route céleste l’attirait comme un aimant ».Ce passionné d’aviation fut l’un des plus grands pilotes de l’Aéropostale,un homme au parcours exceptionnel, baroudeur, écrivain, il signa les plus belles pages de l’histoire de la compagnie Latécoère.

Né le 9 décembre 1901, Jean MERMOZ apprit à devenir pilote, comme il était d’usage à l’époque à l’armée, dans la 7e escadrille du 11e régiment de bombardement de Metz-Frescaty. C’est en 1924 que sa carrière commença à décoller grâce à une proposition de contrat des Lignes aériennes Latécoère, dirigées par Didier DAURAT. Passant de mécanicien à pilote, il assure les liaisons entre Barcelone – Malaga puis Casablanca-Dakar. Les 10 et 11 octobre 1927, MERMOZ et NEGRIN réussissent un vol sans escale de Toulouse à Saint-Louis du Sénégal à bord d’un Laté 26. En 1927, Latécoère devenu l’Aéropostale envoie MERMOZ à Rio de Janeiro afin de développer de nouvelles liaisons en Amérique du Sud. Le 15 juillet 1929, il ouvre la ligne des Andes avec Henri GUILLAUMET. Il faudra attendre un an plus tard pour que la première liaison entièrement aérienne entre la France, Dakar et l’Amérique du Sud soit établie grâce à la participation du radiotélégraphiste Léopold Gimié et du navigateur Jean DABRY.

Les 12 et 13 mai 1930, il relie d’une traite Saint-Louis (Sénégal) à Natal (Brésil) au terme d’un vol de 21 heures et 10 minutes sur un hydravion. MERMOZ prouve ainsi que le courrier peut être transporté d’un continent à l’autre avec le même appareil. Auparavant il fallait en utiliser plusieurs. Entre 1930 et 1936, MERMOZ aura effectué vingt-quatre traversées de l’Atlantique Sud. Fait commandeur de la Légion d’honneur le 4 août 1934, il disparaît le 7 décembre 1936, à bord de l’avion Croix du Sud, un Latécoère 300. MERMOZ ”surnommé l’Archange” s’écrase en mer avec son équipage. Le dernier message que nous avons d’eux était ”Avons coupé moteur arrière droit…”

Ainsi une légende de l’aviation, s’en alla et laissa un souvenir impérissable de ses voyages. En Argentine, le lycée français porte son nom et son architecture évoque celui d’un avion, A Santiago du Chili, l’une des principales artères de la ville se baptisa du même nom. Au Sénégal à Dakar, un quartier situé sur l’ancienne base aérienne française porte également son nom.

7 décembre 1936, 7 décembre 2013, Il y a 77 ans jour pour jour disparaissait Jean MERMOZ.

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Le Gala de la FKCCI ”l’Art du Voyage”, clin d’œil à l’épopée de l’Aéropostale

2013 December 6
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by Corée Affaires

Le grand Gala annuel de la FKCCI aura lieu samedi 7 décembre, sur le thème du glamour, du chic et de “L’Art du Voyage” mais aussi sur l’aventure de l’Aéropostale de l’entre deux-guerres. Pour mieux comprendre cette glorieuse époque où des casse-cous survolaient les airs, Laurent Albaret s’est confié au Corée Affaires et nous explique pourquoi  l’Aéropostale fut si importante pour l’aviation commerciale française.

Propos recueillis par Philippe PRIEUR

Laurent ALBARET, historien spécialiste de la ThailandeHistorien médiéviste de formation, enseignant dans le secondaire puis à l’université d’Artois, Laurent Albaret est un collectionneur averti et un spécialiste de l’histoire de l’Aéropostale de l’entre-deux-guerres en France. Auteur de nombreux articles sur la poste aérienne et les hommes qui l’ont construite, il est membre du Conseil de la fondation Latécoère et a été en charge de la stratégie patrimoniale de l’Adresse Musée de La Poste à Paris. Il est l’auteur d’un livre récent, « Pierre-Georges Latécoère. Correspondances 1918-1928 » (éditions Privat, Toulouse, juin 2013).

En tant qu’historien, pouvez-vous nous raconter brièvement l’histoire du transport du courrier par avion ?

L’histoire de l’Aéropostale est intimement liée à l’histoire de l’aviation. Les premiers transports de courrier par avion ont lieu dès 1911, mais ne sont que des exploits réalisés par des pionniers sur des machines fragiles. La poste aérienne en tant que telle a vu le jour à la sortie de la Première guerre mondiale, avec la création d’une aviation commerciale entre la France et l’Afrique du Nord, les Lignes Aériennes Latécoère. Son créateur, un visionnaire, l’industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère, a la prétention d’installer une ligne aérienne régulière entre la France et l’Amérique du Sud, en utilisant des avions démilitarisés de l’armée de l’air française.

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En quoi cette compagnie est-elle devenue si légendaire ? 

Ce sont surtout les pilotes qui participent à la légende de ce que l’on appelle communément « la Ligne ». Dans l’histoire de l’aviation et de l’Aéropostale, le directeur d’exploitation Didier Daurat, le chef d’escale de Cap Juby Antoine de Saint-Exupéry et des pilotes comme Jean Mermoz ou Henri Guillaumet ont construit la légende de « la Ligne ». Légende parfois trop belle. Le mythe ne repose pas uniquement sur les exploits spectaculaires de certains pilotes. Didier Daurat l’exprimait avec justesse ceux rejoignaient l’aventure : « Vous allez partir. N’oubliez pas que la fantaisie, l’héroïsme n’ont pas de sens ici. Vous êtes un ouvrier. Pas d’éclat, pas d’exploit possible. Le public doit toujours ignorer votre nom, sinon par une ligne dans le journal, le jour où vous serez assez maladroit pour vous faire tuer ».

Le Gala de la FKCCI porte sur « l’Art du Voyage ». L’Aéropostale a-t-elle permis de démocratiser le voyage pour le grand public ou bien uniquement d’ouvrir de nouvelles voies d’un point vue commercial ? 

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La création de « la Ligne » a permis d’ouvrir des lignes aériennes commerciales qui n’existaient pas avant, profitable pour la présence commerciale française, mais aussi pour le transport des passagers. Si les Lignes Aériennes Latécoère transportent moins d’une centaine de passagers lors de la première année de fonctionnement, ce seront plusieurs milliers qui emprunteront les avions de la Compagnie dans l’entre-deux-guerres, à l’époque de la Compagnie Générale Aéropostale puis avec la création d’Air France en 1933. Avec l’évolution des techniques et de l’aviation, la démocratisation de ce moyen de transport se fait pleinement avec les années 1930 ; l’Aéropostale, à sa manière, a participé à cette transformation des mentalités… et en ouvrant des lignes aériennes jusqu’alors inconnues.

Au final, que reste-t-il de la mémoire de cette compagnie ?

Les compagnies qui ont participé à « la Ligne » furent multiples avec les Lignes Aériennes Latécoère, la Compagnie Générale Aéropostale, puis la compagnie nationale Air France qui rassemblera les différentes compagnies aériennes françaises en 1933. La mémoire est aujourd’hui écrite – comme le livre sur la correspondance de Pierre-Georges Latécoère que je viens de publier – ou visuelle – avec les archives photographiques publiques et privées conservées. Mais je crois que cette mémoire est surtout dans l’image de l’aéronautique française entre les deux conflits mondiaux, image qui est encore présente, notamment en Afrique du Nord et surtout en Amérique du Sud. Les organismes conservant cette mémoire – comme le Musée Air France, l’Adresse Musée de La Poste ou la Fondation Latécoère – sont indispensables pour que les générations n’oublient pas les industriels, les pilotes et cette aventure que fut « la Ligne », à l’origine de l’aviation commerciale française.

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Accor-Ambassador Korea : 25 ans d’une exemplaire collaboration franco-coréenne

2013 December 6
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Le grand Gala annuel de la FKCCI aura lieu samedi 7 décembre, sur le thème du glamour, du chic et de “L’Art du Voyage”. Nouvellement arrivé à Séoul, Patrick BASSET sera l’un de nos prestigieux invités de cette soirée d’exception, et a répondu aux questions de Corée Affaires concernant l’activité du Accor-Ambassador en Corée du Sud, et aussi sur toute la zone Asie dont il est en charge.

Propos recueillis par Philippe PRIEUR 

Patrick BASSET, par le passé vous étiez déjà venu en Corée du Sud, et maintenant vous êtes de retour dans la Pénin­sule. Que vous inspirent vos nouvelles responsabilités en tant que vice-président pour Accor Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Laos, Myanmar, Philippines et Corée du Sud ?

Je suis très satisfait de ce retour en Corée. J’avais déjà travaillé ici par le passé et avec mon expérience ac­quise, mon adaptation à cette nouvelle vie est plus simple. En tant que nouveau vice-président et en charge du marché coréen je peux affirmer que nous avons un partenariat solide avec le groupe Ambas­sador dont nous célébrons cette année les 25 ans de collaboration. Grâce à cette longue relation, cela con­stitue un réseau de 12 hôtels, soit 3481 chambres dans tout le pays, couvrant un large choix dans l’hôtellerie économique ibis, du milieu de gamme Novotel et Mercure, à haut de gamme avec les marques Pull­man. Ce partenariat Accor-Ambassador a permis de nous positionner comme un chef de file du marché hôtelier. De nouvelles ouvertures d’établissements sont prévues pour l’avenir, c’est pourquoi en tant que représentant du groupe Accor nous nous réjouissons de continuer une relation si forte avec le groupe Am­bassador.

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Patrick Basset, Vice-Président Accor-Ambassador Korea

Quel bilan pouvez-vous faire sur l’année 2013 pour le groupe AA Korea ?

Premièrement, cette année, nous avons vu un change­ment de tendance dans la clientèle. La nouvelle pop­ularité de la culture de la Corée du sud dite ‘’vague coréenne’’ a permis une forte croissance à plus de 37% pour janvier à septembre 2013 par rapport à la même période de l’année dernière. Cette hausse est due à l’attrait des touristes chinois pour la Péninsule mais aussi par la multiplication de vols moins chers entre les deux pays. Puis, nos marques deviennent plus reconnaissables sur le marché coréen. La cli­entèle coréenne représente 33% de toutes les per­sonnes séjournant dans nos hôtels.

Concernant les objectifs pour 2014, quelles sont les straté­gies que vous allez adopter pour votre groupe ?

Nous adaptons nos produits afin de répondre à l’évolution des marchés et de leurs besoins. Pour rest­er le premier opérateur de l’hôtellerie à l’international et notamment en Corée, nous sommes déterminés à croître et à étendre nos réseaux d’hôtels et notre portefeuille de marques dans les prochaines années. Nous venons d’ouvrir ibis Ambassador Seoul Insa­dong qui atteindra sa pleine capacité en 2014 et nous prévoyons également d’ouvrir un nouveau Novotel à Suwon à la fin de l’année prochaine.

Quelles sont les innovations d’Accor pour optimiser vos services ? Voyez-vous des changements dans le comporte­ment des clients?

L’un des changements les plus importants est le pas­sage au tout internet par nos clients. La recherche d’un hôtel, la réservation, le payement, toutes ces étapes sont devenues les démarches les plus populai­res. C’est pourquoi Accor a également lancé son site web de réservation www.accorhotels.com en langue coréenne. Nous sommes également sur le point de proposer des applications mobiles sur nos hôtels, c’est essentiel pour notre groupe d’avoir une visibil­ité dans le domaine des nouvelles technologies sur­tout dans un pays comme la Corée du Sud, l’un des plus connectés au monde. Autre nouveauté pour le groupe AA Korea, c’est la prise en compte de tous les commentaires postés par les internautes sur les réseaux sociaux et les pages Internet de nos hôtels. À ce titre, Accor encourage ces initiatives avec un lien direct vers notre site et TripAdvisor, site Internet Web d’informations et de conseils touristiques.

Enfin, nous avons également fortement investi dans notre programme de fidélité, ” Le Club Accorhotels ” avec désormais plus de 12 millions de membres inscrits à travers le monde et une croissance à deux chiffres chaque année. Ces membres recevront des prestations spécifiques, comme une connexion Wi- Fi personnelle, des offres VIP adaptées etc…

D’un point de vue général quels sont les prochains grands défis que va devra affronter le secteur hôtelier ?

Il y a beaucoup de défis pour l’industrie hôtelière, mais le principal challenge est de s’adapter aux marchés en constantes évolutions comme la forte présence des touristes chinois en Corée. Par conséquent, Accor a lancé un livret d’accueil des touristes chinois, compre­nant quelques rudiments de la langue et de la culture chinoise pour nos équipes d’accueil corénnes Ce guide a pour objectif d’aider nos employés à appréhender les coutumes et les demandes diverses de ces clients afin de les accueillir au mieux lorsqu’ils séjournent dans nos hôtels. Nous prévoyons de faire ce même type de guide pour les touristes coréens en Chine.

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